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Cas de marketing
Introduction
La pratique du marketing dans le vide n'a aucun sens. Ce n'est pas un
science exacte, et la théorie n'a aucun intérêt en
soi. Le marketing vit de ses succès dans les entreprises, et pas
des démonstrations théoriques. C'est pourquoi nous, et vous,
devons passer par la phase de documentation sur les marchés. Aucun
ne se ressemble, chacun a ses habitudes commerciales, son historique,
ses tabous, ses consommateurs aux comportements atypiques, ses distributeurs
obligatoires, ses produits particuliers...
Il faut, sous peine de stérilité intellectuelle grave, fonder
le marketing sur des faits et l'analyse de ses faits. Les 10 cas rassemblés
dans cet ouvrage sont donc avant tout documentés. Ils sont l'eau
du moulin de votre réflexion marketing. Vous trouverez peut-être
que les informations qui y figurent sont trop nombreuses, mais sans présupposer
du traitement que vous en ferez, il vaut mieux être prêt à
tout. Les stratégies marketing sont faites de nuances, sans informations
détaillées pas de nuance, pas de finesse.
Le parti pris de ces 10 cas de marketing est d'exposer clairement des
faits, de la manière la plus impartiale possible, sous forme d'historique,
de tableaux, orchestrés dans un plan clair. Cette forme permet
un jugement rapide et sain de la situation. D'autres préféreront
une forme plus romancée, avec des dialogues, des comptes rendus
de réunions et des mémo. Cela apporte un trouble supplémentaire
qui ne me semble pas ici nécessaire.
Des faits, des chiffres au service d'une analyse claire pour une réflexion
certaine.
Le travail que vous pourrez faire sur chaque cas dépend à
la fois du temps que vous comptez y consacrer et de votre expérience.
Au début de chaque cas vous trouverez un résumé qui
vous permettra de comprendre à quelle problématique correspond
le cas et de percevoir la question qui se pose au responsable de l'entreprise
et à son responsable marketing. A la fin de chaque cas, des pistes
de travail guideront vos premiers pas.
La fonction marketing n'étant pas isolée dans l'entreprise
toutes vos recommandations prendront en considération la politique
générale de l'entreprise.
Quelques termes franco-anglais, et même plutôt anglais que
français, sont utilisés dans les cas. Ces termes sont certes
trop nombreux à mon goût, mais ils "collent" à
la réalité des entreprises. Peu à peu il faudra appeler
les "choses" du marketing par leurs noms français. Mais
ces anglicismes sont aujourd'hui installés et il faut au moins
les connaître.
Les cas de marketing présentés ici sont tirés de
la pratique d'entreprises sur des marchés français. Le marketing
commence par la compréhension des comportements des acteurs du
marché, et chaque pays a sa propre intelligence marketing, tant
les besoins, motivations et freins changent en passant la frontière
culturelle. Et même si le positionnement de certains produits sont
internationaux, localement l'adaptation du plan de marchéage (marketing-mix)
est forte.
Dans un but pédagogique il apparaît plus facile d'appréhender
un seul marché à la fois. Commençons par comprendre
nos pairs avant de partir à la conquête de nos voisins.
Nous vous présentons ci-dessous 10 cas tirés de la réalité,
seuls certains noms et certains chiffres clés ont été
changé pour préserver l'anonymat des entreprises.
Présentation des cas
Les nombreuses stratégies marketing connues ont été
ordonnées en trois catégories suivant les circonstances
qui poussent à les analyser. C'est donc le déclenchement
et la prise de conscience de la nécessité de mettre en place
une stratégie marketing différente qui sont pris en compte.
Il s'agit d'une classification sur les éléments extérieurs
( l'environnement) intervenant sur l'intérieur (l'entreprise).
Les trois catégories de stratégies sont :
[1] les stratégies de réaction
[2] les stratégies d'action
[3] les stratégies d'anticipation
[1] Les cas de stratégies de réaction
L' entreprise n'avait pas prévu les changements qui sont intervenus
dans son environnement (nouveau concurrent, baisse de la consommation,
nouvelle loi...). Elle doit mettre en place une stratégie qui a
pour objectif de rétablir les équilibres passés.
[2] Les cas de stratégies d'action
L'entreprise moderne est sans cesse en mouvement. Certains de ces mouvements
internes impliquent une analyse marketing (développement de nouveaux
produits, changement de système de vente, changement de type de
communication...). L'objectif de ces stratégies d'action est de
gérer les mouvements internes de l'entreprise pour maximiser les
effets externes (part de marché, introduction dans un circuit de
distribution...).
[3] Les cas de stratégies d'anticipation
Aucun élément extérieur ne semble mettre en péril
les positions de l'entreprise à moyen terme, mais dans le cadre
de réflexions et d'analyses de risques, des stratégies d'anticipation
sont élaborées. L'objectif de ces stratégies est
l'étude des risques d'échec et chances de succès
de plusieurs alternatives.
Les cas sont présentés en fonction du type de stratégie
marketing qu'ils appellent : stratégie de réaction, d'action
et d'anticipation.
Cas de réaction
L'entreprise est dans une situation non prévue et difficile, la
direction doit réagir. C'est rôle du marketing d'être
en première ligne et de prodiguer les recommandations stratégiques.
Cette période de la vie de l'entreprise est cruciale. Une stratégie
mal adaptée peut être fatale. La prise de risque doit particulièrement
être étudiée. Le marketing, par son analyse, sa clairvoyance
son bon sens doit trouver une solution originale et rapidement rentable.
Autres raisons de prêter attention à ces stratégies,
à part leur côté salutaire, est qu'elle doivent "repenser"
une partie de l'entreprise, de ses produits, de son offre. Ce n'est pas
avec les solutions d'hier que la situation peut se redresser. Il faut
mettre en oeuvre des moyens de correction, de défense, ou mieux,
de contre attaque. Les suiveurs, par leurs manque de stratégie,
ou les marchés saturés sont souvent des cas de réaction.
Cas n°1 : Banque Communale de Crédit
C'est un cas de positionnement de service, d'une difficulté moyenne.
A la veille de décider d'importants investissements, les dirigeants
de la Banque Communale de Crédit (BCC) sont en pleine réflexion
sur le véritable métier de banquier. Pour l'instant la BCC
offre les mêmes produits à tous ses clients. Son directeur
général se demande quelles sont les réelles attentes
des consommateurs de produits bancaires ? Tant en matière de produit
que de services.
Quels investissements seront apprécié à leur juste
valeur par les clients ? Trouvez les facteurs clés de succès
de la banque idéale. La stratégie marketing de couverture
maximale est-elle la seule alternative valable ? Faut-il créer
de nouveaux produits bancaires ? Faut-il créer des groupes de produits
(package) et les commercialiser sous un nouveau nom de baptême ?
Que pensez-vous des campagnes de publicité tant locale que nationale
? Les dépenses marketing publicité pourraient-elles se répartir
différemment ?
Cas n°2 : Les crèmes Coconut Skol
C'est un cas de budgétisation de vente dans le domaine des produits
cosmétiques, d'un niveau de difficulté moindre.
Coconut Skol est une marque de produits solaires vendue principalement
en grandes surfaces. Le chef de produit doit budgeter les performance
de la marque sur les années à venir. Pour cela il dispose
d'une revue de marque et de divers statistiques internes et externes.
Quels sont les prévisions de ventes de chacune des références
Coconut Skol ? Quels sont les implications des prévisions de vente
en terme de budgets publi-promotionnel, et de rentabilité de l'entreprise
?
Cas n°3 : Les clôtures Bekaert
C'est un cas d'efficacité de communication d'un niveau de difficulté
élevée.
La société Bekaert, leader mondial sur le marché
des clôtures en acier, est confrontée à une situation
de marché difficile. Un double phénomène se produit
: une baisse des prix généralisée et une baisse de
la consommation globale de clôtures. En tant que leader Bekaert
a toujours défendu une politique de haute qualité qui correspond
à des prix élevés. Mais devant les pertes continuelles
de parts de marché les dirigeants de Bekaert sont décidés
à réagir.
Quels sont les effets de la publicité ? La diversité de
l'offre produit est-elle réellement nécessaire ? Quels sont
les effets de politique de gamme sur le marché ? Quel surcoût
les consommateurs sont prêts à payer pour une marque leader
?
Cas d'action
L'entreprise prospère et il faut préparer l'avenir. Il s'agit
de mettre en oeuvre et organiser les forces de l'entreprise pour être
prêt aux évolutions du marché. Les changements sont
déjà plus ou moins prévisibles, et l'offre de l'entreprise
doit être adaptée aux nouveaux consommateurs. Le marketing
a un rôle important de catalyseur du changement.
Dans les cas d'action tous les ingrédients sont déjà
dans l'entreprise, le marketing doit en modifier la proportion, c'est
à dire "optimiser le marketing-mix aux contraintes du marché
et adapter le positionnement des produits". C'est de l'organisation
d'actions sur le moyen terme.
Les challengers (prétendants) ou les marchés en phase de
croissance, sont souvent des cas d'action.
Cas n°4 : Le dentifrice Popsy
C'est un cas de positionnement d'une difficulté moyenne.
Popsy est un dentifrice pour enfants. L'entreprise Beecham qui exploite
cette marque possède aussi deux autres marques de dentifrice :
Aquafresh et Teelak. Chacune a son positionnement et Beecham évalue
régulièrement la pertinence de ceux-ci. L'entreprise est
étudiée dans sa globalité pour mettre en évidence
les évolutions possibles.
Comment peut évoluer la marque Popsy dans le portefeuille d'activité
de l'entreprise ? Quelles sont les directions possibles pour le développement
de la gamme Popsy ? Quel sera le nouveau positionnement de la marque ?
Cas n°5 : Les chariots de golf
C'est un cas de diversification d'une difficulté moindre.
Adémarc est fabricant de PLV en acier et ses bons contacts avec
la distribution l'ont amené à fabriquer pour une chaîne
de magasins sport des chariots de golf en acier. Cette dernière
activité prend de plus en plus d'importance, tant en terme de marge
que de chiffre d'affaires et surtout en possibilités de développement.
La stagnation des investissements en PLV des entreprises, et le développement
du nombre de parcours de golfs et de golfeurs remettent en question les
choix de développement d'Adémarc.
La société Adémarc doit-elle se diversifier sur le
marché du golf, et de quelle manière ? Quelles sont les
conséquences de cette diversification ?
Cas n°6 : Les vins de Classic Arôme
C'est un cas de positionnement de service et de marketing direct d'une
grande difficulté.
Classic Arôme est une entreprise de vente de vins par correspondance.
Cette entreprise est implantée depuis longtemps dans le monde du
vin et son catalogue a considérablement évolué. Le
monde du vin est à la limite de l'artisanat et de la grande consommation,
et les méthodes de commercialisation sont en pleine révolution.
Comment améliorer les méthodes de commercialisation de Classic
Arôme ? Quel axe de communication directe, en rapport avec une stratégie
marketing à définir, doit être choisi ?
Cas n°7 : Le bâtiment et City Habitat
C'est un cas de diversification d'une difficulté moyenne.
City Habitat est une entreprise de bâtiment prospère. Elle
réalise tous types de travaux dans la rénovation, la construction,
la décoration. City Habitat est connue sur la région lyonnaise
pour le sérieux de ses rénovations et ses prix très
étudiés. Son dirigeant, pour diverses raisons, cherche à
développer, ou à diversifier, son activité.
Quel secteur de diversification semble, le mieux, remplir les objectifs
du dirigeant de l'entreprise ?
Cas d'anticipation
L'entreprise doit aussi être visionnaire, principalement dans des
domaines où les recherches sont longues et nécessites des
développements coûteux. La recherche doit être amortie,
en prévoyant bien à l'avance ses futurs débouchés.
En cas d'erreur du marketing ce sont parfois des années de recherche
qui sont ainsi anéanties. Les stratégies d'anticipation
exigent une analyse sûre, un diagnostique complet des évolutions
possibles. Le marketing doit fonder ses raisonnements, plutôt sur
des changements comportementaux que sur des faits déjà constatés.
C'est la dimension réellement stratégique du marketing.
Il faut définir la teneur de l'offre des années à
venir.
C'est de la planification de moyens sur le long terme. Les leaders (meneurs),
et les marchés en phase de lancement ou de préparatifs de
lancement, sont souvent des cas d'anticipation.
Cas n°8 : Télévision Haute Définition
C'est un cas de prospective marketing d'une grande difficulté.
La société Locas est fabricant de toutes sortes de composants
électroniques, qui entrent dans la composition de caméras,
de tables de montage et de téléviseurs. Les développements
rapides des technologies obligent l'entreprise à prendre des décisions
d'investissement sur base de dossiers techniques et d'études du
consommateur.
Quels sont les projets que le département recherche et développement
doit continuer à travailler ? Qui du consommateur final, des gouvernements
et des intermédiaires de la télévision décident
des futures normes ?
Cas n°9 : Les colles Habilcol
C'est un cas de diversification d'une difficulté moyenne.
Un fabricant de produit de classement (dossier, pochette, index...) étudie
sa diversification sur le marché des colles de papeterie. La position
dominante d'Habilclass sur le marché du dossier suspendu, entre
autres, a permis de générer suffisamment de capacité
d'autofinancement pour envisager une diversification, éventuellement,
non-rentable sur les trois premières années. Cette diversification
doit cependant à terme remplacer l'activité de classement.
Sur la base de l'analyse du marché des colles de papéterie,
il est maintenant temps de prendre les décisions d'investissements.
La société Habilclass doit-elle accepter, ou non, la proposition
de diversification ?
Cas n°10 : La climatisation
C'est un cas de lancement de produit d'une grande difficulté.
L'entreprise Hydra invente un nouveau système de climatisation
qui réduit fortement les contraintes d'installation dans un bâtiment
déjà existant. Cet appareil s'adresse donc à la plus
grande partie du marché, celle des immeubles construits. Cet appareil
s'adresse aussi à tout type d'usage, domestique, bureau, hôtel,
commerce... Un brevet protège l'exploitation de ce procédé
pendant 10 ans, et Hydra entend bien exploiter ce laps de temps pour prendre
une certaine avance.
C'est le plan marketing global du lancement de produit qu'il s'agit de
proposer.
Récapitulatif des cas proposés
N° Titre RAA Type de produit Métier - Marché Facteur
clé Niveau de difficulté
Cas n°1 Banque Communale de Crédit Réaction Service
Banque Positionnement ***
Cas n°2 Les crèmes Coconut Skol Réaction PGC Cosmétique
Budgétisation de vente *
Cas n°3 Les clôtures Bekaert Réaction Bien durable Clôture
Communication ****
Cas n°4 Le dentifrice Popsy Action PGC Hygiène beauté
Evolution de gamme **
Cas n°5 Les chariots de golf Action Équipement Loisir Diversification
*
Cas n°6 Les vins de Classic Arôme Action VPC Agro-alimentaire
Marketing direct ***
Cas n°7 Le bâtiment et City Habitat Action Service Bâtiment
Stratégie de développement **
Cas n°8 Télévision Haute Définition Anticipation
Équipement Technologie Marketing prospectif ****
Cas n°9 Les colles Habilcol Anticipation Bien durable et PGC Colle
et chimie Diversification **
Cas n°10 La climatisation Anticipation Équipement Bâtiment
Plan marketing de lancement de produit ***
Correction
Pour vous aider dans votre travail, vous trouverez en début de
cas le résumé, en fin de cas les pistes d'action et pour
6 des 10 cas des corrigés complets en fin d'ouvrage, pour les 4
autres des conseils de travail. Vous pourrez travailler seul les 6 cas
corrigés et travailler en cours avec votre professeur les cas non
corrigés.
L'étude de cas est à la fois un travail "scolaire"
et une préparation pour votre vie professionnelle future.
C'est pourquoi nous vous proposons de lire le prochain chapitre de méthodologie
avant de commencer à travailler sur le premier cas.
Méthodologie d'étude de cas
Introduction
Pour avoir une stratégie en phase avec les besoins de l'entreprise,
il est nécessaire de prendre conscience de la situation, et de
la genèse du problème. C'est pourquoi les cas qui vont suivre
sont classés en trois catégories : stratégie de réaction,
d'action et d'anticipation.
Dans la première catégorie les entreprises sont en déséquilibre,
elles n'ont pas vu venir les changements, et un des objectifs des stratégies
de réaction est de créer un nouvel équilibre à
la fois interne et externe (par exemple : pour contrer un nouveau concurrent
qui prend des parts de marché, la politique de prix est révisée).
Les stratégies d'action visent à changer l'équilibre
établi, en ajustant les ressources internes de l'entreprise aux
effets souhaités en externe (par exemple : pour conquérir
de nouveaux distributeurs une nouvelle méthode de commercialisation
sera mise en place).
Quant aux stratégies d'anticipation, elles ont pour objet de préparer
l'avenir en étudiant les risques d'une série de décisions,
elles sont prospectives et visent à préparer les forces
internes de l'entreprise pour s'adapter aux futurs changements externes,
ou même les provoquer. Le temps venu elles deviendront des stratégies
d'action (par exemple : le commerce à distance prend de l'importance,
comment adapter les supermarchés de proximité ?).
Avant tout, réussir une étude de cas est une question d'état
d'esprit. Pour faire la bonne analyse, prendre les bonnes décisions,
pour orchestrer votre somme de connaissances théoriques au service
d'une stratégie, il faudrait être un professionnel. Pour
assumer toutes les responsabilités du manager en marketing il faut
jouer son rôle. La bonne étude de cas commence par l'implication
dans un jeu de rôle.
Il n'y a pas de solution idéale et encore moins de correction unique
à un cas d'entreprise. Le marketing n'est pas une science exacte.
La cohérence est plus importante que la pertinence des stratégies
et des tactiques proposées. La complexité de la vie de l'entreprise
est telle, que la qualité de votre travail dépend plus de
votre capacité à comprendre, analyser, justifier, convaincre...
qu'à trouver de meilleures solutions que celle des professionnels
de l'entreprise.
En un mot : soyez un manager, vous deviendrez un manager, et vous conduirez
votre entreprise d'un jour vers le succès.
La façon dont les cas sont présentés
Tout le travail de documentation est déjà fait alors que
dans la réalité c'est vous qui aurez à le faire.
C'est pourquoi l'étude de cas reste plus facile que la réalité.
En effet, tous les cas décrivent à travers un énoncé
:
· une situation de marché
· une organisation (industrie, entreprise, association...)
· une situation concurrentielle
Face à cette description, il faut produire une analyse, et prendre
une décision dans le cadre d'un plan d'action
Le travail à fournir dans une étude de cas
Il faut produire une analyse et arriver à prendre une décision
à mettre en oeuvre dans un plan d'action.
Analyse
La liste de problèmes rencontrés n'est pas infinie, c'est
leurs combinaisons qui l'est.
· Problème d'homme, de structure
· Problème de positionnement
· Problème juridique
· Problème de production
· Apparition de nouveaux concurrents
· Poids important des fournisseurs
Une bonne analyse met en évidence les liens entre ces problèmes
simples.
· Identifier la nature des problèmes ou des opportunités
· Mobiliser votre expérience au service de la recherche
de renseignements théoriques ou factuels
La prise de décision
L'analyse est la base de vos décisions. Une décision, même
bonne, sans justification, ou sans la communication de cette justification,
est réputée mauvaise . Vous décidez de la stratégie
marketing à adopter
· Mobiliser vos connaissances acquises (votre savoir est, enfin,
mis en oeuvre)
· Justifier les décisions
· Orchestrer ses connaissances autour d'une stratégie
Le plan d'action
C'est la partie visible de votre travail, c'est le résultat de
la stratégie choisie.
· Émettre des recommandations d'actions opérationnelles
· Formuler un plan marketing ou une simple recommandation d'action
Méthode de travail et préparation
Méthode de travail de préparation
Dès la première lecture vous avez une vue générale
du problème qui se pose à l'entreprise, notez cette première
impression, c'est souvent un des facteurs clés de succès.
Cela vous permettra immédiatement de mobiliser les connaissances
à mettre en oeuvre pour le résoudre. En établissant
votre propre classement des cas par grandes catégories , vous retrouverez
facilement des situations analogues et des débuts de solutions
à confronter à votre analyse.
La difficulté du cas mérite d'être évaluée,
inutile de mobiliser trop de force pour un cas facile, en jugeant rapidement
la difficulté du cas vous améliorerez votre échelle
de priorité, les questions urgentes ne sont pas forcément
importantes.
Les principes de base : La position de l'étudiant
Vous êtes salarié de l'entreprise, sauf s'il est précisé
un autre poste (auditeur externe, conseil en publicité), mais dans
tous les cas, votre rôle est celui d'un professionnel. Cela implique
une certaine connaissance du dossier.
Il n'est donc pas nécessaire de rappeler les évidences de
l'énoncé, sauf si l'évidence étaye une thèse
ou un point d'analyse. Il n'est pas utile de rappeler la date de création
de l'entreprise, à moins que cela constitue une force par rapport
à la concurrence et que cet élément soit utilisé
dans les argumentaires de vente.
Le professionnel émet des hypothèses, lorsque les éléments
en sa possession ne sont pas suffisants, il ne se cache pas derrière
des lacunes de l'énoncé, mais il formule des questions à
résoudre dans le futur. Vous avez accepté cette étude
de cas (ou vous y êtes obligé, ce qui revient au même),
il est trop tard pour reculer, il faut assumer, faire des hypothèses,
proposer des solutions et éventuellement dire qu'elles sont partielles,
dire aussi comment ces solutions pourront évoluer à la lueur
de nouveaux éléments.
L'étude de cas consiste en partie à trouver des solutions
et pas à chercher des excuses. Votre position doit être positive.
1. Lecture active du cas
2. Déterminer le type du cas
3. Lister les problèmes à résoudre
4. Situer le contexte
5. Chercher des exemples de cas identiques
6. Lister tous les objectifs possibles
7. Lister les tactiques possibles
8. Lister les techniques de communication adaptées aux cibles
9. Bâtir un budget rapide
10. Donner un titre au rapport
11. Choisir un objectif et une stratégie
12. Commencer la rédaction du rapport
Tout ce travail va aboutir à la rédaction d'un rapport.
Ce rapport d'étude sera semblable au rapport que fournirait le
responsable marketing professionnel.
Rédaction du rapport
Le style
Le plus direct possible. Les phrases simples, même pour exprimer
un raisonnement complexe. Dites les choses clairement, prenez des risques.
Bien sûr le rapport est écrit à la première
personne (Nous... Je... nos clients...)
Le plus professionnel possible, pas de rappel de cours, pas de généralités.
Des mots de l'entreprise pour des problèmes d'entreprise.
N'en dites pas trop, qui prouve trop ne prouve rien. Un argument suffit
à justifier vos actions, ne cherchez pas la perfection, vous risquez
de trouver le fouillis.
Enfin votre rapport doit être enthousiaste, c'est votre projet,
votre métier, une partie de votre vie...
Plan idéal du rapport
1. Titre
2. Sommaire paginé
3. Résumé managérial
4. Analyse
5. Système d'objectifs
6. Stratégie (et les alternatives)
7. Plan marketing
8. Recommandation d'actions
9. Budget
Le titre
Idéalement le titre est évocateur de la façon dont
vous souhaitez traiter le cas. Le fait principal, l'axe majeur de la stratégie
à mettre en place ou encore l'objectif principal peuvent figurer
dans le titre.
Par exemple :
* à la conquête par le sourire
* le nouveau service-plus de la banque
* retrouver notre métier
* la bataille de l'image
Idem pour le titre de chaque partie de votre rapport, une évocation
du contenu est toujours bienvenue. Un titre efficace est indéniablement
mobilisateur.
Plus simplement, si vous manquez de temps et de créativité,
le titre annonce ce qui va être le coeur du sujet : plan marketing
de "nom de l'entreprise", ou le nom de code du projet.
Résumé managérial
C'est le fil directeur qui permet au lecteur d'apprécier en un
seul coup d'oeil le bien fondé du dossier. C'est la page du roi.
Cette page explicative est placée avant l'analyse et la stratégie,
pour justement servir de clé à la lecture de ces dernières.
Le résumé managérial se compose de trois parties.
LES FAITS MARQUANTS
Éléments principaux des points forts et points faibles
Éléments principaux du contexte économique
Fait marquant du produit, des parts de marché
Uniquement les éléments qui ont un rapport direct avec la
future stratégie.
L'OBJECTIF ET SYSTÈME D'OBJECTIFS
Énoncé de l'objectif principal du plan, ainsi que la liste
rapide des objectifs secondaires, sans aucune justification. L'aspect
synthétique ne doit pas faire oublier les chiffres. Si un objectif
est le recrutement de nouveaux utilisateurs, il faut préciser combien
et dans quel laps de temps.
LA SYNTHÈSE DES PLANS D'ACTION
Principales lignes du plan marketing, et quelques recommandations d'actions
importantes, chiffres clés du budget. Quelques mots sur la stratégie
générale. C'est le moment de prendre des risques et d'évaluer
l'apport chiffré de chaque action importante : "Le lancement
de X apportera dans un délai de deux ans 15% du chiffre d'affaires
de l'entreprise et 10% de la marge totale. Les retombées de ce
lancement en terme de contribution concourront à la baisse générale
du taux de frais généraux de 5%.". Avec cette information
le résumé managérial joue son rôle d'incitateur
à la lecture et de clé d'entrée pour l'analyse et
les objectifs.
L'analyse utilitaire
L'analyse ne doit pas être exhaustive, elle doit être utile.
L'analyse donne les fondements des objectifs et de la stratégie.
On ne trouve ici que les points majeurs qui seront repris dans ces éléments.
Un point d'analyse utile :
explique la situation ou le contexte concurrentiel
dresse le bilan du produit
explique l'état de l'entreprise (financier, social ...)
explique l'évolution des clients
UNE DESCRIPTION FACTUELLE
C'est la description précise du point d'analyse. La source de ce
point est mentionnée lorsque cela est possible. Un graphique, un
tableau peuvent servir de support au texte.
Par exemple :
Taille du marché (en volume, en litre, en francs...) source Nielsen
ou autres
Poids et évolution des segments, sur un circuit, sur une période
part de marché de la concurrence sur un segment
évolution des marques dans le monde
évolution du consommateur
changement législatif
EXPLICATIONS
C'est la valeur ajoutée de votre analyse, il s'agit de donner votre
avis sur le point soulevé, de justifier sa présence et son
importance. Vous pouvez commenter, donnez des points de comparaison avec
d'autres marchés connus. Corréler avec d'autres points d'analyse
et dire en quoi la conjonction de ces points est un facteur atténuateur
ou accélérateur.
Expliquer à qui profitent les évolutions, dans quelle mesure
l'évolution du portefeuille produit est dangereuse pour l'entreprise.
LA CONCLUSION : LE CHAMP DES POSSIBILITÉS ET LES OPPORTUNITÉS
Pourquoi ce point d'analyse est pertinent
Par exemple:
Point d'analyse : marché en volume
Le marché du jet ski évolue de +40% par an. C'est un marché
très dynamique comme le VTT. Les parts de marché prise au
début valent de l'or lorsque le marché grandit.
Le système d'objectifs
RAPPEL DE LA VOCATION
Vocation, marché de base, métier de l'entreprise, business
définition sont des synonymes pour exprimer ce qui défini
le mieux la destination des efforts de l'entreprise sur son marché.
S'il y a lieu précisez les différents domaines d'activité
stratégique de l'entreprise et leur organisation.
L'OBJECTIF PRINCIPAL
L'objectif principal n'est atteint que lorsque toutes les actions recommandées
sont réussies sans exception.
L'objectif principal est précis, il est souvent exprimé
en terme de part de marché, volume, profit, contribution, notoriété,
image, comportement...
Les objectifs doivent être quantifiés et même si cet
exercice est difficile, il est possible de rappeler qu'une procédure
de révision adaptera les objectifs au fil du temps. Mais il est
important, avant d'engager les ressources de l'entreprise, de pouvoir
se représenter ce que sera le résultat si tout fonctionne.
L'objectif fait aussi partie du rêve, en restant réaliste,
l'objectif doit être ambitieux (ou argumenté comme tel).
LES OBJECTIFS INTERMÉDIAIRES OU SOUS OBJECTIFS
Les objectifs intermédiaires forment un système d'objectif
avec l'objectif principal. Tout concurrent, à différents
degrés, à la réalisation de l'objectif principal.
Un objectif marketing (gain de DV) peut comporter des sous-objectifs qui
ne sont pas d'ordre marketing (amélioration du système informatique
des commandes).
La stratégie recommandée
Ce sont les grands axes du plan d'action, leurs enchaînements et
leur organisation dans le temps.
La stratégie alternative (si nécessaire)
Si une stratégie alternative a une chance de pouvoir être
mise en oeuvre, il faut simplement la mentionner ici. Cette alternative
n'a pas pour objet de montrer que vous n'êtes pas parti aveuglément
dans une seule voie, mais de prévenir un éventuel échec
de la stratégie initiale. Dans cette éventualité,
les paramètres qui vont décider de la mise en place de cette
nouvelle stratégie doivent être définis.
Attention: cette alternative doit être induite par l'analyse, elle
ne doit pas tomber du ciel, la limite du hors sujet est vite dépassée.
Le plan marketing
Le plan marketing, déjà bien amorcé par la description
des objectifs, se résume ici à un planning des opérations
prévues en ligne avec les objectifs et la stratégie. La
justification du plan marketing est d'assurer la cohérence des
actions, et la délégation des tâches à l'intérieur
de l'entreprise. C'est un document récapitulatif de planification
auquel chacun peut se reporter.
Son articulation met ligne les objectifs, la stratégie et les actions,
pour en vérifier une dernière fois avant l'exécution
l'adéquation.
Les recommandations d'actions
Suivant le temps imparti au traitement du cas, il est possible d'aller
plus ou moins loin dans le détail des actions, en allant d'une
simple évocation des principes de base à l'exposé
tous les détails de la mise en place de l'action.
De manière certaine chaque description d'action comporte :
un objectif ou plusieurs objectifs
une description de l'action
sa modalité
sa cible
sa durée
les implications financières, humaines
les effets conjoncturels ou structurels
les résultats attendus
les critères d'évaluation.
Si plusieurs actions entrent dans la même logique il est préférable
de les associer pour ne pas répéter les éléments
communs.
Pour facilité la lecture une présentation standard des actions
est toujours appréciée.
La budgétisation
Il est primordial de chiffrer les actions proposées. Les finances
étant le nerf de la guerre, la rentabilité des entreprises
est un critère de succès. Il faut que les budgets mis en
oeuvre soient en adéquation avec les résultats attendus.
L'utilité de cette partie est de présenter un récapitulatif
budgétaire, sous forme de tableau ou de graphique, de la globalité
des actions, rassemblées et triées selon plusieurs critères
(temps, type d'action, degré de priorité).
Un commentaire sur les sommes investies, par rapport au passé,
par rapport au chiffre d'affaires, par rapport aux résultats attendus
ou tout autre paramètre est nécessaire.
Si vous ne connaissez pas le coût des actions que vous mettez en
oeuvre, partez de suppositions et dites le.
La check-list de l'homme de marketing
L'homme de marketing travaille au service de l'objectif global de l'entreprise.
Pour cela il dispose de différents éléments qui vont
composer sa stratégie, au travers du marketing-mix.
Vous trouverez dans les pages qui suivent une véritable boîte
à outils pour la composition des stratégies marketing. Cette
boîte à outils est constituée de quatre listes d'éléments
qui reprennent les grands thèmes de la démarche stratégique
d'une entreprise. Ces thèmes sont :
1. les objectifs de l'entreprise
2. les outils d'analyse
3. les éléments du marketing-mix
4. et les actions
5. Ces quatre éléments s'inscrivent dans une stratégie
Dans chacun des thèmes sont énumérés les éléments
que l'entreprise prend en compte pour atteindre son objectif principal.
Ces listes, vous le constaterez, sont incomplètes, et leur fondement
même est très critiquable. Leur but n'est pas de réduire
le marketing à un charriot de grande surface où viendraient
s'accumuler des éléments disparates dans l'espoir qu'ils
forment une stratégie cohérente. Leur but est de venir en
aide aux étudiants qui bâtissent leurs premières stratégies
sur base des cas proposés dans cet ouvrage. Et, pour l'avoir souvent
constaté, son utilisation amène de bons résultats.
Vous avez ici les mots, à vous de trouver la musique et l'orchestration
des notions entre elles.
Dans l'expression d'une stratégie tout est affaire de nuances et
de bon sens. Et même si chaque élément, pris individuellement,
est simple, "l'art" de la stratégie est de les mélanger
(d'où le mix-marketing) avec doigté dans un dosage original.
La même action prend des allures différentes suivant les
sous-objectifs de l'entreprise. Par exemple une baisse du prix tarif de
5% peut être interprétée de plusieurs manières,
suivant les objectifs et la stratégie de l'entreprise. Dans un
cas de stratégie de pénétration de marché
avec comme objectif une augmentation des volumes de vente, cette baisse
de tarif est une offensive sur les prix. Dans un cas de stratégie
de suiveur (challenger) cette baisse de tarif devient une action défensive
d'alignement par rapport au prix de la concurrence. Autre stratégie,
autre interprétation : accompagnée d'une volonté
de réduction des coûts de production, la baisse des prix
devient une interprétation de la chaîne de valeur.
Il est possible de multiplier encore les exemples, et l'intérêt
est de comprendre que : tout est affaire de bon sens, de nuance, de pertinence
et de dosage. Voici les meilleurs ingrédients, faites en bon usage
et inventez vos propres recettes de la rentabilité des entreprises.
Les buts et sous-objectifs des entreprises
Pour atteindre leur objectif principal (rentabilité des capitaux,
rôle social, pérennité de l'emploi, profit, synergie
des métiers ...), les entreprises se fixent des sous-objectifs.
Lorsque la totalité du système de sous-objectifs est atteint
alors l'objectif global et principal a toute les chances de l'être
aussi. Le choix entre plusieurs stratégies marketing se fait à
la lueur de ces objectifs.
Dans le cadre d'une étude de cas, chaque objectif sera précisé
et quantifié.
OBJECTIFS SUR LA STRUCTURE INTERNE
Objectif de modification de structure de l'entreprise
Objectif de chiffre d'affaires
Objectif de rentabilité par réduction des coûts fixes
ou variables
Objectif de réduction des coûts de production, des stocks
Objectif de rationalisation des outils, des conditionnements, de la force
de vente
Objectif d'internationalisation des activités
Objectif de volume pour atteindre un seuil de production, un seuil d'approvisionnement
Objectif de développement de la part des nouveaux produits dans
le chiffre d'affaires
Objectif de limitation des risques
Objectif de contribution (financière) des nouveaux produits aux
frais de l'entreprise
Objectif d'amélioration de la qualité des produits et services
Objectif de coopération industrielle
Objectif de rééquilibrage du portefeuille produit
OBJECTIFS D'ORDRE GÉNÉRAL SUR LE MARCHÉ
Objectif d'augmentation de part de marché
Objectif de pénétration sur un segment
Objectif de reconnaissance
Objectif de segmentation de l'offre
Objectif de changement de comportement des utilisateurs, acheteurs
Objectif de distribution (circuits plus ou moins longs)
OBJECTIFS PRÉCIS SUR LE MARCHÉ
Objectif de réduction des délais de paiement
Objectif de faire connaître un produit
Objectif de faire aimer une marque
Objectif de faire agir le consommateur
Objectif d'augmentation de la part en linéaire
Objectif d'augmentation du nombre de point de vente sur un circuit (DN)
Objectif de qualité des points de vente sur un circuit (DV)
Objectif d'accessibilité, la visibilité des produits
Objectif d'amélioration de l'image de marque
Objectif de développement du volume d'affaire de
Objectif de développement du nombre de client
Objectif de rassurance des consommateurs
Objectif de fidélisation de sa clientèle
Objectif de cohérence et d'harmonie de l'entreprise
Objectif d'offrir plus de solutions à un même consommateur
Les outils d'analyse du marché
L'analyse du marché constitue les données d'entrée
pour la réflexion marketing. Le marketing, comme un ordinateur,
se nourrit de données de toutes sortes. Et comme en informatique,
si les données sont mauvaises (ou pire fausses), ce qui en sort
ne peut être que mauvais (c'est le principe informatique du "garbage
in, garbage out"). Une bonne stratégie commence par une bonne
collecte d'informations.
ANALYSE DU CONSOMMATEUR
Étude qualitative, réunion de groupe consommateurs
Étude quantitative, par téléphone, en face à
face...
Étude primaire, secondaire
Omnibus par téléphone, télématique ou courrier
Études d'usage et attitude, de comportement
Panel de consommateur
Tracking, single source
Analyse multidimensionnelle (mapping)
Typologie, application des sociostyles ou des euro-sociostyles du CCA
Test projectif (TAT, folder test)
Étude des motivations et attentes du consommateur (étude
motivationnelle)
Étude de l'impact du merchandising sur le comportement du consommateur
Étude de comportement, analyse de la sensibilité du consommateur
Détermination des non-consommateurs absolus et relatifs, des consommateurs
de produits de substitution
ANALYSE DE LA MARQUE
Étude fondamentale sur la marque
Description des territoires de marques
Test de nom de marque
Test d'acceptabilité
Définition du potentiel de la marque
ANALYSE DU PRODUIT
Test de concept produit
Test de packaging
Tests de produits (goût, usage, conditionnement), test sensoriel
Étude d'image et de positionnement de produit
Segmentation en fonction du premier achat ou renouvellement
Analyse du portefeuille produit (matrice BCG, méthode de T. Levitt)
ANALYSE DE LA COMMUNICATION
Étude d'image et de notoriété
Test de logo, de packaging, de promotion, de PLV, matériel d'édition...
Pré-test, post test de campagne, test d'impact, test sémiologique
Test de concept d'un message
Baromètre d'image
Mesure d'audience, panel Audimat
ANALYSE DES CLIENTS ET DES DISTRIBUTEURS
Processus de décision d'achat des clients industriels
Panel distributeur Nielsen ou Secodip Intercor, panel scannérisé
Distriscopie
Étude d'urbanisme commercial
Étude de satisfaction de la clientèle
ANALYSE DES CONCURRENTS
Observatoire interne de la concurrence
Pige publicitaire
Analyse de la chaîne de valeur
Méthode Arthur D. Little
ANALYSE DU MARCHÉ DANS SA GLOBALITÉ
Marché test
Matrice de M. Porter
Matrice Mc Kinsey
Études documentaires
ANALYSE FINANCIÈRE
Contrôle de gestion
Audit financier
Capacité de financement de l'entreprise
Analyse des partenaires et des prises de participation possibles
ANALYSE DE L'ENTREPRISE ELLE-MÊME
Courbe d'expérience
PIMS program (Profit Impact of Marketing Strategy)
Analyse de la compétitivité de l'entreprise
Analyse des systèmes d'information
Statistiques internes
Audit de l'entreprise, de sa communication interne, audit social, audit
du système d'information
Définition des domaines d'activité stratégiques
Définition de la vocation de l'entreprise
Analyse technologique des méthodes de production
Organigramme, diagnostic organisationnel
Les éléments du marketing-mix
Si on connaît bien les fameux 4 P, on oublie que dans les années
60 aux USA la distribution n'était pas une variable aussi contraignante.
L'entreprise réalise souvent deux ventes, la première à
un distributeur, la deuxième à l'acheteur final. Si cette
dernière est bien cernée par les 4 P, la vente au distributeur
a maintenant droit à son mix, il s'appelle le trade marketing.
MARKETING - MIX CLASSIQUE
Produit (un bien ou un service)
Lancement de produit
Positionnement
Prise en compte des contraintes de fabrication
Modification de son cycle de vie
Modification des fonctions du produit
Intégration de nouvelles gammes de produits dans l'offre
Intégration de nouveaux fournisseurs de matières premières
ou de produits finis
Variation du budget recherche et développement
Programme de qualité totale
Prix
Changement de politique tarifaire
Modification conjoncturelle du prix
Modification structurelle du prix
Nouvelle répartition des centres de profits à l'intérieure
de l'entreprise
Distribution
Disponibilité sur un territoire
Politique de vente directe
Choix du canal de distribution
Politique de distribution par entrepôt
Politique de merchandisage, augmentation de la part en linéaire
Amélioration de la visibilité du produit au point de vente
Promotion et communication consommateurs
Augmentation ou diminution du budget marketing communication
Changement d'affectation des budgets média et hors-média
Stimulation de la demande primaire
Argumentation objective sur les plus-produit
Augmentation du taux et de la fréquence d'utilisation
Concentration de la communication sur un segment de la cible
Communication sur la marque institutionnelle ou sur une marque ombrelle
(caution)
Développement de la communication produit
Développement de la communication de la marque
Développement de la communication de l'entreprise
Développement de la communication institutionnelle
TRADE-MARKETING
Force de vente
Changement de cible de la force de vente
Changement de politique commerciale
Motivation financière
Stimulation
Changement de format, de répartition géographique
Promotion et communication distributeurs
Amélioration de l'image de l'entreprise auprès des distributeurs
Promotion conjointe avec le distributeur
Co-advertising
Communication systématique des périodes de promotion aux
distributeurs
Logistique
Aménagement du nombre de produit par colis
Adaptation des dimensions des colis, palettes.
Délai de livraison
Organisation et transmission d'informations
Circulation de l'information
Partage des sources d'informations du distributeur
Les moyens d'actions
Les moyens à la disposition des hommes de marketing, ne sont limité
que par leur imagination et malheureusement les budgets accordés.
Cette liste contient les moyens d'action les plus utilisés.
ACTIONS SUR LE PRODUIT
Adaptation du produit pour un nouveau segment
Réunion de plusieurs produits pour constituer une nouvelle offre
groupée (package de produit)
Ajouter du service à un produit
Modification d'emballage
Modification de packaging
Protection par brevet
Relancement d'un produit après modification
Lancement de produit (entièrement nouveau, partiellement nouveau,
superficiellement nouveau)
Modification de la valeur ajoutée du produit
Avec le même technologie produire un bien différent
Changement de technologie du produit
Édition de catalogue, fiche produit
ACTIONS SUR LES PRIX
Adaptation du prix de base (tarif officiel) de 1à 5%
Baisse ou hausse du prix de base de plus de 5%
Baisse ponctuelle du prix par une remise immédiate
Baisse du prix moyen annuel par une remise de fin d'année
Baisse du prix de vente au consommateur final (par prime directe ou différée)
Changement d'équilibre entre les remises de bases, remises quantitatives
et remises de service
Changement des délais de paiement
Changement du taux d'escompte
ACTIONS SUR LA DISTRIBUTION
Modification du canal de distribution
Ajout ou retrait d'un intermédiaire dans le circuit de distribution
Augmentation du nombre de points de vente
Amélioration de la qualité des points de vente
Référencement dans de nouvelles centrales régionales
ou nationales
Agrandissement du référencement dans certain circuit
Merchandising
Implantation de meubles de présentation
Implantation de matériel de délimitation de linéaire,
îlot, tête de gondole (TG)
COMMUNICATION
Détourner les contraintes légales
Améliorer l'image institutionnelle
Salon, foires, exposition et communication événementielle
Sponsoring, mécénat, actions caritatives
Parrainage sportif, télévisé
Communication média
Fabriquer un positionnement symbolique pour le produit
Réduire les écarts entre l'image voulue et l'image perçue
PLV
Communication écrite
Relation publique et relation presse.
Hors média
Mise en place d'actions de marketing direct
Augmentation de la couverture de la communication
Augmentation de la fréquence d'exposition à un message sur
une cible
Modification du ciblage de la communication
Évocation de nouvelles utilisations d'un produits
Animation dans les magasins, avec dégustation, essai...
Distribution d'échantillon
FORCE DE VENTE
Formation de la force de vente
Motivation des vendeurs
Coordination des équipes de ventes
Utilisation de force de vente supplétives
Utilisation de nouvelle méthodes de ventes
Changement des cibles de la force de vente
PROMOTION DISTRIBUTEUR
Mise en place de concours sur le lieu de vente
Animation et formation des vendeurs du magasin
Promotion sur les prix
Promotion par jeu-concours
Communication dans les magazines professionnels
LOGISTIQUE
Adaptation des expéditions du fabricants aux contraintes du distributeur
Baisse du délai de livraison
Baisse du minimum de commande franco
Utilisation d'un entrepôt
ORGANISATION
Mise en place de l'EDI (Échange de Données Informatisé)
Amélioration du circuit de commande
Facturation et paiement électronique
Connaissance des rotations aux points de vente en temps réel par
le fabricant
Système de livraison automatique
Consultation du stock fabricant par le distributeur
Prise de commande par téléphone
Liste des stratégies marketing
Pour finir cette succession de liste, les stratégies classiques
sont énumérées. Encore une fois, le rôle du
marketing est de choisir et de doser avec bon sens les éléments
qu'il a à sa disposition, et en aucun cas de choisir une solution
toute faite. La stratégie est le plan prévoyant l'ensemble
des actions à mettre en oeuvre pour atteindre un objectif, et les
combinaisons sont nombreuses.
Contrairement aux autres listes, ici, une explication par stratégie
s'impose.
LES STRATÉGIES GÉNÉRALES
Stratégie de replis
L'entreprise opère un retour au métier de base.
Kodak abandonne le marché de la vidéo, pour se replier sur
la photo argentique et numérique.
Stratégies proches : désengagement, désinvestissement.
Stratégie de maintien
L'entreprise conserve sa part de marché en adaptant légèrement
son offre aux évolutions de la demande.
Stratégie de fidélisation
L'entreprise conserve sa part de marché en rappelant sa présence
et en contrant la concurrence.
Stratégies de conquête
L'entreprise choisit une stratégie dynamique qui modifie fortement
sa position sur le marché (produit objectivement nouveau, nouveau
segment de clients, nouveau circuit de distribution...)
Stratégie de sophistication
Une entreprise utilise l'image particulière de sa marque pour lancer
des produits courants.
Chevignon utilise son image pour lancer des produits de papeterie.
Stratégie d'imitation
L'entreprise copie les produits leader.
Les marques de distributeur sont des imitations des meilleurs produits
de chaque rayon.
Stratégie de benchmarking
L'entreprise établit des normes supérieures issues d'entreprise
leader sur d'autres secteurs d'activité, et s'inspire des mêmes
méthodes pour progresser.
Stratégie de défricheur (first to the market)
L'entreprise cherche à être à tout pris le premier
intervenant sur un marché.
Stratégie d'éloignement
L'entreprise choisit un nouveau marché, une nouvelle activité
pour limiter sa dépendance face à son métier d'origine.
Philip Morris sort du marché du tabac (très controversé
aux USA) pour entrer sur les marchés agroalimentaires.
Stratégie de couverture maximum
L'entreprise cherche à satisfaire tous les besoins de tous les
segments de population par un offre appropriée.
Renault fabrique des voitures pour tous les Français
Stratégie d'épuration
L'entreprise retire de son offre tout ce qui est inutile par rapport au
réel besoin de ses clients.
Les hard-discounter ne décore pas les points de vente, le client
vient chercher un prix bas.
Spécialisation par segment de marché
Une entreprise se spécialise sur son segment de marché,
basé sur la connaissance de ce segment elle cherche à satisfaire
un grand nombre de besoins d'une même catégorie de consommateur.
Les fournituristes de bureau proposent les plus de produits possibles
sur leurs catalogues.
Stratégie proche : concentration
Stratégie de spécialisation sur une niche
L'entreprise prend un produit existant et le dédie entièrement
à un segment de clientèle
Un promoteur immobilier vend des appartements en résidence du 3ème
âge.
Stratégie de leader (meneur)
L'entreprise profite de sa position supérieure (en terme de coûts,
d'historique, d'expérience, de structure financière) pour
justifier et conforter sa position.
Stratégie de suiveur
L'entreprise suit le leader et le challenger dans leurs initiatives pour
maintenir ses parts de marché.
Stratégie de challenger (prétendant)
L'entreprise met en avant son dynamisme, ses bonnes relations de clientèle,
son organisation flexible pour prendre la place du leader.
Stratégie d'expansion géographique
L'entreprise agrandit son rayon d'action au delà de ses frontières
habituelles
En général il s'agit d'exportation, ou de produits régionaux
vendus dans toute le France.
Stratégie de croissance intensive
L'entreprise améliore la position de ses domaines d'activités
stratégiques, par la prise de parts de marché à la
concurrence.
Stratégie extensive de développement de marché
L'entreprise participe (par une action individuelle ou collective) à
l'augmentation de la demande primaire par le recrutement de nouveaux consommateurs.
Stratégie intensive de développement de marché
L'entreprise développe la consommation du même produit sur
les mêmes consommateurs en proposant de nouvelle utilisation, ou
en changeant les habitudes de consommation.
Le slogan "Le fromage c'est où on veut quand on veut"
développe la consommation en dehors des repas.
LES STRATÉGIES SUR UN ÉLÉMENT DU MARKETING-MIX
Stratégie de spécialisation par produit
L'entreprise développe toute les applications sur son produit phare
(leader), pour satisfaire de nombreux segment de marché avec le
même produit. Le produit n'est pas différencié, mais
l'offre peut être spécifique à chaque segment.
Un fabricant de panneaux de particules en bois vend le même produit
à la distribution (grandes surfaces de bricolage), aux industriels
du meuble, aux entreprise de bâtiment et aux artisans.
Stratégie de spécialisation d'une gamme
L'entreprise développe autant de déclinaison de son produit
qu'il en existe d'application.
Teac est spécialisé dans l'enregistrement analogique et
fabrique des platines cassettes de salon (2 pistes) et des enregistreurs
de studio (24 pistes).
Stratégie de spécialisation technologique
Une possède un savoir-faire technologique, qu'elle exploite pour
fabriquer divers produits, sans lien apparents.
Beecham, sur les mêmes connaissances chimique, fabriquait des colles
(UHU) et des produits cosmétiques (Williams).
Stratégie proche : proximité technologique
Stratégie d'innovation
L'entreprise apporte des changements suffisamment important à ses
produits pour qu'ils soient ou apparaissent nouveau.
Stratégie de différenciation
L'entreprise modifie les caractéristiques techniques de son offre
pour la distinguer des concurrents.
Stratégie de différenciation
L'entreprise modifie la communication sur son offre pour la distinguer
des concurrents.
Stratégie de positionnement
L'entreprise adopte un positionnement de produit fort, et communique dessus
Zest est le savon qui réveille.
Stratégie de distribution exclusive
L'entreprise cherche à être représentée seule
dans un point de vente.
Par exemple : système de franchise.
Stratégie de distribution sélective
L'entreprise choisit ses distributeurs selon certains critères,
lieu, présence de vendeurs spécialisés, possibilité
de démonstration.
Le vente de club de golf est subordonnée à la présence
d'un practice.
Stratégie de distribution intensive
L'entreprise essaye de multiplier la rencontre du consommateur par le
plus de point de vente possible.
Le même briquet BIC est en vente partout.
Stratégie de pénétration
L'entreprise pratique une politique de prix bas pour rendre son produit
attractif à un maximum d'acheteur.
Une entreprise de prêt à porter vend tous ses costumes à
prix unique, volontairement inférieur à la concurrence.
Stratégie d'écrémage
L'entreprise pratique une politique de prix haut, pour justifier un positionnement,
ou pour rentabiliser le produit avant qu'il ne soit copié.
Une entreprise de prêt à porter prestigieuse vend ses accessoires
à un prix psychologiquement élevé pour limiter l'accès
à sa marque, par contre le reste des vêtements est à
un prix normal.
Stratégie de discrimination
L'entreprise pratique une politique de prix haut, avec des remises accessible
uniquement à certains acheteur.
Un fabricant de carrelage a un différentiel de 50% entre le prix
par m² et le prix par palette pour favoriser les grossistes avec
stock.
Stratégie de pull (d'attraction)
L'entreprise communique pour rendre son offre désirable au point
que le consommateur demande expressément celle ci. Il s'agit de
faire acheter le produit.
La communication institutionnelle est un moyen pull
Stratégie de push (de stimulation)
L'entreprise rend son produit très accessible, en terme de prix,
de disposition... pour qu'il s'impose de lui-même au consommateur.
Il s'agit de faire vendre le produit.
La promotion (prime ou concours) et la PLV sont des moyens push
LES STRATÉGIES DE CROISSANCE EXTERNE
Stratégie de croissance externe
L'entreprise prend possession d'une autre entreprise, elle achète
une part de marché au lieu de la créer par le développement
de ses marques.
Stratégie de croissance intégrative
L'entreprise achète un concurrent direct, un fournisseur direct
ou un distributeur. C'est souvent une mesure de précaution.
Stratégie de diversification verticale
L'entreprise achète une entreprise avec qui elle pourra commercer
et développer des synergies.
Stratégie de diversification horizontale
L'entreprise achète une entreprise de même niveau. L'entreprise
achetée a souvent un point commun avec l'acheteur, même client
ou même fournisseur ou produits de même image...
Stratégie de diversification financière
L'entreprise prend des participations financières dans des entreprises
plus rentable que la sienne.
Politique de holding
Les stratégies sont différenciées en action, réaction,
anticipation. Ce découpage permet de décrire dans quel environnement
sont élaborés les réflexions. Il faut constater dans
la réalité que les apparences ne sont pas aussi simple.
Les entreprises ne sont pas faites d'un seul tenant, elles n'ont pas qu'un
seul métier, elles en ont parfois plusieurs, chacun regroupés
dans un Domaine d'Activité Stratégique (DAS). Pour un DAS
l'entreprise peut être en phase d'action, et en phase d'anticipation
sur un autre DAS. Cela fait d'ailleurs partie d'une stratégie d'avoir
plusieurs cordes à son arc, plusieurs marché qui ne sont
pas tous mûrs en même temps.
Méthodologie d'étude de cas
Avant tout, réussir une étude de cas est une question d'état
d'esprit. Pour faire la bonne analyse, prendre les bonnes décisions,
pour orchestrer votre somme de connaissances théoriques au service
d'une stratégie, il faut être un professionnel. Pour assumer
toutes les responsabilités du manager en marketing il faut jouer
son rôle. La bonne étude de cas commence par un jeu de rôle.
Il n'y a pas de solution et encore moins de correction unique à
un cas. Le marketing, quoi qu'en pense certain, n'est pas une science
exacte. La cohérence est plus importante que la pertinence des
stratégies et des tactiques proposées. La complexité
de la vie de l'entreprise est telle, que la qualité de votre travail
dépend plus de votre capacité à comprendre, analyser,
justifier, convaincre... qu'à trouver une solution meilleure que
celle des professionnels de l'entreprise.
En un mot : soyez un manager, vous deviendrez un manager, et vous conduirez
votre entreprise d'un jour vers le succès.
Présentation des études de cas
Tronc commun à tous les cas
Tous les cas décrivent à travers un énoncé
:
une situation de marché
une organisation (industrie, entreprise, association...)
une situation concurrentielle
Face à cette description, il faut produire une analyse, et prendre
une décision dans le cadre d'un plan d'action
ANALYSE
La liste de problèmes rencontrés n'est pas infinie, c'est
leurs combinaisons qui l'est.
Problème d'homme, de structure
Problème de positionnement
Problème juridique
Problème de production
Apparition de nouveaux concurrents
Poids important des fournisseurs
Une bonne analyse met en évidence les liens entre ces problèmes
simples.
· Identifier la nature des problèmes ou des opportunités
· Mobiliser votre expérience au service de la recherche
de renseignements théoriques ou factuels
LA PRISE DE DÉCISION
L'analyse est la base de vos décisions. Une décision, même
bonne, sans justification, ou sans la communication de cette justification,
est réputée mauvaise . Vous décidez de la stratégie
marketing à adopter
· Mobiliser vos connaissances acquises (votre savoir est, enfin,
mis en oeuvre)
· Justifier les décisions
· Orchestrer ses connaissances autour d'une stratégie
LE PLAN D'ACTION
C'est la partie visible de votre travail, c'est le résultat de
la stratégie choisie.
· Émettre des recommandations d'actions opérationnelles
· Formuler un plan marketing ou une simple recommandation d'action
Les types de cas
Dès la première lecture vous avez une vue générale
du problème qui se pose à l'entreprise, notez cette première
impression, c'est souvent un des facteurs clés de succès.
Cela vous permettra immédiatement de mobiliser les connaissances
à mettre en oeuvre pour le résoudre. En établissant
votre propre classement des cas par grandes catégories , vous retrouverez
facilement des situations analogues et des débuts de solutions
à confronter à votre analyse.
La difficulté du cas mérite d'être évaluée,
inutile de mobiliser trop de force pour un cas facile, en jugeant rapidement
la difficulté du cas vous améliorerez votre échelle
de priorité, les questions urgentes ne sont pas forcément
importantes.
Pour avoir une stratégie en phase avec les besoins de l'entreprise,
il est nécessaire de prendre conscience de la situation, et de
la genèse du problème. C'est pourquoi les cas qui vont suivre
sont classés en trois catégories : stratégie de réaction,
d'action et d'anticipation.
Dans la première catégorie les entreprises sont en déséquilibre,
elles n'ont pas vu venir les changements, et un des objectifs des stratégies
de réaction est de créer un nouvel équilibre à
la fois interne et externe (pour contrer un nouveau concurrent qui prend
des parts de marché, la politique de prix est révisée).
Les stratégies d'action visent à changer l'équilibre
établi, en ajustant les ressources internes de l'entreprise aux
effets souhaités en externe (pour conquérir de nouveaux
distributeurs une nouvelle méthode de commercialisation sera mise
en place).
Quant aux stratégies d'anticipation, elles ont pour objet de préparer
l'avenir en étudiant les risques d'une série de décisions,
elles sont prospectives et visent à préparer les forces
internes de l'entreprise pour s'adapter aux futurs changements externes,
ou même les provoquer. Le temps venu elles deviendront des stratégies
d'action (le commerce à distance prend de l'importance, comment
adapter les supermarchés de proximité ?).
Les principes de base
LA POSITION DE L'ÉTUDIANT
Vous êtes salarié de l'entreprise, sauf s'il est précisé
un autre poste (auditeur, publicitaire), mais dans tous les cas, le rôle
est celui d'un professionnel. Cela implique une certaine connaissance
du dossier.
Il n'est donc pas nécessaire de rappeler les évidences de
l'énoncé si l'évidence étaye une thèse,
ou un point d'analyse. Il n'est pas utile de rappeler la date de création
de l'entreprise, à moins que cela constitue une force par rapport
à la concurrence et que cet élément soit utilisé
dans les argumentaires de vente.
Le professionnel émet des hypothèses, lorsque les éléments
en sa possession ne sont pas suffisant il ne se cache pas derrière
des lacunes de l'énoncé, mais formule des questions à
résoudre dans le futur. Vous avez accepté cette étude
de cas (ou vous y êtes obligé, ce qui revient au même),
il est trop tard pour reculer, il faut assumer, faire des hypothèses,
proposer des solutions et éventuellement dire qu'elles sont partielles,
dire aussi comment ces solutions pourront évoluer à la lueur
de nouveaux éléments.
L'étude de cas consiste en partie à trouver des solutions
et pas à chercher des excuses. Votre position doit être positive.
LE STYLE
Le plus direct possible. Les phrases simples, même pour exprimer
un raisonnement complexe. Dites les choses clairement, prenez des risques.
Bien sûr le rapport est écrit à la première
personne (Nous... Je... nos clients...)
Le plus professionnel possible, pas de rappel de cours, pas de généralités.
Des mots de l'entreprise pour des problèmes d'entreprise.
N'en dites pas trop, qui prouve trop ne prouve rien. Un argument suffit
à justifier vos actions, ne cherchez pas la perfection, vous risquez
de trouver le fouillis.
Enfin votre rapport doit être enthousiaste, c'est votre projet,
votre métier, une partie de votre vie...
MÉTHODE DE TRAVAIL DE PRÉPARATION
1. Lecture active du cas
2. Déterminer le type du cas
3. Lister les problèmes à résoudre
4. Situer le contexte
5. Chercher des exemples de cas identiques
6. Lister tous les objectifs possibles
7. Lister les tactiques possibles
8. Lister les techniques de communication adaptées aux cibles
9. Bâtir un budget rapide
10. Donner un titre au rapport
11. Choisir un objectif et une stratégie
12. Commencer la rédaction du rapport
Conseil pour la rédaction du rapport
Plan idéal du rapport
1. Titre
2. Sommaire paginé
3. Résumé managérial
4. Analyse
5. Système d'objectifs
6. Stratégie (et les alternatives)
7. Plan marketing
8. Recommandation d'actions
9. Budget
Le titre
Idéalement le titre est évocateur de la façon dont
vous souhaitez traiter le cas. Le fait principal, l'axe majeur de la stratégie
à mettre en place ou encore l'objectif principal peuvent figurer
dans le titre.
Par exemple :
* à la conquête par le sourire
* le nouveau service-plus de la banque
* retrouver notre métier
* la bataille de l'image
Idem pour le titre de chaque partie de votre rapport, une évocation
du contenu est toujours bienvenue. Un titre efficace est indéniablement
mobilisateur.
Plus simplement, si vous manquez de temps et de créativité,
le titre annonce ce qui va être le coeur du sujet : plan marketing
de "nom de l'entreprise", ou le nom de code du projet.
Résumé managérial
C'est le fil directeur qui permet au lecteur d'apprécier en un
seul coup d'oeil le bien fondé du dossier. C'est la page du roi.
Cette page explicative est placée avant l'analyse et la stratégie,
pour justement servir de clé à la lecture de ces dernières.
Le résumé managérial se compose de trois parties.
LES FAITS MARQUANTS
Éléments principaux des points forts et points faibles
Éléments principaux du contexte économique
Fait marquant du produit, des parts de marché
Uniquement les éléments qui ont un rapport direct avec la
future stratégie.
L'OBJECTIF ET SYSTÈME D'OBJECTIFS
Énoncé de l'objectif principal du plan, ainsi que la liste
rapide des objectifs secondaires, sans aucune justification. L'aspect
synthétique ne doit pas faire oublier les chiffres. Si un objectif
est le recrutement de nouveaux utilisateurs, il faut préciser combien
et dans quel laps de temps.
LA SYNTHÈSE DES PLANS D'ACTION
Principales lignes du plan marketing, et quelques recommandations d'actions
importantes, chiffres clés du budget. Quelques mots sur la stratégie
générale. C'est le moment de prendre des risques et d'évaluer
l'apport chiffré de chaque action importante : "Le lancement
de X apportera dans un délai de deux ans 15% du chiffre d'affaires
de l'entreprise et 10% de la marge totale. Les retombées de ce
lancement en terme de contribution concourront à la baisse générale
du taux de frais généraux de 5%.". Avec cette information
le résumé managérial joue son rôle d'incitateur
à la lecture et de clé d'entrée pour l'analyse et
les objectifs.
L'analyse utilitaire
L'analyse ne doit pas être exhaustive, elle doit être utile.
L'analyse donne les fondements des objectifs et de la stratégie.
On ne trouve ici que les points majeurs qui seront repris dans ces éléments.
Un point d'analyse utile :
explique la situation ou le contexte concurrentiel
dresse le bilan du produit
explique l'état de l'entreprise (financier, social ...)
explique l'évolution des clients
UNE DESCRIPTION FACTUELLE
C'est la description précise du point d'analyse. La source de ce
point est mentionnée lorsque cela est possible. Un graphique, un
tableau peuvent servir de support au texte.
Par exemple :
Taille du marché (en volume, en litre, en francs...) source Nielsen
ou autres
Poids et évolution des segments, sur un circuit, sur une période
part de marché de la concurrence sur un segment
évolution des marques dans le monde
évolution du consommateur
changement législatif
EXPLICATIONS
C'est la valeur ajoutée de votre analyse, il s'agit de donner votre
avis sur le point soulevé, de justifier sa présence et son
importance. Vous pouvez commenter, donnez des points de comparaison avec
d'autres marchés connus. Corréler avec d'autres points d'analyse
et dire en quoi la conjonction de ces points est un facteur atténuateur
ou accélérateur.
Expliquer à qui profitent les évolutions, dans quelle mesure
l'évolution du portefeuille produit est dangereuse pour l'entreprise.
LA CONCLUSION : LE CHAMP DES POSSIBILITÉS ET LES OPPORTUNITÉS
Pourquoi ce point d'analyse est pertinent
Par exemple:
Point d'analyse : marché en volume
Le marché du jet ski évolue de +40% par an. C'est un marché
très dynamique comme le VTT. Les parts de marché prise au
début valent de l'or lorsque le marché grandit.
Le système d'objectifs
RAPPEL DE LA VOCATION
Vocation, marché de base, métier de l'entreprise, business
définition sont des synonymes pour exprimer ce qui défini
le mieux la destination des efforts de l'entreprise sur son marché.
S'il y a lieu précisez les différents domaines d'activité
stratégique de l'entreprise et leur organisation.
L'OBJECTIF PRINCIPAL
L'objectif principal n'est atteint que lorsque toutes les actions recommandées
sont réussies sans exception.
L'objectif principal est précis, il est souvent exprimé
en terme de part de marché, volume, profit, contribution, notoriété,
image, comportement...
Les objectifs doivent être quantifiés et même si cet
exercice est difficile, il est possible de rappeler qu'une procédure
de révision adaptera les objectifs au fil du temps. Mais il est
important, avant d'engager les ressources de l'entreprise, de pouvoir
se représenter ce que sera le résultat si tout fonctionne.
L'objectif fait aussi partie du rêve, en restant réaliste,
l'objectif doit être ambitieux (ou argumenté comme tel).
LES OBJECTIFS INTERMÉDIAIRES OU SOUS OBJECTIFS
Les objectifs intermédiaires forment un système d'objectif
avec l'objectif principal. Tout concurrent, à différents
degrés, à la réalisation de l'objectif principal.
Un objectif marketing (gain de DV) peut comporter des sous-objectifs qui
ne sont pas d'ordre marketing (amélioration du système informatique
des commandes).
La stratégie recommandée
Ce sont les grands axes du plan d'action, leurs enchaînements et
leur organisation dans le temps.
La stratégie alternative (si nécessaire)
Si une stratégie alternative a une chance de pouvoir être
mise en oeuvre, il faut simplement la mentionner ici. Cette alternative
n'a pas pour objet de montrer que vous n'êtes pas parti aveuglément
dans une seule voie, mais de prévenir un éventuel échec
de la stratégie initiale. Dans cette éventualité,
les paramètres qui vont décider de la mise en place de cette
nouvelle stratégie doivent être définis.
Attention: cette alternative doit être induite par l'analyse, elle
ne doit pas tomber du ciel, la limite du hors sujet est vite dépassée.
Le plan marketing
Le plan marketing, déjà bien amorcé par la description
des objectifs, se résume ici à un planning des opérations
prévues en ligne avec les objectifs et la stratégie. La
justification du plan marketing est d'assurer la cohérence des
actions, et la délégation des tâches à l'intérieur
de l'entreprise. C'est un document récapitulatif de planification
auquel chacun peut se reporter.
Son articulation met ligne les objectifs, la stratégie et les actions,
pour en vérifier une dernière fois avant l'exécution
l'adéquation.
Les recommandations d'actions
Suivant le temps imparti au traitement du cas, il est possible d'aller
plus ou moins loin dans le détail des actions, en allant d'une
simple évocation des principes de base à l'exposé
tous les détails de la mise en place de l'action.
De manière certaine chaque description d'action comporte :
un objectif ou plusieurs objectifs
une description de l'action
sa modalité
sa cible
sa durée
les implications financières, humaines
les effets conjoncturels ou structurels
les résultats attendus
les critères d'évaluation.
Si plusieurs actions entrent dans la même logique il est préférable
de les associer pour ne pas répéter les éléments
communs.
Pour facilité la lecture une présentation standard des actions
est toujours appréciée.
La budgétisation
Il est primordial de chiffrer les actions proposées. Les finances
étant le nerf de la guerre, la rentabilité des entreprises
est un critère de succès. Il faut que les budgets mis en
oeuvre soient en adéquation avec les résultats attendus.
L'utilité de cette partie est de présenter un récapitulatif
budgétaire, sous forme de tableau ou de graphique, de la globalité
des actions, rassemblées et triées selon plusieurs critères
(temps, type d'action, degré de priorité).
Un commentaire sur les sommes investies, par rapport au passé,
par rapport au chiffre d'affaires, par rapport aux résultats attendus
ou tout autre paramètre est nécessaire.
Si vous ne connaissez pas le coût des actions que vous mettez en
oeuvre, partez de suppositions et dites le.
Chapitre 2 CAS Banque Communale de Crédit
Résumé et questions
C'est un cas de positionnement de service, d'une difficulté moyenne.
A la veille de décider d'importants investissements, les dirigeants
de la Banque Communale de Crédit (BCC) sont en pleine réflexion
sur le véritable métier de banquier. Pour l'instant la BCC
offre les mêmes produits à tous ses clients. Son directeur
général se demande quelles sont les réelles attentes
des consommateurs de produits bancaires ? Tant en matière de produit
que de services.
Quels investissements seront apprécié à leur juste
valeur par les clients ? Trouvez les facteurs clés de succès
de la banque idéale. La stratégie marketing de couverture
maximale est-elle la seule alternative valable ? Faut-il créer
de nouveaux produits bancaires ? Faut-il créer des groupes de produits
(package) et les commercialiser sous un nouveau nom de baptême ?
Que pensez-vous des campagnes de publicité tant locale que nationale
? Les dépenses marketing publicité pourraient-elles se répartir
différemment ?
Titre 1 . La banque dans tout ses états
Jacques Guigal, directeur général de la renommée
BCC (Banque Communale de Crédit), relit pour la troisième
fois son plan d'investissements 1994. Dans son bureau de 50 m², situé
dans les quartiers résidentiels de la banlieue lyonnaise, au dernier
étage du nouveau siège social de la BCC, Guigal se demande,
très sincèrement, sur quelles bases prendre sa décision.
Le rapport qu'il a sous les yeux établi la liste des investissements
demandés au budget 1994, ce rapport a été préparé
par le directeur général adjoint. Guigal est partagé
entre deux sentiments antinomiques, il ne sait pas si ces investissements
sont ambitieux, donc trop haut, ou trop beaucoup trop faibles, par rapport
à des besoins de développement de la banque.
Le montant des investissements demandés en 1994 est de 15 millions
de francs, à titre de comparaison ils étaient de 40 millions
en 1986, année faste s'il en est, et de 35 MF en 1990. Mais pour
1994 le bénéfice prévisionnel n'est que de 1 millions
de franc. Et Jacques Guigal sait bien que ce chiffre est purement esthétique
et que la réalité financière de 1994 sera sans doute
la même qu'en 1993, et se soldera par une perte d'environ 5 millions
de francs.
Au fil de sa réflexion, la question ne se résume pas seulement
à un montant d'investissement, qu'il sait par ailleurs nécessaire,
mais s'élargit au concept même du métier de banquier.
Il se souvient d'une étude menée par un cabinet marketing
et dont à l'époque il avait préféré
ne pas trop tenir compte. La conclusion de cette étude
visait, maladroitement, à remettre en cause le service apportés
par les banques en général, et par la BCC en particulier.
L'idée avait fait son chemin et resurgissait aujourd'hui, au pied
du mur de la décision. Jacques Guigal avait un mois devant lui,
et décida de le mettre à profit pour lancer un plan de réflexion
à travers la banque. Tenant le faux prétexte de l'investissement
de 15 MF, il convoqua le comité de direction de la BCC et tint
ce discours, après en avoir avertit son directeur général
adjoint :
"Messieurs, nous sommes aujourd'hui le 15 septembre et je souhaite,
avant de statuer sur le montant et la répartition des investissements,
avoir un audit de la banque. Je veux m'assurer que nous sommes sur la
bonne voie, et que nos clients tireront un avantage des investissements
que nous avons prévu de réaliser. Vous l'avez compris, c'est
à travers les yeux de nos clients que je souhaite orienter votre
réflexion. Pour donner le maximum de chance à cet exercice,
que je juge prioritaire, je souhaite que tout autre projet soit stopper
pour un mois. Et je vous donne donc rendez-vous à tous le 15 octobre
pour vous écouter nous décrire, ce que j'appellerai la banque
idéale de nos clients. Encore un mot pour préciser qu'il
ne s'agit là ni de démagogie, ni d'une remise en question
de l'excellent travail que vous avez tous fourni par le passé,
mais simplement de pragmatisme et de volonté de gagner nos futurs
challenges. Dans l'intervalle, je serais, ainsi que le directeur général
adjoint, à votre disposition pour critiquer constructivement vos
avant-projets. A mon sens, rien n'est plus important que de consacrer
votre énergie sur ce sujet, car j'ai la conviction que de ces conclusions
dépend l'avenir de la BCC. Merci. "
A l'issue de ce discours, nombre de questions des membres du comité
de direction affluèrent. Ces questions ne se rapportaient pas à
l'audit en lui-même, mais à la manière de gérer
les affaires pendant le mois réservé à cet audit.
Jacques Guigal répondit patiemment à ces questions avec
un maître mot : la délégation. La banque ne compte
pas moins de 700 salariés, dont un tiers de cadres, laissez les
personnes responsables prendre les décisions pendant les semaines
de l'audit.
A part, Jacques Guigal demande au directeur marketing de lui donner les
éléments qu'il possède en l'état, pour se
forger sa propre idée.
Titre 2 . Le dossier marketing
Historique de la BCC
La BCC est implantée à Lyon et dans la région depuis
1955. La banque possède 18 agences à Lyon et dans sa proche
banlieue, et 45 agences dans la région Rhône-Alpes (c'est
à dire les départements de l' Ain, l'Isère, la Drôme,
Savoie, Haute-Savoie, Ardèche et Loire).
La BCC est reliée à d'autres banques régionales
au travers d'un réseau sous une enseigne mutualiste: l'Union Nationale
des Banques de Crédit. Ce réseau permet à la BCC
d'avoir une couverture nationale et même internationale. Ainsi les
clients de la région lyonnaise profitent des services des autres
banques du réseau lorsqu'ils sont en déplacement.
Le siège de l'Union Nationale est à Paris et offre des
services de haut niveau pour aider les banques régionales sur des
dossiers complexes tels qu'introduction en bourse de leurs clients, opération
de haut de bilan, opération de capital risque, opération
de couverture sur les devises étrangères, et surtout l'Union
Nationale permet un accès direct au marché des valeurs mobilières
(la bourse).
L'Union Nationale a aussi pour vocation de conseiller les banques régionales
sur leur politique générale, en tenant compte de toutes
les spécificités. L'Union Nationale procure aussi aux banques
régionales une série d'information sur les marchés,
des analyses sectorielles, des données économiques nationales
et mondiales. L'Union Nationale est membre de l'AFEC (Association Française
des Établissements de Crédit)
L'Union Nationale organise une ou deux campagnes de publicité
chaque année. En 1990 le budget avait été doublé
pour passer à 5 MF, mais devant le peu de résultats il a
été ramené l'année suivante à 2.5 MF,
les banques régionales pouvant compléter cette campagne
par d'autres actions sur leurs régions.
Stratégie marketing de la BCC
La stratégie marketing de la BCC est typique du milieu bancaire.
Peu de banque ont réussi à se positionner sur un segment
de population en particulier. La plupart des banques essayent, tant bien
que mal, de toucher toute la population. La BCC est une banque généraliste
et a toujours eu une stratégie de couverture maximale.
Selon leurs localisations les agences sont plus ou moins orientées
sur un certain type de clientèle (particuliers, entreprises, commerçants,
artisans, professions libérales).
Chaque agence a une clientèle spécifique, c'est le résultat
de sa zone de chalandise et en aucun cas d'une politique volontariste.
De fait, les 63 agences forment une structure de clientèle diversifiée
qui représente bien la population de la région.
La plupart des banques concurrentes présentent ce même aspect
généraliste, mais quelques unes ont réussi grâce
à la communication à avoir une image de banque plutôt
haut de gamme (alors que la clientèle est restée la même).
Les grandes menaces pour la BCC sont :
* arrivée de concurrents étrangers à Lyon (type Barclays)
* rémunération des comptes courants (loi européenne)
* banalisation du métier de banquier par la concurrence des grandes
surfaces (carte PASS de Carrefour)
* importance accrue des banques sans guichet (type Cortal)
Les grandes opportunités pour la BCC sont :
* un réseau de 63 agences bien intégrées au tissus
régional
· la possibilité de développer la vente de produits
non bancaire (assurance, voyage)
Les produits de la BCC
Les produits bancaires sont assez particuliers. Leur fabrication est
spéciale à plusieurs égards:
Souvent le produit est créé par le Ministère des
Finances, c'est le cas pour les "best sellers" des produits
d'épargnes, le PEL. Tout comme la création du PEL, celle
du PEA, dernier né des produits d'épargne, répond
à une mission précise, stabiliser les mouvements d'argent
sur la bourse de Paris.
Les produits bancaires, qui ont tous pour matière première
l'argent, sont très facilement copiables. Aucune banque ne peut
avoir d'exclusivité, sauf disposition particulière de la
loi (par exemple pour le Livret de Caisse d'Épargne est resté
longtemps le seul produit d'épargne à être non imposable)
Les produits se divisent en quatre grandes catégories : caisse,
titre, information et produits non bancaires.
PRODUITS CAISSE POUR LES PARTICULIERS
Moyens de crédit
Crédit personnel
Crédit voiture
Crédit travaux
Crédit étudiant
Leasing voiture
Avance en compte courant
Découvert
Découvert revolving
Carte de crédit (débit différé) (170 f/an)
Moyens de dépôts et de paiement
Chèque ordinaire (G)
Carte de retrait (55 F/an)
Carte bancaire à débit immédiat (120 f/an)
GAB, la BCC met 50 GAB à disposition de sa clientèle (G)
Chèques spéciaux (chèque de banque...) (35 f par
chèque de banque)
Change / Devises / Chèque de voyage
Ordre de virement (8 f)
Virement interne automatique (5.5 f)
Prélèvement automatique (G)
Moyens de placement
Compte sur livret (4%)
Bon de caisse / Bon d'épargne (4%)
PRODUITS CAISSE POUR LES ENTREPRISES
Crédit Court Terme, Moyen Terme, Long Terme
Crédit équipement, construction, exportation
Escompte, traites
Dailly
Leasing
Lettre de change automatique (avec exonération du timbre fiscal)
Service de paie
PRODUITS TITRES POUR LES PARTICULIERS
Produits de placement et d'épargne
Compte Épargne Logement (CEL) (4.5%)
Plan Épargne Logement (PEL)
PEA (Plan d'Épargne en Action)
PEP (Plan d'Épargne Populaire) (4.5%)
CODEVI (4.5%)
Compte d'épargne à long terme (6%)
Conseil et achat d'actions (courtage 0.05%)
Conseil et achat d'OPCVM (Organisme de Placement Collectif en Valeurs
Mobilières: FCP et SICAV)
Conseil et achat de part de SCPI
Conseil et achat d'obligation
Gestion de portefeuille
Garde de titre
Toutes opérations de courtage
PRODUITS TITRES POUR LES ENTREPRISES
Introduction en bourse
Prise de participation
Opération de Capital Risque
Placement d'obligations
Opération de leasing
Factoring
Modèles d'analyses financières
Conseils en prise de participations et rachat d'entreprises
PRODUITS D'INFORMATION POUR LES PARTICULIERS
Domiciliation (G)
Relevé de compte mensuel (G)
Relevé de compte hebdomadaire (200 f/an)
Relevé de carte de crédit (G)
Accès minitel (3614 code BCC) (270 f/an)
Messagerie vocale (36 65 40 40 Vocalyon) (4 f/mn)
GAB Guichet Automatique de Banque (pour des opérations autres que
des retraits de billets) (G)
Accès direct aux marchés des valeurs mobilières (courtage)
PRODUITS D'INFORMATION POUR LES ENTREPRISES
Accès RNIS
Information sur la trésorerie compensée
PRODUITS NON BANCAIRE POUR LES PARTICULIERS
Numismatique
Assurance vie
Autres types d'assurance
Voyage et vacances
Service de coffre
Service immobilier (proposition d'achat)
PRODUITS NON BANCAIRE POUR LES ENTREPRISES
Analyse sectorielle
Renseignement sur les clients et fournisseurs
Les clients de la BCC
La consommation des produits bancaires est tout aussi remarquable:
Les clients potentiels vont de la personne morale à la personne
physique
Les consommateurs de produits bancaires sont âgés de 0 à
plus de 100 ans
Une seule personne peut consommer un nombre quasi illimité de
produits bancaires
Sans client une banque n'existe pas, car elle manque de matière
première: l'argent. La politique de la BCC n'étant pas de
se refinancer sur le marché monétaire, elle doit trouver
chez ses propres clients la matière première; pour prêter
à d'autres ce que les uns déposent.
D'après plusieurs enquêtes, les principaux griefs fait à
la BCC sont les suivants:
* mauvais accueil dans les agences
* relation peu chaleureuse entre le banquier et ses clients
* services des autres banques plus intéressants
Si les deux premiers points sont justifiés, le troisième
est très subjectif car les produits sont intrinsèquement
les mêmes, seule change la manière de les présenter.
Intelligence accrue par rapport aux questions d'argent
De moins en moins nombreux sont les comptes avec un solde positif important
pendant une longue durée.
Les clients, avec les nouveaux moyens de communication, font bouger leur
argent très vite d'un compte à l'autre.
La part des dépôts rémunérés tend à
augmenter fortement.
Refus de payer les services bancaires
Le projet de faire payer les chèques, évoqué en
1988, a vite été abandonné, sous la pression des
clients et association de consommateurs.
Un chèque coûte environ 5 francs à la banque émettrice.
Utilisation accrue des cartes bancaires
Les clients utilisent de plus en plus ce moyen de paiement. La cotisation
annuelle est de 170 f pour une carte à débit différé.
La banque paie immédiatement les commerçants sur présentation
des facturettes, mais ne débite son client qu'en fin de mois. C'est
une avance de fond importante.
Utilisation des nouveaux moyens de communication
Les agences sont de moins en moins fréquentées (à
volume d'opération égale), les particuliers préfèrent
le téléphone, le minitel, et envoient leurs chèques
par courrier.
Les produits bancaires se divisent en deux grands ensembles : les produits
caisse et les produits titre. Les premiers sont souvent des produits basiques,
les second plus sophistiqués, forment une certaine différenciation
entre les banques.
Les produits caisse et titre sont divisés, en terme de fonctionnalités
et en terme de tarification, selon le type de clientèle (particulier
ou entreprise).
Lancements de produits en préparation
Produit Interato
Intérato est un produit de cash management (gestion de trésorerie)
pour les entreprises qui possèdent plusieurs filiales, ou plusieurs
succursales éloignées géographiquement.
Interato est un système sophistiqué, c'est un très
bon produit, il gère les trésoreries de plusieurs filiales
et remonte quotidiennement à la holding les liquidités cumulées
de toutes les entreprises.
Produit Internaissance.
Ce produit est générateur de ressources pour la Banque.
Il s'agit de faire proposer systématiquement par les maternités,
à chaques jeunes parents, l'ouverture d'un compte au nom du nouveau
né.
Les parents se verront offrir 100 faire-parts de naissance (imprimés
en interne à la BCC), contre une liste de 8 personnes de la famille
proche, si possible parrain, marraine, grands parents, oncles, tantes,
ou amis proches de la famille.
C'est la seule obligation pour les jeunes parents.
La BCC informe par lettre les membres de la liste qu'un compte est ouvert
au nom du nouveau né. Cette lettre sensibilise la famille sur l'importance
d'une réserve d'argent pour le nouveau né, et propose de
verser, sur le compte nouvellement ouvert, à peine plus de 1 francs
par jours, soit 400 francs à chaque anniversaire.
La lettre précise aussi le montant du capital disponible à
la majorité de l'enfant, la banque s'engage à conserver
le compte jusqu'à cette date, en versant des intérêts
de 8% par an, capitalisé annuellement.
A cette lettre est joint un coupon réponse avec une autorisation
de prélèvement automatique de 400 F par an.
Les tests effectués montrent que 60% des jeunes parents sont prêts
à accepter l'offre, et à donner 8 noms de leurs familles.
Le taux de remontés des coupons d'autorisation de prélèvement
est de 35%. Par contre il faut prévoir un taux de défection
des personnes contactées de 5% par an, après chaque versement.
Cette opération génère des coûts fixes par
contrat de 200 F pour l'impression de faire parts, la gestion des comptes
et les divers envois de courriers.
Pour simplifier, nous considérerons que les versements sont régulièrement
étalés dans le temps, tout au long de l'année (la
valeur collectée au 15 juin servira de base au calcul des intérêts
de l'année).
L'investissement initial de ce projet est de 300.000 francs, cette somme
sera amortie sur 4 ans.
L'argent collecté par la banque sera utilisé pour alimenter
des produits de prêts à un taux actuariel net de 11%.
Produit Intermariage
Ce produit est un crédit simple avec une franchise de 1 ans et
un remboursement sur 3 ans. Sa spécificité vient de la méthode
de proposition et de la cible.
Ce produit est proposé à tous les couples qui se marient
dans la région Rhône-Alpes, qu'ils soient clients ou non
client de la BCC. Dés la publication des bans, la banque présente
ses voeux de bonheur aux futurs époux, et leur propose, pour faire
face aux dépenses exceptionnelles du mariage et de leur installation,
un crédit de 25.000 francs. Ils n'auront rien à rembourser
pendant un an, ensuite ils payerons pendant 3 ans une mensualité
fixe.
L'espérance de réponses positives est de 10%, mais la BCC
n'accordera pas de crédit aux couples non solvables, soit environ
30%.
Le taux d'intérêt sera de 13%.
Les frais fixes de cette opération sont de 15 francs par publication
de mariage.
Produits groupés
La BCC souhaite regrouper plusieurs produits ensemble en donnant à
cette offre globale un nom particulier. L'avantage est de ne pas multiplier
inutilement le nombre de produit et de pouvoir cibler un segment de clientèle.
La liste des produits à grouper n'est pas encore finalisée,
ni les segments prioritaires.
La communication de la BCC
MESSAGE
La BCC a toujours eu une stratégie de communication institutionnelle.
Plus par obligation que par choix délibéré.
Le message est : " la banque proche de vos préoccupations"
Ce message est décliné par des mises en situation de différent
segment de clientèle :
particulier jeune
particulier jeune marié
particulier famille
artisans, commerçants
Aucune communication ne met en scène un industriel ou un chef
d'entreprise.
PLAN MÉDIA 1990, 1991, 1992
investissement en milliers de francs 1990 1991 1992
PQR
Le Progrès de Lyon 150 100 170
Le Dauphiné Libéré 50 45
Figaro Lyon 100 75 125
Presse gratuite
Couplage Comareg
(le 69, le 38, le 42, le 74, le 01) 70 60 60
Presse magazine
Supplément Rhône-Alpes du Figaro Magazine 320 500 350
Supplément Rhône-Alpes Télé 7 jours 65 90 120
Supplément Rhône-Alpes Express 60
Autres
Bulletin des Notaires 20 50 70
Petites Affiches Lyonnaises 25 45 80
RÉSULTATS
Le budget accordé à la publicité par la BCC est constant
depuis plusieurs années, il s'établit autour de 1 MF (comprenant
les frais techniques).
C'est très peu en comparaison de la pression publicitaire des
banques nationales qui ont accès à la TV.
Les différentes enquêtes de notoriété sur
la région lyonnaise, effectuées avant et après les
campagnes régionales et nationales, montre une stabilité
de reconnaissance de la BCC.
Notoriété spontanée 10%
Notoriété assistée 65%
HORS MÉDIA
A - Marketing direct
Depuis plusieurs années, la BCC mène de nombreuse campagnes
de communication directe auprès de ses clients. Ces campagnes sont
de plusieurs types:
- Mensuel : avec chaque relevé de compte les clients reçoivent
un dépliant de 2 ou 3 volets, annonçant les événements
(ouverture d'agence) ou les nouveautés (produits)
- Annuel : présentation des voeux de la BCC, document d'aide à
la rédaction des déclarations de revenus, IFU (Imprimé
Fiscal Unique)
- Exceptionnel : pour les lancements de produits à l'échelle
nationale l'Union des Banques de Crédits fait parvenir aux banques
régionales les différents matériels de ventes qui
donnent souvent lieu à un mailing particulier.
La base de données de la BCC est maintenue dans le centre informatique
général. Ce centre informatique a surtout une vocation de
gestion et de sécurité. Les indices intéressant le
marketing, tel que l'âge, le montant du plus gros virement mensuel,
le secteur d'activité, la position sociale, le type de famille,
etc..., ne sont pas pris en compte par le centre informatique. Les règles
de traitements de l'information sont faites pour gérer les comptes
un par un indépendamment des regroupements familiaux ou comptes
entreprises-comptes privés. Toutes ces nuances doivent être
prise en compte individuellement par le responsable de clientèle.
Le coût des opérations de marketing direct est difficile
à chiffrer, il est estimé entre 2 et 2.5 millions de francs.
B - Édition
La BCC possède une imprimerie interne, qui lui permet de traiter
80% des besoins d'impression de la banque.
Cette imprimerie n'intègre pas la partie pré-presse, qui
est sous traitée à des studio de création lyonnais.
Pour chaque produit sur le marché des particuliers, il existe
un dépliant 3 ou 2 volets, format plié 21 x 9 cm, en quadrichromie.
Ces dépliants sont envoyés avec les relevés de comptes,
puis il sont mis à disposition des clients dans les agences.
Pour les produits importants, une affichette format 60x80 cm est imprimée.
Les agences utilisent ces affichettes plus pour décorer leur espace
de travail, que pour promotionner les produits.
Le montant annuel de l'édition est de 3 à 4 millions de
francs.
C - Sponsoring
La BCC n'a aucune politique précise de sponsoring, elle examine
chaque dossier qui lui est présenté. Le principal critère
de sélection reste l'intérêt de clientèle,
même si quelques fonds ont été débloqués
pour des opérations qui n'étaient pas montées par
des clients directs ou indirects.
Le montant annuel investit dans le sponsoring et le mécénat
est de 300.000 F.
PUBLICITÉ NATIONALE DE L'UNION DES BANQUES DE CRÉDIT
Le thème général de la campagne est :
"La rencontre de tous les talents".
L'Union Nationale décline ce thème sur plusieurs supports
:
Affichage aéroport
Presse économique et financière
Magazine économique
Presse quotidienne nationale
en 1990 TV
en 1991 Affichage urbain
Le montant des investissements média est de 2.5 à 5 millions
de francs suivant les années (hors frais techniques).
Certaines banques régionales choisissent de décliner le
thème national dans les campagnes régionales, pour avoir
plus de reconnaissance et de cohérence. Ce n'est pas le cas de
la BCC qui préfère choisir un message différent et
mieux adapté aux spécificités la région Rhône-Alpes.
Les concurrents de la BCC
Chacune des banques concurrentes a un rayon d'action différent
en terme de territoire. Pour analyser une position par rapport au marché,
il convient de choisir une zone où tous les acteurs sont représentés,
nous étudierons donc uniquement la ville principale de la région.
CONCURRENCE SUR LA VILLE DE LYON INTRA-MUROS
Concurrence très régionale
Société Lyonnaise de Banque 20 agences
BPLR (Banque Populaire de Lyon et sa Région) 22 agences
Banque de Savoie 5 agences
Concurrence régionale
Crédit Agricole 19 agences
Crédit Mutuel 12 agences
SMC (Société Marseillaise de Crédit) 2 agences
Banque Hervet 5 agences
Concurrence nationale
BNP (Banque Nationale de Paris) 17 agences
CL (Crédit Lyonnais) 34 agences
SG (Société Générale) 22 agences
CCF (Crédit Commercial de France) 6 agences
Crédit du Nord 3 agences
Indosuez 2 agences
Paribas 4 agences
Neuflize Schlumberger Mallet 3 agences
Morin Pons 5 agences
L'Européenne de Banque 4 agences
La Hénin 3 agences
Crédit Foncier 2 agences
Cetelem 7 agences
Sofinco 6 agences
Les Agences de la Poste 19 agences
Étrangères et Divers
Barclays 4 agences
NATWEST (NATional WESTminster bank) 2 agences
CAIXA Bank 1 agence
Crédit Municipal 9 agences
Banque de France 1 établissement
BFCE (Banque Française du Commerce Extérieur) 2 bureaux
Thomas Cook 5 agences
Données démographiques et économiques sur la région
Rhône-Alpes
Région Rhône-Alpes (sources Insee 1990)
Superficie : 43.698 km²
Nombre d'habitants : 5.344.000 (en progression de 6 % par rapport à
1982)
dont Communauté Urbaine de Lyon : 1.262.000, dont Lyon : 415.000.
Taux de natalité (nombre de nouveaux nés pour 1000 habitants)
: 13.6
Nombre de naissances : 72.678 en 1990
Taux de nuptialité (nombre de mariage pour 1000 habitants) : 5
Nombre de mariages : 26.720 en 1990
Les hypothèses de croissance de la population sont de 0.5% par
an, pour les 5 prochaines années.
Nombre de ménages : 2.020.000
Nombre d'étudiants : 105.000 (3 universités à Lyon,
une à Saint-Etienne)
dont 8544 en écoles d'ingénieurs
1427 en écoles de commerce
3949 en BTS publics
6837 en BTS privés
Structure par âge :
0-19 ans 28%
0 - 30 ans 44%
20-59 ans 53%
+ de 60 ans 19%
Nombre d'entreprises (de plus de deux personnes) : 110.000 (dont 200
de plus de 50 salariés)
Population salariée ayant un emploi : 1.712.000
Agents d'État : 230.000
Taux de chômage : 10% au 1/01/93 (moyenne française 10.5%)
Tertiaire 380.500 (sur la Région Urbaine de Lyon uniquement)
Services aux entreprises : 90.800
Services aux personnes : 64.200
Santé : 23.250
Immobilier : 17.250
Transports et télécommunications : 25.600
Autres : 158.900
Structure par type de qualification:
Cadres supérieurs : 9%
Chefs d'entreprises : 1%
Cadres moyens : 21%
Employés : 21%
Ouvriers qualifiés: 33%
Autres ouvriers : 15%
Salaires nets annuels moyens
Moyenne globale : 101.439 f
Cadres supérieurs : 222.880 f
Cadres moyens : 125.440 f
Employés : 81.611 f
Ouvriers : 79.180 f
Agents d'Etat : 117.260 f
De manière générale les salaires sont inférieurs
de 6 à 11% par rapport à l'Île de France.
Montant des dépôts à vue sur la région Rhône-Alpes
(1991 en milliards de francs)
Total 130 (part de marché BCC)
Sociétés 33 (6%)
entrepreneurs individuels 18 (8%)
particuliers 45 (7%)
OPCVM 4 (3%)
État, collectivités et divers 30 (1%)
Montants des crédits sur la région Rhône Alpes
(1991 en milliards de francs)
Total 527
Sociétés 250
Particuliers 216
Autres crédits 61
Nombre d'opérations :
Retrait CB 37 millions
Règlements CB 55 millions
Nombre de comptes chèque 5 millions
Émission de chèques 450 millions
Titre 3 . Le dossier financier
Le bilan de la banque
La direction financière communique quelques chiffres clés
du bilan 1991
1991
Dépôt de sécurité 1029.26
Prêts 3366.30
Immobilisation 91.70
Dépôt compte chèque 1880.26
Dépôt sur compte rémunéré 1930.82
Source : interne chiffres en millions de francs
Le contrôle de gestion de la banque
La direction financière communique les résultats du contrôle
de gestion de la BCC pour l'année 1991.
1991
Revenus
Intérêt sur prêts bancaires 283.67
Intérêt sur obligations placées par la banque 50.56
Frais de dossier 5.14
Frais de découvert 7.71
Frais divers 17.14
Revenu sur courtage de devises 3.43
Revenus sur courtage d'assurance 14.57
Courtage d'OPCVM 4.29
Revenus divers 16.28
Charges
Intérêt payés sur comptes simples 51.42
Intérêt sur compte de dépôts 110.55
Intérêt sur emprunts de la banque 40.28
Frais financiers sur dette à long terme 11.14
Salaires 88.27
Loyers 18.00
Équipement (amortissement) 18.85
Frais généraux 49.71
Résultat 14.57
Source : interne chiffres en millions de francs
Historique législatif
Les grands textes législatifs des banques sont les suivants :
· Loi de 1966 : déspécialisation
L'ancienne distinction entre les banques de dépôts, banque
d'affaire et banque de crédit n'existe plus. Seuls des établissements
financiers spécialisés sont reconnus, ils ont le droit de
procéder à toutes les opérations financières
possibles.
· Loi de 1974
Les banques ont la liberté d'ouverture des guichets et la liberté
de démarchage. Les contraintes de réserves financières
obligatoires et de limitation de crédit sont devenues plus drastiques.
· 1982 : Nationalisation des banques de plus de 1 milliard de dépôt
· 24 janvier 1984 : définition et activité d'un établissement
de crédit :
Les établissements de crédit sont des personnes morales
qui effectuent à titre de profession habituelle des opérations
de banques comprenant la réception de fond du public, les opérations
de crédit, ainsi que la mise à disposition de la clientèle
des moyens de paiement. "
C'est le vrai début du libre commerce de l'argent
· 1986 : privatisation d'une partie des banques nationalisée
en 1982
· Loi sur la faillite personnelle
C'est la possibilité pour les particuliers dont les remboursements
d'emprunts divers sont plus importants que leurs revenus de ré-échelonner
leurs échéances ou d'annuler tout ou partie du capital restant
dû.
Pistes de travail
1. Choisir des critères pour mesurer la satisfaction des clients
lors des futurs bilans annuels. Ces critères devront être
valable, à la fois, en interne et en externe.
2. Préconiser une méthodologie d'étude qualitative
ou quantitative pour connaître les attentes réelles et les
griefs des clients face à la BCC.
3. Quels sont les avantages qu'une banque traditionnelle (avec des agences)
peut, et doit, mettre en avant pour lutter contre les nouvelles méthodes
de commercialisation des produits bancaires (notamment les banques sans
guichets, et les produits financiers vendus par les grandes surfaces)
?
4. La mobilisation du réseau et la mise en place de nouvelles structures
d'agence peuvent-elles influencer les résultats des actions purement
marketing ?
5. Quels sont les avantages d'une base de données marketing sur
la fidélisation des clients ?
6. Quels moyens peuvent être mis en oeuvre pour éviter, ou
réduire, la multibancarisation ?
7. Comment différencier les produits financiers de la BCC ?
8. Comment positionner les services de la banque ? Quels sont les facteurs
clé de fidélisation de clientèle dans un environnement
très concurrentiel ?
Chapitre 3 Cas SUN MONOI
Résumé et questions
C'est un cas de budgétisation de vente dans le domaine des produits
cosmétiques, d'un niveau de difficulté moindre.
Sun Monoï est une marque de produits solaires vendue principalement
en grandes surfaces. Le chef de produit doit budgeter les performance
de la marque sur les années à venir. Pour cela il dispose
d'une revue de marque et de divers statistiques internes et externes.
Quels sont les prévisions de ventes de chacune des références
Sun Monoï ? Quels sont les implications des prévisions de
vente en terme de budgets publi-promotionnel, et de rentabilité
de l'entreprise ?
Revue de marque Sun Monoï
Historique des produits solaires
En 1966 l'entreprise, dans un stratégie de croissance externe,
achète deux sociétés fortement implantées
dans le secteur de la cosmétique haut de gamme, en 1971 l'entreprise
lance la marque Monoï, sur le marché cosmétique. Cette
nouvelle marque vient compléter par le bas l'offre proposée
en parfumerie :
Marque Qualité Packaging Prix Nombre de référence
Marque haut de gamme n°1 ***** ***** ***** 14
Marque haut de gamme n°2 ***** **** **** 9
Monoï **** ** ** 7
Monoï reprend les grandes lignes de produits : lotion, démaquillant,
crème visage de jour, crème visage de nuit, gel contour
des yeux, lait tonifiant pour le corps et savon liquide doux. Monoï
est positionné jeune, et coûte pour la consommatrice deux
à trois fois moins cher que les produits équivalent dans
la marque haut de gamme n°1. Par contre la fabrication des produits
coûte aussi cher d'une marque à l'autre, aux efforts de conditionnement
près.
Rapidement la marque s'effondre car elle ne bénéficie d'aucune
communication sérieuse, elle est simplement présentée
par les commerciaux en complément de gamme aux produits déjà
existant et les parfumeurs conseils ne croient pas à l'émergence
de produit de beauté premier prix..
En 1974, la marque Monoï est retirée du marché cosmétique,
et relancée sur le marché des produits solaires sous le
nom de Sun Monoï.
La qualité des produits est toujours remarquable, la marque est
d'abord proposée sans succès aux parfumeries, puis avec
succès aux Grands Magasins et Magasins Populaires. Depuis 1976
elle est principalement vendue en GMS et GSA.
Sun Monoï en France
La reconnaissance de la marque est plus forte que sa part de marché
et l'image véhiculée par le nom n'est pas négative,
ni bas de gamme, mais plutôt l'image de produits jeunes, de bonne
qualité, et d'un prix abordable.
Les formules chimiques des produits Sun Monoï sont de très
bonne qualité. Elles ont été élaborées
avec les mêmes contrôles que les produits pharmaceutiques
et cosmétiques haut de gamme de l'entreprise.
La marque est vendue en grande surface alimentaire (hypermarché
et supermarché), en magasins populaires et en grands magasins.
Quelques grossistes en articles de plage sont clients, mais la politique
commerciale en les avantage pas, et ils vendent aux plagistes des produits
à un prix supérieur au prix affiché en grande surface.
Les performances de la marque sont soumises aux aléas de la saison.
Avec une saison qui tarde à commencer, au niveau de l'ensoleillement,
les consommateurs hésitent à acheter des produits solaires,
et préfèrent reporter leurs achats d'un an.
La gamme est constituée de 12 références :
1. Gel ultra bronzant indice 0
2. Gel ultra bronzant indice 2
3. Huile bronzante indice 4
4. Huile non grasse en vaporisateur. indice 4
5. Lait bronzant indice 4
6. Lait bronzant indice 6
7. Crème bronzante indice 4
8. Crème bronzante indice 6
9. Crème bronzante indice 8
10. Crème bronzante indice 12
11. Lait après soleil protecteur
12. Lait après soleil auto-bronzant
En annexe 1 et 2 vous trouverez un tableau des résultats financiers
de la gamme et la répartition des ventes mensuelles depuis 10 ans.
Le marché des produits solaires
Le marché des produits solaires est estimé à 27 millions
d'unités et 650 millions de francs hors taxes, tous circuits confondus
(source FFIPPBT, 1992). Cela représente une moyenne de 1 produit
par foyer et par an, sans tenir compte de l'afflux de touristes étrangers
sur les plages françaises.
Le marché des produits solaires est en constante progression, correction
faite des variations de climatiques (voir en annexe 3 les moyennes annuelles
d'ensoleillement). Cette progression est générée
par le grand nombre d'innovations qui pousse au renouvellement des produits.
Les estimations de consommation de ce marché sont très certainement
sous-évaluées car elles ne tiennent pas compte des ventes
de produits solaires des marques non répertoriées comme
tel (produits solaires pour bébé par des marques de puériculture
du type Evolane), ni de tous les produits liés au soleil comme
les shampooings spécifiques avec traitement UV. Les estimations
du marché ne tiennent pas compte des produits vendus à travers
les grossistes aux bureaux de tabacs, aux plagistes. Ce circuit de distribution
peut représenter jusqu'à 15% du marché.
LIEU D'ACHAT
La répartition des ventes évolue nettement au profit des
GMS qui progressent chaque année pour atteindre le record de 49%
(en valeur) pour la première fois en 1992.
Repartition des circuits de distribution en valeur
Circuit de distribution 1990 1991 1992
GMS 42 46 49
VPC 17 14 12
Pharmacie 18 17 15
Parfumerie 12 13 15
Autres ( 1) 11 10 9
source FFIPPBT, et fabricants
(1) plagiste, bureau de tabac, maison de la presse, CHR...
Les grandes et moyennes surfaces vendent 16 millions de produits solaires
par an. La part des grandes surfaces alimentaires dans les produits solaires
est en constante augmentation. Le consommateur trouve dans les rayons
des hypermarchés des produits de plus en plus sophistiqués,
de bonne qualité et à un prix raisonnable.
SEGMENTATION DU MARCHÉ
Le consommateur a un choix important de produits pour protéger
sa peau du soleil. Les conseils des médecins et divers revues féminines
portent leurs fruits et les consommatrices achètent moins de produits
ultra-bronzant au profit de produits protecteurs.
Poids des segments en valeur
Segments Part de marché1992
Protecteur 62
Crème 19
Lait 26
Huile 9
Gel 8
Après-Soleil 15
Lait 11
Baume 4
Auto-bronzant 11
Protection des lèvres en stick 5
Produits hydratant 4
Pré-solaire 2
Post-solaire 1
Part de marché en valeur, source FFIPPBT
Sur ce marché en constante évolution, les innovations accroissent
la segmentation. Les tendances sont aux indices de protection élevés,
aux produits moins gras, aux formules résistant à l'eau
et aux produits avec apports de vitamines.
HABITUDE DE CONSOMMATION
Il n'y a pas de DLC sur les produits solaires, mais il est reconnu qu'au
bout de trois ans ils n'ont plus d'effets protecteurs. Les études
faites à ce niveau montre qu'un produit solaire et plus généralement
cosmétique n'est jamais jeté, par les utilisateurs, avant
5 ans.
HABITUDE DE LA DISTRIBUTION
La saison commence de plus en plus tôt, les linéaires sont
quasiment prêts dès le mois d'avril, le référencement
a lieu début janvier dans les points de vente et en septembre dans
les centrales.
Sur ce marché saisonnier, les habitudes commerciales sont très
difficiles. Les chefs de rayons ne souhaitent pas intégrer les
produits solaires dans leurs linéaires :
· ni de façon permanente
· ni en perturbant leurs dispositions de gondole
Ils demandent donc aux fabricants de fournir leurs meubles de présentation
pour les produits solaires.
Les remises de base pratiquées sont plus importantes que sur les
autres produits, remises auquelles il faut ajouter les remises de pré-saison,
les primes quantitatives. La DV de la marque, surtout pour un produit
référencé à nouveau chaque année, dépend
directement des moyens publi-promotionnels mis en oeuvre, mais pas du
taux de remise qui est un "simple" alignement de concurrence.
Les produits invendus sont repris en fin de saison, ce qui représente
pour les fabricants un triple coût :
· les frais de transport de retour
· le remboursement des produits
· le reconditionnement des produits pour la prochaine saison
Les nouveaux produits possibles
Sun Monoï peut lancer les produits suivants :
1. Gel non gras (indice 0 à 6)
2. Stick lèvres indice 15
3. Stick contour des yeux indice 10
4. Masque avant soleil
5. Crème anti-chlore spéciale piscine (indice 4 à
12)
6. Shampooing anti-sel spécial mer
7. Sublimateur de bronzage
8. Vernis à ongles transparent anti-UV
9. Lait solaire spécial peau sensible (indice 12 à 18)
10. Crème solaire spéciale montagne (indice 8 à 20)
11. Baume anti-UV pour les cheveux
Les coûts de lancement d'un produit sont relativement faibles,
le développement étant déjà financé
par d'autres marques. Il reste à financer les frais de développement
de packaging (sur base de ceux qui existent déjà) et les
coûts directs et indirects de stockage.
Structure de coût
Lorsqu'un produit solaire Sun Monoï est vendu 100 francs à
un consommateur la répartition des coûts est la suivante
:
Structure de coût moyen
Prix public 100
TVA 15.68
Marge distributeur 34
Frais généraux 14
Marketing communication 22
Transport 2
Coût des matières premières 9
Coût de conditionnement 5
Frais généraux usine 4
Résultat -5
source : contrôle de gestion interne
La concurrence
Les concurrents de Sun Monoï sont des marques prestigieuses, qui
appartiennent à des sociétés multinationales très
importantes.
· Ambre Solaire, un nom quasi générique, fait partie
du groupe L'Oréal, sous la marque ombrelle des Laboratoires Garnier,
existe en gamme hiver et été.
· Club Méditerranée fait partie du groupe L'Oréal
à travers la société Diparco
· Nivéa (BDF) existe en gamme hiver et gamme été
· Huile de Monoï
· Delial (Société Bayer)
· Corinne de Farme
· Coconut Skol
· Clarins
· Piz Buin
Les trois premières marques totalisent 87% de part de marché.
L'annexe 4 présente le relevé Nielsen des parts de marché
sur le circuit hypermarché qui est particulièrement représentatif
des différentes situations dans la totalité des GMS.
Estimation des marchés proches
A titre indicatif quelques chiffres sur d'autres marchés du rayon
DPH (Droguerie Prafumerie Hygiène)
Les marchés proches en millions de francs
Autres marchés 1990 % 1991 % estimation 1992 %
Gel douche 634 11 710 12 802 13
Dentifrices 1300 7 1395 8 1460 5
Shampooing 1760 8 1950 11 2242 15
Bain de bouche 100 32 124 24 152 22
Crèmes de soins 916 5 1221 33 1421 16
source : Point de Vente et diverses fédérations
La communication de la marque
La communication de la marque est concentrée autour de deux axes
:
communication sur le lieu de vente : PLV
communication à la distribution : argumentaire, catalogue,
En annexe 5 le récapitulatif des budgets publipromotionnels de
la marques est présenté sur 10 ans.
Annexes
Annexe 1 : Résultats financiers de la marque Sun Monoï
Annexe 2 : Répartition mensuelle des ventes sur 10 ans
Annexe 3 : Ensoleillement sur 10 ans
Annexe 4 : Relevé du panel Nielsen
Annexe 5 : Budget publipromotionnel de Sun Monoï sur 10 ans.
Pistes de travail
Calculer le coefficient d'incidence du temps et des budgets consacrés
à la marque, sur les ventes des dix dérnières années.
Calculer, sur base des historiques de ventes et des données exogènes,
les prévisions de vente des références Sun Monoï.
Proposer, avec plusieurs hypothéses météorologiques,
et plusieurs hypothèses de budgets publi-promotionnels, un plan
de
La marque Sun Monoï peut-elle supporter une extension de gamme ?
Quelles seront les nouvelles prévisions de ventes de la marque
?
En choisissent les hypothèses les plus réalistes, établisser
un plan de vente idéal pour Sun Monoï. Calculer alors de chiffre
d'affaires de la marque, sa contribution, sa rentabilité.
Annexe 1 : résultats financiers de la marque Skol
Gamme Skol Référence Quantité vendue année
n-1 1991 Quantité vendue année n 1992 Prix de revient année
n Prix tarif année n CA réalisé année n Stock
usine à la fin de n Retour année n (1) Matière première
et emballage en stock
Gel ultra bronzant indice 0 55 120 108 551 99 620 3,40 10,96 682 288 9
000 2 500 0
Gel ultra bronzant indice 2 55 122 95 780 87 900 3,58 10,68 586 639 14
000 4 400 7 000
Huile bronzante indice 4 55 134 95 780 70 320 3,94 14,03 616 300 13 000
500 650
Huile non grasse en vapo. indice 4 55 034 0 23 440 4,48 17,49 256 188
8 800 0 9 870
Lait bronzant indice 4 55 144 57 468 52 740 3,76 12,56 413 943 120 3 000
500
Lait bronzant indice 6 55 146 31 927 29 300 3,94 13,64 249 743 900 500
3 000
Crème bronzante indice 4 55 154 51 083 46 880 2,69 8,75 256 188
3 200 4 000 15 300
Crème bronzante indice 6 55 156 38 312 35 160 2,86 8,82 193 788
0 1 500 25 871
Crème bronzante indice 8 55 158 31 927 11 720 3,04 10,40 76 131
100 2 658 12 498
Crème bronzante indice 12 55 152 0 11 720 3,22 12,72 93 159 5 320
0 9 875
Lait après soleil protecteur 55 160 127 707 93 760 2,33 10,56 618
717 3 000 3 000 5 000
Lait après soleil auto-bronzant 55 161 0 23 440 4,30 14,70 215
321 9 200 0 8 761
Total 638 535 586 000 4 258 403 66 640 22 058 98 325
(1) déjà compabilisé dans quantité vendue
Annexe 3 : Ensoleillement moyen sur dix ans
Année ensoleillement Température maximale Moyenne temp
Nice Nantes Nice Nantes
1 982 2 619 1 832 30,50 31,00 7 526
1 983 2 640 1 748 31,30 32,60 7 583
1 984 2 660 1 982 32,00 36,20 8 052
1 985 2 684 1 977 34,30 35,20 8 136
1 986 2 711 2 129 32,40 34,10 8 165
1 987 2 642 2 198 31,60 34,20 8 130
1 988 2 616 1 989 34,40 33,10 7 980
1 989 2 554 1 780 31,00 34,30 7 599
1 990 2 679 1 752 32,30 30,60 7 576
1 991 2 800 2 255 35,70 34,60 8 570
1 992 2 864 2 311 35,50 34,70 8 685
2 679 1 996 33,00 34,00 8 025
2 813 2 096 34,00 35,00 8 359
2 545 1 896 31,00 32,00 7 591
Source Ministère de l'équipement, Direction de la météorologie
nationale
Annexe 5 : Budget consacrés à Skol sur dix ans
Année Budget commercial Achat d'espace Budget marketing Inflation
1 982 500 500 950 11,8 1 450 152 2 203,52
1 983 700 120 1 000 9,6 1 120 139 1 552,95
1 984 600 450 1 100 7,4 1 550 129 2 001,09
1 985 900 500 1 000 5,8 1 500 122 1 830,37
1 986 1 700 500 1 200 2,7 1 700 119 2 019,89
1 987 1 650 120 1 400 3,1 1 520 115 1 751,71
1 988 1 700 120 1 300 2,6 1 420 112 1 595,00
1 989 1 800 100 1 500 3,6 1 600 108 1 734,73
1 990 2 000 500 2 300 3,2 2 800 105 2 941,65
1 991 2 200 100 1 850 3,1 1 950 102 1 987,05
1 992 2 392 50 1 790 1,9 1 840 100 1 840,00
2 392 343 1608 2 1 951 101 1 970,51
2 870 411 1930 2 2 341 102 2 387,82
1 930 274 1286 2 1 560 103 1 606,80
Moyenne temp Pression Moyenne Vente skol
Total 1 400 000
1 982 7 526 2 204 0,41 579 119
1 983 7 583 1 553 0,22 313 858
1 984 8 052 2 001 0,41 567 737
1 985 8 136 1 830 0,36 507 797
1 986 8 165 2 020 0,42 591 453
1 987 8 130 1 752 0,34 473 920
1 988 7 980 1 595 0,28 387 100
1 989 7 599 1 735 0,28 392 448
1 990 7 576 2 942 0,64 896 133
1 991 8 570 1 987 0,45 634 340 638
1 992 8 685 1 840 0,42 588 700 586
8 025 7 591 1 971 0,35 490 354
8 359 7 591 2 388 0,48 665 624
7 591 7 591 1 607 0,24 337 596
Annexe 2 : Répartition mensuelle des ventes en quantité
Année Total Jan Fev Mar Avr Mai Juin Juil Aout Sept Oct Nov Déc
1 982 579 117 42 200 65 000 134 000 105 000 64 500 152 000 86 950 39 500
-46 330 -34 747 -17 374 -11 582 579 117
1 983 313 860 23 000 32 500 78 000 58 000 30 100 54 000 48 000 34 200
-25 109 -12 554 -6 277 0 313 860
1 984 567 823 31 000 51 500 132 000 104 000 72 000 96 000 87 000 56 774
-22 710 -22 710 -11 355 -5 677 567 823
1 985 507 630 22 000 40 624 106 638 126 950 54 000 86 326 60 936 66 014
-20 312 -20 312 -10 156 -5 078 507 630
1 986 591 314 21 000 48 000 124 205 130 120 118 291 112 376 107 200 83
900 -53 231 -53 231 -35 487 -11 829 591 314
1 987 473 941 2 150 56 870 94 784 71 088 92 200 90 500 85 306 66 349 -28
435 -28 435 -18 957 -9 478 473 941
1 988 387 119 8 520 20 000 75 210 73 549 77 420 73 549 69 678 55 000 -27
097 -23 226 -15 484 0 387 119
1 989 392 448 19 622 31 396 82 414 98 112 39 245 66 716 47 094 51 018
-15 698 -15 698 -7 849 -3 924 392 448
1 990 896 133 53 768 62 729 224 033 179 227 89 613 143 381 89 613 134
420 -35 845 -26 884 -17 923 0 896 133
1 991 638 535 44 697 51 083 166 019 127 707 127 707 76 624 63 854 63 854
-31 927 -25 541 -12 771 -12 771 638 535
1 992 586 000 46 880 58 600 158 220 111 340 87 900 70 320 70 320 87 900
-46 880 -35 160 -11 720 -11 720 586 000
Répartition moy. en % 5% 9% 23% 20% 14% 17% 14% 12% -6% -5% -3%
-1% 100%
314 838 518 302 1 375 523 1 185 092 852 976 1 021 793 815 950 738 928
-353 573 -298 498 -165 352 -72 060 5 933 918
5 933 918
Prix public 100,00
TVA 1,186 15,68
Marge distributeur 0,4 33,73
Frais généraux 0,28 14,17 50,59
Marketing communication 0,27 13,66
Transport 0,04 2,02
Coût des matières premières 0,21 10,62
Coût de conditionnement 0,08 4,05
Frais généraux usine 0,12 6,07
1,00 100,00
Chap 4 Cas Bekaert
Résumé et questions
C'est un cas d'efficacité de communication d'un niveau de difficulté
élevée.
La société Bekaert, leader mondial sur le marché
des clôtures en acier, est confrontée à une situation
de marché difficile. Un double phénomène se produit
: une baisse des prix généralisée et une baisse de
la consommation globale de clôtures. En tant que leader Bekaert
a toujours défendu une politique de haute qualité qui correspond
à des prix élevés. Mais devant les pertes continuelles
de parts de marché les dirigeants de Bekaert sont décidés
à réagir.
Quels sont les effets de la publicité ? La diversité de
l'offre produit est-elle réellement nécessaire ? Quels sont
les effets de politique de gamme sur le marché ? Quel surcoût
les consommateurs sont prêts à payer pour une marque leader
?
Présentation de la société
"La clôture protège mais laisse passer la vie"
Slogan de Bekaert
Historique de l'entreprise
Bekaert est un groupe international d'origine belge. Le groupe Bekaert
a été fondé en 1880, et reste une des rares sociétés
du monde de l'acier à conserver des capitaux privés. Le
métier de base de Bekaert est la tréfilerie. La tréfilerie
est l'action de rendre un fil d'acier de plus en plus fin, par passage
successif dans des filières de plus en plus étroites.
Bekaert a commencé son commerce en vendant du fil de fer barbelé,
encore appelée ronce artificielle. C'est une utilisation particulière
de fil d'acier tréfilé. Entrer dans le domaine du produit
fini ou semi-fini, au lieu de fournir la matière première,
a toujours été l'ambition du groupe belge. C'est ainsi que
l'entreprise s'est successivement lancée dans le grillage en fil
d'acier, dans la confection de câble de renforcement pour pneumatiques,
dans la mise en oeuvre de cloison de plâtre à base de fil
d'acier, dans la confection de panier à frites et autres ustensiles
de cuisine toujours confectionnés à partir du même
fil d'acier. L'idée sous-jacente est que Bekaert tréfileur
soit le principal fournisseur de Bekaert transformateur. Bekaert est présent
dans 16 pays différents avec 48 usines. Le chiffre d'affaires mondial
est de 13 milliards de francs et l'entreprise emploie 16.000 personnes.
La clôture constitue, à elle seule, un domaine d'activité
stratégique. C'est le seul domaine où la stratégie
d'être son principal fournisseur fonctionne, et Bekaert a trouvé
dans la clôture un très bon moyen de "s'auto-vendre"
du fil d'acier en grandes quantités. Au niveau français
cette activité occupe plus de 200 personnes pour un chiffre d'affaires
de 300 millions de francs sur un marché estimé à
un milliard (pour les produits en aciers).
Dans le marché français de la clôture, Bekaert couvre
avec plus ou moins de succès la totalité des besoins en
clôtures de jardin, en clôtures agricoles et en clôtures
de sécurité.
Philosophie de l'entreprise
La philosophie de la société en matière de clôture
de jardin est bien traduite par le discours du directeur marketing lors
de l'inauguration de Jarditec 1990 :
"Bekaert, c'est la propriété longue durée
Le monde de la clôture et du jardin est passionnant. Il permet d'entrer
dans l'intimité du consommateur, en comprenant mieux ses besoins
de protection et d'aménagement.
Le but de notre communication est de donner une information à la
mesure du leader, complète autant que possible, et, surtout, en
mettant en avant les innovations du secteur.
A l'intérieur du monde du jardinage, la clôture a une double
importance : la protection des biens et des personnes et la mise en valeur
de l'esthétisme du jardin. C'est un double message que nous communiquons
depuis plusieurs années.
Bekaert produit des poteaux et des clôtures de qualité afin
de répondre aux attentes des consommateurs. Les bricoleurs et jardiniers
trouveront dans les gammes Bekaert tous les produits et outils nécessaires
à la protection, de vos biens, mais aussi à la protection
de vos enfants, tout en embellissant votre jardin.
Bekaert c'est une clôture qui protège sans enfermer, la création
d'un espace où il fait bon vivre. Mieux clôturer et laisser
passer la vie tel est notre but."
Ce discours fait suite à une remise en cause des axes de communication.
Jusqu'en 1990 Bekaert communiquait sur un avantage produit : la longévité.
Certaines études ont montré que la longévité
n'est pas le facteur de choix d'un consommateur particulier. Pour lui,
que la clôture dure 15 ou 20 ans n'est pas déterminant dans
son choix.
Les produits de clôture pour jardin
Le segment des clôtures pour jardin se décline en 9 gammes,
qui comprennent au total 320 références. Chacune des gammes
correspond à des utilisations précises.
LE GRILLAGE SOUDÉ
Ce grillage est technologiquement le plus évolué du marché.
Il est fabriqué à base de fils d'acier de grande qualité.
Ses fils verticaux sont durs, ses horizontaux, doux. Les fils sont d'abord
galvanisés, puis soudés, le grillage est ensuite plastifié
par fluidisation en une seule nappe. Cette gamme de grillage est garantie
10 ans contre la corrosion.
L'avantage d'une clôture soudée est sa rigidité qui
facilite la pose, et qui donne un meilleur rendu esthétique.
LA BORDURE
Ce grillage est tissé à partir de fils d'acier durs, préalablement
galvanisés puis plastifiés par extrusion. Bien connue des
jardiniers, la bordure protège les massifs de fleurs. La solidité
des fils d'acier qui composent la bordure permet d'enfoncer directement
le grillage dans le sol.
LE GRILLAGE SIMPLE TORSION
Ce grillage est tissé sous forme de maille en losange. Il est entièrement
composé de fil d'acier dur, galvanisés puis plastifiés.
L'avantage de ce grillage est sa souplesse qui permet de s'adapter à
des terrains accidentés. La pose est plus compliquée et
nécessite plus d'accessoires que pour un grillage soudé.
LES ACCESSOIRES DE POSE
Ils sont indispensables pour poser du grillage, principalement pour attacher
le grillage au poteau et ainsi constituer une clôture. Suivant la
complexité de la pose, le fil d'attache, le fil de tension, les
barres de tension et les tendeurs sont nécessaires.
LES POTEAUX
Ils sont de plusieurs formes : ronds, carrés, poteaux de formes
spéciales et poteaux T et L.
Les poteaux soutiennent le grillage, ils doivent être au moins de
qualité égale à ce dernier. En effet il est plus
facile de changer le grillage que les poteaux qui sont bétonnés
dans le sol.
LES ACCÈS : PORTAILS ET PORTILLONS
Ils constituent les accès aux jardins, et donnent un caractère
supplémentaire à la maison. Leurs vertus décoratives
sont importantes dans le choix du portail adapté.
LA GAMME DE BRICOLAGE
Ce sont des treillis de fils fins qui prennent à volonté
toutes les formes, et permettent toutes sortes d'utilisations. Ils entrent
par exemple dans la confection de cage à oiseaux, de protège-fenêtre,
de protection d'arbres...
LA GAMME ANIMAUX DOMESTIQUES
Lorsque le particulier veut élever des animaux de basse-cour, comme
les lapins les poules ou des cochons, il choisit alors ses grillages dans
la gamme animaux, assez proche en terme de produits des clôtures
agricoles réservées aux professionnels de l'élevage.
LA GAMME DE SÉCURITÉ
Elle est constituée de grillage en panneaux rigides de toutes sortes.
C'est dans les clôtures de jardin la gamme la plus lourde, elle
est issue des clôtures de sécurité réservées
aux professionnels et industriels.
La communication de Bekaert
Bekaert est la seule entreprise du marché de la clôture à
communiquer en direction du grand public. Les budgets sont assez faibles
par rapport à d'autres sociétés sur le marché
du jardinage. Vous trouverez les comparaisons sectorielles et les parts
de voix dans la partie concurrence.
Pour les axes de communication, tant média que création,
Bekaert a subi, ou a fait subir aux différentes agences de publicité,
des changements importants d'une année sur l'autre, jugez plutôt
:
Année Message Média Budget
1988 message d'innovation : Bekaert invente la clôture soudée
TV 2 MF
1989 message de qualité : la clôture Bekaert dure longtemps
presse 1 MF
1990 message général : de belles perspectives d'avenir affichage
1 MF
1991 la protection : mieux clôturer et laisser passer la vie presse
4 MF
1992 aucune communication - -
1993 aucune communication média, mais une politique de marketing
direct - -
Les effets de ces différentes campagnes sont mesurés tous
les ans par des pré-test et post-test. La méthodologie de
ces enquêtes est basée sur le principe de l'enquête
omnibus. 2000 personnes sont interrogées par minitel tous les 15
jours. Ces personnes panélisées répondent aux questions
par minitel, ce qui permet une exploitation très rapide. Les questions
posées sont assez simples, elles sont en principe fermées,
pour que les interviewés répondent rapidement. Le questionnaire
invariable depuis 1988 est le suivant :
Q1 : Possédez-vous un jardin ?
Q2 : Appréciez-vous le jardinage ?
Q3 : Quelles marques de clôtures connaissez-vous ?
Q4 : Parmi ces marques de clôtures lesquelles connaissez-vous, ne
serait-ce que de nom ?
Q5 : Avez-vous acheté une clôture dans les 10 derniers moins
?
Q6 : Si oui, quelle marque ?
Q7 : Avez-vous l'intention d'acheter une clôture dans les 10 prochains
moins ?
Q8 : Si oui, quelle marque ?
Q9 : Qu'est ce que la marque Bekaert évoque pour vous ?
Les principaux résultats de ces enquêtes omnibus sont consignés
dans le tableau ci-dessous :
La question Q1 et Q2 sont des questions filtres les variations d'une année
sur l'autre sont peu importante, 60% des interrogés possèdent
un jardin, et 70% apprécient le jardinage.
Année Q3 (1) Q4 (1) Q5 Q6 (2) Q7 Q8 (3) Q9 (4)
1988 Bekaert 3%Autres 6%NSP 91% Bekaert 9%Autres 12%NSP oui 9%non 91%
Bekaert 32%Autres 21%NSP 47% oui 18%non 82% Bekaert 55%Autres 6%NSP 39%
Solidité 15%Longévité 19%Haut de gamme 6%Innovant
4%
1989 Bekaert 2%Autres 5%NSP 93% Bekaert 9%Autres 15%NSP 76% oui 10%non
90% Bekaert 40%Autres 15%NSP 45% oui 21%non 79% Bekaert 58%Autres 8%NSP
34% Solidité 20%Longévité 21%Haut de gamme 8%Innovant
10%
1990 Bekaert 3%Autres 7%NSP 90% Bekaert 11%Autres 16%NSP 73% oui 12%non
88% Bekaert 35%Autres 12%NSP 53% oui 24%non 76% Bekaert 70%Autres 14%NSP
16% Solidité 25%Longévité 18%Haut de gamme 9%Innovant
6%
1991 Bekaert 4%Autres 7%NSP 89% Bekaert 10%Autres 16%NSP 74% oui 11%non
89% Bekaert 31%Autres 14%NSP 55% oui 19%non 81% Bekaert 67%Autres 15%NSP
15% Solidité 18%Longévité 16%Haut de gamme 10Innovant
8%
1992 Bekaert 3%Autres 8%NSP 89% Bekaert 12%Autres 15%NSP 73% oui 11%non
89% Bekaert 38%Autres 18%NSP 44% oui 11%non 89% Bekaert 61%Autres 16%NSP
23% Solidité 24%Longévité 19%Haut de gamme 13Innovant
4%
1993 Bekaert 3%Autres 10%NSP 87% Bekaert 11%Autres 17%NSP 72% oui 9%non
91% Bekaert 35%Autres 20%NSP 45% oui 10%non 90% Bekaert 57%Autres 16%NSP
27% Solidité 26%Longévité 16%Haut de gamme 15Innovant
6%
(1) La base de répondant est 840 personnes
(2) Ne répondent à cette question que ceux qui ont répondu
oui à Q5
(3) Ne répondent à cette question que ceux qui ont répondu
oui à Q7
(4) Plusieurs réponses possibles, ne répondent à
cette question que ceux qui ont répondu Bekaert à Q8
Les marchés de la clôture
Le marché de la clôture est en fait composé de plusieurs
marchés, tout comme la clôture est elle-même composée
de plusieurs éléments. Chaque marché, et nous étudierons
plus en détail celui de la clôture acier, a ses propres acteurs,
du fabricant au distributeur.
La consommation de clôture en France
LES PRODUITS DE SUBSTITUTION
Il y a plusieurs sortes de produits et de procédés en matière
de clôture. Le plus simple est de les classer par type matériau
utilisé : l'air (c'est à dire pas de clôture), l'eau
(pour les douves de châteaux forts médiévaux), et
plus sérieusement, le végétal, le bois, la pierre,
le béton, l'acier. Chacun de ces matériaux a ses avantages,
les critères de choix habituels sont : le coût, la facilité
de mise en oeuvre et la facilité d'entretien. Les indices de classement
sont résumés dans le tableau suivant :
Type de matériau coût(indice 100 pour la clôture acier
soudée) facilité de mise en oeuvre facilité d'entretien
Végétal (haie naturelle) 60 *** *
Clôture en bois 190 *** **
Mûr de pierre 380 * *****
Clôture béton 150 ** ****
Clôture acier simple torsion 110 *** ***
Clôture en acier soudé 100 **** ***
Clôture électrique en acier 80 ***** ****
Pour chaque type de matériau, il y a une série de fabricants
et des circuits de distribution appropriés. Bekaert se situe dans
le marché des clôtures en acier.
LES COMPOSANTS D'UNE CLÔTURE
Face à tous ces produits de substitution, le consommateur peut
aussi faire des combinaisons. Une clôture se compose du grillage,
c'est l'élément obstruant, de poteau (qui soutiennent le
grillage) et d'accès (portail ou portillon).
Type de grillage Poteau Portillon Portail
Végétal (haie naturelle) sans ou éventuellement des
tuteurs bois ou acier bois ou acier
Clôture en bois bois bois bois
Mûr de pierre sans bois ou acier bois ou acier
Clôture béton béton bois ou acier bois ou acier
Clôture acier simple torsion acier en forme de T et L acier acier
Clôture en acier soudé acier rond acier acier
Clôture électrique en acier bois ou plastique bois ou acier
bois ou acier
LA CONSOMMATION DE CLÔTURE EN FRANCE
Le marché de la clôture, tous circuits de distribution et
tous types de clôtures, est estimé à 1 milliard de
francs. De réelles statistiques n'existent que sur les circuits
audités par Nielsen, c'est à dire les GMS, les jardineries,
les LISA (Libre Service Agricole).
La courbe de vente valeur baisse plus vite que la courbe de vente quantité.
Ce phénomène traduit une baisse du prix moyen. Cette baisse
s'analyse par deux facteurs :
· le glissement de la consommation vers des produits bas de gamme,
donc moins cher unitairement
· la pression des distributeurs qui souhaitent répercuter
la baisse de cours de l'acier brut aux clôtures en espérant
relancer la consommation de clôtures acier.
LES TENDANCES
La tendance est plutôt aux produits naturels. La haie de thuya ou
de cyprès a aujourd'hui les faveurs du public. Mais aucune statistique
de vente n'existe sur ce type de clôture.
Pourtant les inconvénients d'une clôture végétale
sont nombreux :
· temps de pousse, à moins d'acheter des arbres adultes,
il faut au moins 3 ans pour obtenir un feuillage qui coupe la vue et au
moins 5 ans pour que la clôture soit infranchissable
· l'entretien, il faut régulièrement tailler la haie
· enfin, il faut doubler cette haie d'une clôture acier pour
empêcher les animaux d'entrer ou de sortir du jardin
Dans un souci d'harmonie avec le voisinage, il est recommandé,
notamment dans les lotissements, d'utiliser un seul type de clôture.
C'est alors à l'architecte ou au syndic de décider par un
cahier des charges le type de clôture autorisé. Par la force
de l'habitude, il s'agit souvent de grillage simple torsion sur poteaux
profilés (T et L).
Un nouveau type de clôture en PVC fait son apparition. Elle existe
en plusieurs couleurs (dont le blanc qui est très apprécié),
elle est sans entretien et elle semble avoir une très bonne longévité.
Deux facteurs semblent freiner son introduction massive : le coût
élevé et la difficulté de pose (nombreux accessoires
et montages complexes).
La concurrence
LES CONCURRENTS DIRECTS DE BEKAERT
Les concurrents directs sont les fabricants de clôtures en acier.
La plupart d'en eux fabriquent, ou font fabriquer, les poteaux, accessoires
de clôture ainsi que les portillons pour avoir une offre globale
sur le marché. Certains concurrents comme TréfilArbed font
partie de grands groupes d'aciéristes (Usinor-Sacilor et Arbed),
d'autres comme Place ou Dirickx sont encore des entreprises familiales
qui n'ont qu'un rayonnement national, voire régional.
Relevés Nielsen
Circuit total France
Marché des grillages aciers Univers du circuit 2587 Date : 3 mars
1993
Unité quantité : en 1000 de rouleaux de 25 m
Unité valeur : en millions de francs Période de 12 mois
1992 N° de la page 1
Vente valeur Vente quantité Achats Stocks Appr. DN DV Rup. % Achat
DN/DV % Vente DN/DV Stock M Vent MM Prix M Achat M
Marché Total 409.2 1636.9 1210.8 90.1 1.71 100 1 98 100 35 249.98
100% 100% 100% 100% 100 0 99 100 53 239
Bekaert 145.27 488.94 261.53 16.94 0.48 45 1 91 93 15 297.10
35.50% 29.87% 21.60% 18.80% 63 0 93 95 35 56
Dirickx 122.72 598.78 497.64 38.38 0.70 35 0 95 99 42 204.95
29.99% 36.58% 41.10% 42.60% 30 0 96 100 55 101
Tréfilarbed 64.94 291.70 380.19 30.99 0.96 29 2 90 93 44 222.63
15.87% 17.82% 31.40% 34.40% 29 2 93 96 32 82
Place 40.88 205.27 72.65 3.78 0.35 62 2 57 61 2 199.15
9.99% 12.54% 6.00% 4.20% 69 1 62 69 11 25
LA PIGE PUBLICITAIRE 1991
Pige des investissements publicitaires sur le marché de la clôture
acier en 1991
Support Bekaert Dirickx Tréfilarbed Place
Télé 7 Jours 5 parutions néant néant néant
Télé Star 4 parutions " " "
Télé Poche 3 parutions " " "
Télé Loisirs 5 parutions " " "
Le Chasseur Français 2 parutions " " "
Art et Décoration 2 parutions " " "
Mon Jardin, Ma Maison 3 parutions " " "
L'ami des jardins 2 parutions " " "
Vivre au Jardin 3 parutions " " "
Maison & Travaux 2 parutions " " "
Maison Individuelle 2 parutions " " "
Système D 2 parutions " " "
Maison Bricolages 2 parutions " " "
Source : presse professionnelle
La distribution de clôtures acier en France
Les consommateurs peuvent trouver de la clôture en acier dans les
circuits suivants :
· Hypermarchés (Carrefour, Auchan, Leclerc, Intermarché,
Casino...)
· Grandes Surfaces de Bricolage (Leroy Merlin, Castorama, Monsieur
Bricolage...)
· LISA (Gamm Vert, Magasin Vert...)
· Jardinerie (Jardiland, Truffaud...)
· Quincaillerie
· Marchand de matériaux (Point P, Gedimat)
Les produits de clôture en acier, même s'ils génèrent
un chiffre d'affaires intéressant, posent quelques problèmes
à la distribution :
Faible rotation
Produit encombrant et difficile à manipuler
Les consommateurs demandent de nombreux conseils avant l'achat d'une clôture
La situation de Bekaert
Part de marché
Sur le marché total des clôtures seuls les chiffres de clôtures
en acier sont connus.
Part de marché valeur en % Part de marché de Bekaert Part
de marché du concurrent n°1 Évolution du segment entre
1990 et 1992
Grillage Simple Torsion 43 18 -3
Bordure 48 22 -0.7
Grillage soudé 62 19 +4
Gamme bricolage 67 11 +4
Gamme animaux 56 23 -7
Total marché clôture acier 56 23 -3
source : Nielsen 1992
Étude qualitative
Bekaert a mené, à travers un institut de sondage, une étude
qualitative de type usages et attitudes. Le but de ce type d'enquête
est de mieux comprendre le comportement des consommateurs particuliers
vis à vis de la clôture, et d'essayer d'analyser leurs processus
d'achat et leurs facteurs de décision.
A la suite de cette étude les axes de communication ont été
changé, ainsi que les priorités de développement
produit. Les résultats de cette étude marketing ont fait
prendre conscience aux dirigeants de Bekaert qu'ils avaient une vue trop
orientée vers la fabrication de grillage.
Les principaux enseignements sont les suivants :
Les motivations d'achat d'une clôture en acier :
uniformité par rapport au voisinage, arrivée d'enfants dans
le jardin, arrivée d'animaux dans le jardin, arrivée d'animaux
chez les voisins, besoin de se sentir chez-soi, protection contre l'intrusion,
bien délimiter son terrain.
Les freins pour la pose d'une clôture en acier :
prix élevé, travail lourd et fatigant, besoin de ciment
pour sceller les poteaux dans le sol, esthétique peu encourageante
des clôtures du marché, complexité des différents
accessoires.
Processus d'achat :
en général visite de 3 points de vente pour comparer les
diverses solutions en terme esthétique et de prix, le choix se
fait sur les conseils d'un vendeur lorsqu'il y en a un, le prix global
de la clôture est difficile à évaluer du fait des
nombreux éléments qui la constituent.
Remarques diverses :
la livraison à domicile pour ce type de produit lourd n'est pas
proposée par les magasins, pour ce produit utilitaire la marque
n'a pas d'importance, difficulté de faire la différence
entre les produits d'une même marque, à l'intérieur
du magasin les produits sont difficiles à trouver, il n'y a pas
d'explication sur le montage d'une clôture et il faut se débrouiller
seul.
Pistes de travail
Quelles sont les particularités d'un produit anomal, comme la clôture
?
Quel est l'effet de la publicité sur la notoriété
de l'entreprise, de ses marques ?
Les dirigeants de Bekaert doivent-ils investir à nouveau dans une
campagne publicitaire ? Avec quels résultats prévisionnels
?
Quel serait l'effet d'une communication collective des fabricants de clôtures
en acier sur la consommation ?
La politique de produit est-elle adaptée aux nouvelles données
du marché ? Comment l'adapter ?
Comment interpréter les comportements des consommateurs pour mettre
en place une meilleure stratégie de communication ?
Comment arrêter la baisse des prix, alors que les acteurs du marché
(concurrents, fournisseurs d'acier, distributeurs et consommateurs) l'activent
?
Quelle attitude adopter vis à vis des produits de substitution
?
De manière générale, comment gérer une marque
haut de gamme de produits anomaux, en accord avec leurs politiques de
communication ?
Relevés Nielsen
Circuit total France
Marché des grillages aciers Univers du circuit 2587 Date : 3 mars
1993
Unité quantité : en 1000 de rouleaux de 25 m
Unité valeur : en millions de francs Période de 12 mois
1992 N° de la page 1
Vente valeur Vente quantité Achats Stocks Appr. DN DV Rup. % Achat
DN/DV % Vente DN/DV Stock M Vent MM Prix M Achat M 13 14
Marché Total 409,2 1636,9 1210,8 90,1 1,71 100 1 98 100 35 249,98
100,00
100,00% 100,00% 100,00% 100,00% 100 0 99 100 53 239
Bekaert 145,27 488,94 261,53 16,94 0,48 45 1 91 93 15 297,10 56,35
35,50% 29,87% 21,60% 18,80% 63 0 93 95 35 56
Dirickx 122,72 598,78 497,64 38,38 0,70 35 0 95 99 42 204,95 99,97
29,99% 36,58% 41,10% 42,60% 30 0 96 100 55 101
Tréfilunion 64,94 291,70 380,19 30,99 0,96 29 2 90 93 44 222,63
54,72
15,87% 17,82% 31,40% 34,40% 29 2 93 96 32 82
Place 40,88 205,27 72,65 3,78 0,35 62 2 57 61 2 199,15 14,48
9,99% 12,54% 6,00% 4,20% 69 1 62 69 11 25
Total non imprimé 91,35% 96,81% 100,10% 100,00%
Chap 5 Cas Popsy
Résumé et questions
C'est un cas de positionnement d'une difficulté moyenne.
Popsy est un dentifrice pour enfants. L'entreprise Beecham qui exploite
cette marque possède aussi deux autres marques de dentifrice :
Aquafresh et Teelak. Chacune a son positionnement et Beecham évalue
régulièrement la pertinence de ceux-ci. L'entreprise est
étudiée dans sa globalité pour mettre en évidence
les évolutions possibles.
Comment peut évoluer la marque Popsy dans le portefeuille d'activité
de l'entreprise ? Quelles sont les directions possibles pour le développement
de la gamme Popsy ? Quel sera le nouveau positionnement de la marque ?
Présentation de l'entreprise
Au niveau mondial
Beecham est un laboratoire pharmaceutique international d'origine anglaise,
il se figure en 2ème ou 3ème position mondiale suivant les
classements (chiffre d'affaires mondial 28 milliards de francs). Son activité
est centrée sur la santé, mais historiquement le laboratoire
est aussi fabricant de produit d'hygiène-beauté.
Au total, médicaments et cosmétiques, ce sont 300 marques
dans 130 pays qui sont exploitées. Certaines marques sont mondialement
connues comme l'antibiotique Clamoxyl, les dentifrices Aquafresh et Macleans,
les produits coiffants Brylcream.
La plus grande partie du chiffre d'affaires et du profit viennent de la
vente de médicaments. Quasiment tous les budgets de recherche et
développement sont attribués au marché de la santé.
La culture de l'entreprise est réellement orientée vers
l'activité de laboratoire médical.
Le réel know-how de l'entreprise est plus centré sur la
recherche moléculaire que dans la vente de crème de beauté.
Néanmoins les dentifrices sont considérés comme étant
à la frontière entre les produits cosmétiques et
santé. Il est vrai que le développement de ce marché
s'est toujours fait sur des innovations importantes : action du fluor,
action du calcium, découverte du fluor GP, système protecteur
pour les gencives, produits anti-tartres...
Les dentifrices bénéficient donc de toute la recherche fondamentale
et appliquée du groupe, et l'équipe de recherche est composée
de plus de 35 chercheurs dans ce domaine.
Au niveau France
La première filiale française : Beecham Medicines est concentrée
sur les médicaments, principalement ceux qui sont remboursés
par la Sécurité Sociale, souvent délivrés
uniquement sur ordonnance (inscrit au tableau A et soumis à une
AMM : Autorisation de Mise sur le Marché). Cette filiale réalise
en 1992, 550 millions de francs de chiffre d'affaires avec une rentabilité
à deux chiffres malgré les frais généraux
très lourds payés à la maison mère en Angleterre.
Ces frais généraux se trouvent à la fois inclus dans
le prix de revient standard des produits et dans les frais de structure.
La deuxième filiale française est un centre de production
situé en Normandie. Cette usine produit, pour l'Europe, tous les
produits d'hygiène-beauté sauf les dentifrices (qui sont
eux produit en Allemagne pour toute l'Europe).
Finalement, pour suivre le développement des circuits de distribution
moderne (type GMS) le groupe anglais a créé une troisième
filiale en 1975 : Beecham Cosmetics France. L'entreprise a accompagné
les marques dans le passage de la pharmacie ou de la parfumerie au libre
service. Certaines marques continuent à être vendue dans
les deux circuits, comme Popsy le dentifrice pour enfants vendu à
la fois en GMS et en pharmacie, ou Aquavelva vendu en GMS et en parfumerie.
Très rapidement, pour étoffer son volume d'activité,
Beecham Cosmetics France a acheté l'entreprise française
Williams, bien connue pour sa gamme de produit de rasage.
L'entreprise comprend maintenant deux départements :
Premièrement le département hygiène-beauté
avec les marques suivantes :
Pento produit coiffant masculin
Aquafresh dentifrice et brosse à dents
Popsy dentifrice pour enfants
Williams mousse et gel de rasage
Quickies démaquillant
Aqua Velva douche gel douche
Aqua Velva lotion après rasage et gel douche
Badedas bain moussant et gel douche
Savane produit parfumant pour homme
Polident nettoyant d'appareil dentaire
Scherk produit de soin pour jeunes
QuickargileQuickavocat masque de beauté
Teelak dentifrice anti-tache
Coconut Skol produit solaire
Deuxièmement Beecham possède la marque UHU, colles de papeterie
et de bricolage, qui constitue le département chimie :
UHU bricolage colle de bricolage
UHU papeterie colle de bureau et scolaire
UHU industrie colle pour l'industrie
Les parts de marché des différentes marques sont synthétisées
dans le tableau suivant :
Part de marché de la marqueen 1991 Part de marché concurrent
n°1 Part de marché concurrent n°2 Part de marché
concurrent n°3 Croissance du marché annuel en %
Pento 9 35 25 25 20
Aquafresh 13 16 12 9 7
Popsy (1) 65 12 6 2 15
Polident 36 15 12 9 2
Williams 25 21 13 9 5
Quickies 85 10 5 0 31
Aqua Velva 48 19 9 5 -8
Teelak 0.2 15 12 11 8
QuickArgile - Avocat 18 23 11 8 6
Badedas 6 56 18 15 -6
Sherck 5 59 15 8 9
Savane 12 22 14 12 4
UHU Bricolage 16 28 19 17 -6
UHU Papeterie 35 31 26 15 -15
UHU Industrie 6 11 9 9 -11
(1) sur le marché des dentifrices enfants
Un bilan financier a été réalisé pour Popsy
unité en milliers, CA en millions
Unités vendues en 1991 toute référence (en milliers)
1 499
Chiffres d'affaires réellement encaissé (toutes remises
déduites) 11095
Prix de revient 5309
Frais généraux 3059
Total des remises (avant et arrière) consenties (1) 2219
Budget marketing média 450
Budget marketing hors média 1560
Profit de la marque 717
% du profit / CA 6%
% du budget marketing / CA 18%
% des frais généraux / CA 28%
Prix moyen 7.44 F
% de remise / chiffre d'affaires théorique (2) 17%
(1) ces remises sont déjà déduites du CA de la marque.
(2) le chiffre d'affaires théorique est le CA sans remise, qui
correspond au prix tarif avant remise
Source : interne
Structure de l'entreprise de Beecham en France Organigramme simplifié
Directeur Général Beecham Medicines France
Directeur marketing commercial
Directeur administratif et financier
Directeur Général Beecham Cosmetics France
Directeur marketing communication
Chef de groupe produits masculins
1 chef de produit
1 chef de marque Williams
Chef de groupe produits unisexes
1 chef de produit
1 chef de marché dentifrice
1 assistante étude
Chef de groupe UHU
3 chefs de produits
Directeur commercial
Directeur administratif et financier
Directeur des ressources humaines
Directeur Général du centre de production
Responsable qualité et recherche appliquée
Responsable des achats et des stocks
Responsable du Planning
Responsable de la production
Les trois directeurs généraux sont sous la responsabilité
de membres du comité de direction anglais respectivement le Directeur
Medicines Zone Europe, le Directeur Cosmetics Zone Europe, et le Directeur
Technique.
Projets du groupe pour la France
La volonté affirmée du Groupe est d'exploiter les marques
européennes de parapharmacie en France. La distribution pharmaceutique
est très développée en Angleterre, Beecham y a des
parts de marché importantes, et compte mettre à profit ce
savoir-faire pour implanter en France une ou plusieurs gammes de parapharmacie.
Beecham a raté plusieurs lancements dans ce domaine. Par exemple
en 1988 : le dentifrice contre les dents tachées est lancé
avec succès par Denivit (société Coparel Vademecum),
alors que Beecham vend déjà en France un dentifrice anti-taches
Teelak qui n'a jamais enregistré le dixième des ventes de
Denivit. Autre exemple les bains de bouches : Beecham est leader sur ce
marché en Allemagne avec les produits Odol, malgré cela
Beecham s'est laissé prendre de vitesse par Colgate et son bain
de bouche Actibrush. On peut chiffrer le manque à gagner en chiffre
d'affaires de ces deux opérations à une trentaine de millions.
Donc Beecham entend prendre des positions significatives sur tous les
marchés qui sont à la limite de l'hygiène-beauté
et de la pharmacie.
Et bien sûr continuer à gérer au mieux les marques
existantes.
Revue de marque Popsy
Tour d'horizon des produits dentaires Beecham
Le groupe Beecham a, aujourd'hui, une position mondiale sur le marché
des dentifrices, avec sept marques exploitées : Macleans, Aquafresh,
Sensitive, Dr. Best, Odol, Popsy et Teelak.
C'est en 1985 que Beecham a lancé avec le succès qu'on connaît
le dentifrice Aquafresh, quatre ans après ce produit dépassait
les 10% de part de marché, au nez et à la barbe de Colgate,
Signal et Henkel. Preuve qu'un bon positionnement vaut de l'or. En 1988
Beecham lance Aquafresh Sensitive, un dentifrice spécial dents
et gencives sensibles. En 1989 troisième et dernier de la famille
Aquafresh : l'Anti-tartre. Avec cette gamme complète Beecham obtient
en 1991, plus de 13% de part de marché. En 1991, Beecham lance
une brosse à dent à la marque Aquafresh. Et s'apprête
à lancer un bain de bouche, qui deviendrait le cinquième
produit de la gamme.
Autre produit dentaire de la société, Teelak. Sa formule
légèrement abrasive enlève la nicotine qui est déposée
et révélée par la plaque dentaire. Il est positionné
comme un dentifrice anti-tache "spécial fumeur". Ses
ventes n'ont jamais atteint de résultats encourageants. Teelak
contribue peu à la réussite de Beecham sur le marché
dentaire.
Enfin Popsy, historiquement c'est le premier dentifrice à succès
de Beecham en France.
Historique de Popsy en France
Dès 1980 Popsy est leader des dentifrices pour enfants. Sa mascotte,
l'éléphant rose, est bien connue de toutes les mamans et
de tous les enfants. Popsy c'est une gamme de 5 produits, qui encore aujourd'hui
reste inchangée dans sa structure :
1 tube 75 ml parfum Coca Cola
1 tube 75 ml parfum Framboise
1 tube 75 ml parfum Chewing-gum
1 brosse à dents spéciale enfant
1 kit de brossage comprenant : un tube, une brosse à dent, et un
gobelet.
Seul changement dans la gamme, le goût Coca-Cola est changé
en Fruit Exotique.
En 1987, la formule et le packaging de Popsy changent. La pâte devient
un gel translucide, et le design est modernisé. Mais la mascotte
reste et l'éléphant rose continue de figurer, un peu rajeunit,
sur les étuis de Popsy.
LES RÉSULTATS DE POPSY
La part de marché de Popsy peut s'observer de deux angles. Par
rapport au marché total des dentifrices, ou par rapport au marché
des dentifrices enfants.
Marché 1991 Part de marchéen millions de francs CA consommateurs
TTC
Marché total des dentifrices 1.300 millions francs
Part de marché Popsy 1.7%Soit 23 millions de francs
Marché des dentifrices enfants 35 millions francsSoit 2.7% du marché
total
Part de marché Popsy 65%
Source : FSF, en millions de francs TTC prix consommateur
Depuis 10 ans les ventes de Popsy progressent chaque année. Aujourd'hui,
c'est presque 1,5 millions d'unités vendues toutes références
confondues.
LE DENTIFRICE POUR ENFANT
Comme les dentifrices pour adultes, la commercialisation des dentifrices
enfants est soumise à un visa (visa PP). Les particularités
des dentifrices enfants sont les suivantes :
goût mentholé moins puissant, pour éviter
teneur en fluor deux à trois fois inférieure
présence de calcium qui facilite la fortification des dents
L'avantage des dentifrices enfants est de rendre le brossage ludique.
L'apprentissage de l'hygiène bucco-dentaire devient un jeu pour
les enfants et les parents. Suivant l'âge de l'enfant les problèmes
à résoudre sont différents :
· 18 mois à 2 ans, les enfants font semblant de se laver
les dents (sans eau)
· 2 à 4 ans, problème ergonomique, la brosse doit
être adaptée à la petite taille de la main et de la
bouche, les enfants aiment jouer avec l'eau et le brossage est un plaisir.
· 4 à 6 ans, problème de formule, besoin de fluor
et calcium, les enfants aiment jouer à faire comme papa et maman
le brossage est un moment de détente.
· 6 à 8 ans, problème ludique, les enfants ne veulent
plus se brosser les dents, c'est du "temps perdu", il faut amuser
les enfants pour les inciter à se brosser les dents.
· 8 à 10 ans, problème de récompense, l'enfant
doit être récompensé pour chaque brossage, ils ne
veulent plus utiliser de produits pour enfant, mais des produits "pour
les grands".
A partir de 10 ans les enfants se lavent les dents avec le dentifrice
des parents (même s'ils trouvent que la puissance du goût
de la menthe est gênante). Les adolescents n'ont pas de dentifrice
spécifiquement pour eux.
SEGMENTATION DU MARCHÉ
Le consommateur a un choix important de produits.
Poids des segments en valeur
Segments 1991 Part du marché bucco-dentaire Part du marchédentifrice
Dentifrices familiaux 36 50
Dentifrices paramédicaux 18 25
Dentifrices cosmétiques 10 14
Dentifrices naturels 4 6
Dentifrices enfants 1.9 2.7
Autres dentifrices 1.6 2.3
Brosse à dents 20.5
Bain de bouche 7.5
Total 1.8 milliard 1.3 milliard
Part de marché en valeur, source FSF
Positionnement des dentifrices
Les dentifrices cosmétiques ont une promesse de beauté des
dents. Le type même est Ultra-Brite (Colgate-Palmolive), le dentifrice
qui fait pousser les roses entre les dents d'un blanc éclatant.
Ou encore se sont des dentifrices qui, fort en goût, donne une bonne
haleine.
Les dentifrices paramédicaux sont des dentifrices plus sérieux,
ils s'attaquent à un problème spécifique : les caries,
les gencives, le tartre. Ils sont sobres dans leurs présentations,
Fluoryl (Scad) est un dentifrice paramédical sans promesse spécifique,
Sanogyl (Elida-Gibbs-Fabergé) est un dentifrice paramédical
avec une forte promesse pour les gencives.
Les dentifrices familiaux sont polyvalents. Ils conviennent à toute
la famille. Le succès d'Aquafresh 3, sur ce segment, s'explique
par son positionnement triple action. Depuis de nombreux produits sont
entrés dans ce créneau, les shampooings plus après-shampooings,
les savons-crème. Les 3 actions d'Aquafresh sont de renforcer la
protection des gencives, de rafraîchir l'haleine, d'aider à
lutter contre les caries. Ces promesses sont un bon résumé
des qualités des dentifrices familiaux.
Distribution
LIEU D'ACHAT
Répartition des circuits de distribution en volume
Circuit de distribution 1990 1991 1992
GMS 78 81 80
Pharmacie 20 16 18
Autres 2 3 2
source FSF et fabricants
Popsy est encore vendu en pharmacie, mais ce circuit en représente
que 7% des ventes.
La plupart des grandes surfaces référencent Popsy. La gamme
complète est vendue dans 650 hypermarchés, 3600 supermarchés,
850 supérettes, 65 magasins populaires.
IMPORTANCE DU MARCHÉ BUCCO-DENTAIRE POUR LA DISTRIBUTION
Pour mieux mesurer le poids de ce marché voici quelques chiffres
sur d'autres marchés du rayon DPH (Droguerie Parfumerie Hygiène)
Les marchés proches en millions de francs
Autres marchés 1990 % 1991 % estimation 1992 %
Gel douche 634 11 710 12 802 13
Dentifrices 1298 7 1395 8 1460 5
Brosse à dents 348 5 360 3 380 5
Bains de bouche 62 138 135 125 180 32
Total dentaire 1708 9 1890 11 2020 7
Shampooing 1760 8 1950 11 2242 15
Déodorant 1560 4 1607 3 1671 4
Crèmes de soins 916 5 1221 33 1421 16
source : point de vente et diverses fédérations
Le marché des dentifrices est le troisième marché
de l'hygiène-beauté, et le marché des soins dentaires
est le deuxième marché.
La concurrence
Sur un marché de cette importance, il est normal de voir apparaître
des marques qui appartiennent à des sociétés multinationales
très importantes.
SEGMENT DES DENTIFRICES ENFANTS
Grande distribution : Prim'Age, "Les tendres dentifrices des petits"
Vente exclusive en pharmacie : Fluokids (Goupil) "La bonne santé
des dents n'attend pas le nombre des années." Slogan Fluokids.
Fluokids existe en deux versions : 2-6 ans et 6-10 ans. Les brosses à
dents existent aussi en deux versions.
SEGMENT DES DENTIFRICES ADULTES
Grande distribution
Signal, Sanogyl, Pepsodent, Très-Prés, Gibbs (Groupe Lever
Elida Gibbs)
Colgate, Tonygencyl, Ultra-Brite, Plax, Acti-Brush (Colgate-Palmolive)
Vademecum, Denivit (Coparel)
Fluoryl (Scad)
Teraxyl (Henkel)
Email Diamant (Santé Beauté)
Jordan, Bioseptyl (La Brosse et Dupont)
Pharmacie
Fluocaril, Parogencyl (Goupil)
Blendamyl (Blendapharm)
Specia (Rhône Poulenc)
Elavdium (Pierre Fabre)
Les nouveaux produits possibles
Plusieurs produits, concernant le marché des enfants, sont à
l'étude. Ils pourraient être lancés sous la marque
Popsy, ou sous une autre marque.
Savon liquide coloré, dont la couleur disparaît au rinçage
Savon solide flottant, non soluble dans l'eau, avec de formes ludiques
Dentifrice en doseur avec des rayures de toutes les couleurs (6 couleurs
possibles simultanément)
Support mural comprenant, un flacon de savon liquide, un doseur de dentifrice
rechargeable, un support de brosse à dents, un support de serviette
de toilette.
Objets ludiques pour le bain (moulin à eau, animaux flottants...)
Shampooing doux qui ne pique pas les yeux
Crème nutritive et hydratante pour lutter contre le froid
Dentifrice en gel goût : vanille, menthe-chocolat, cannelle, banane,
fraise, menthe blanche, raisin...
Dentifrice transparent sans goût précis (style gelée)
Questions et pistes de travail
Faire analyse du portefeuille de produits de Beecham (de type BCG ou autres)
Étudier l'incidence, en terme de positionnement de la marque, des
lancements de produits.
La marque Popsy peut-elle supporter une nouvelle gamme spéciale
adolescent ? Et la marque Aquafesh ?
La marque Popsy peut-elle supporter des lancements de produits hors du
marché bucco-dentaire ?
Plus généralement quelle politique de gamme sur le marché
global bucco-dentaire préconisez-vous ?
Part de marché de la marque Part de marché concurrent n°1
Part de marché concurrent n°2 Part de marché concurrent
n°3 Croissance du marché annuel en %
Pento 9 35 25 25 20
Aquafresh 11 15 12 8 8
Popsy (1) 65 12 6 2 15
Polident 36 15 12 9 2
Williams 25 21 13 9 5
Quickies 85 10 5 0 31
Aqua Velva 48 19 9 5 -8
Teelak 0,8 15 12 11 8
QuickArgile - Avocat 18 23 11 8 6
Badedas 6 56 18 15 -6
Sherck 5 59 15 8 9
Savane 12 22 14 12 4
UHU Bricolage 16 28 19 17 -6
UHU Papeterie 35 31 26 15 -15
UHU Industrie 6 11 9 9 -11
(1) sur le marché des dentifrices enfants
Annexe 4 : Rentabilité des marques 1992
MARQUES Unités vendues (en 1000) CA Théorique (1) CA Réel
(2) 1992 Prix de revient (3) 1992 Frais généraux (4) Promotion
commerciale (5) Publicité Média Budget marketing Profit
Pento 2 358 24 374 22 158 4 875 6 109 2 216 225 1 000 9 949
Williams 3 929 45 124 36 987 13 479 10 197 8 137 5 100 5 360 2 851
Aqua Velva 541 5 018 4 182 1 204 1 153 836 268 980 577
Total marché masculin 6 828 74 516 63 327 19 558 17 459 11 189
5 593 7 340 13 377
Quickies 297 2 110 1 835 335 506 275 312 320 362
Polident 98 984 856 252 236 128 224 120 24
Sherck 130 1 578 1 372 247 378 206 0 100 647
Quick argile -avocat 52 641 557 98 154 84 550 130 -374
Aquafresh 15 356 107 704 89 753 32 177 24 745 17 951 13 578 6 580 12 673
Popsy 2 499 13 314 11 095 5 309 3 059 2 219 450 1 560 717
Badedas 102 1 664 1 387 416 382 277 0 320 269
Total marché unisexe 18 534 127 995 106 855 38 833 29 460 21 140
15 114 9 130 14 318
Lancaster et Monteil 1 230 129 000 121 589 62 312 33 522 7 411 6 587 4
598 14 570
TOTAL COSMETIQUE 26 592 331 511 291 771 120 703 80 441 39 740 27 294 21
068 42 266
UHU 17 650 158 681 125 400 49 872 34 573 33 281 5 874 11 258 23 823
TOTAL BEECHAM 44 242 490 193 417 171 170 575 115 013 73 022 33 168 32
326 66 089
(2) CA Réel est le CA réellement encaissé par l'entreprise
déduction faite de toutes remises
(3) Le prix de revient comprend, les matières premières,
le frais de fonctionnement de l'usine, la logistique, et les frais généraux
de recherche européen.
(4) Les frais généraux comprennent tous les coûts
liés à la commercialisation des marques, salaires, locaux,
voitures, plus le partage des frais de structure europe...
(5) Promotion commerciale uniquement remise prix, comprend toutes les
remises avant et arrière accordées à la distribution,
les montants sont déjà déduits du CA réel
Unité 2 499
CA 11095
Revient 5309
Fraix généraux 3059
Promo com 2219
pub 450
makt 1560
Profit 717
% de profit 6%
% com mkt 18%
% frais 28%
Prix moyen 4,44 F
% de remis 17%
Chap 6 Cas Adémarc
Résumé et questions
C'est un cas de diversification d'une difficulté moindre.
Adémarc est fabricant de PLV en acier et ses bons contacts avec
la distribution l'ont amené à fabriquer pour une chaîne
de magasins sport des chariots de golf en acier. Cette dernière
activité prend de plus en plus d'importance, tant en terme de marge
que de chiffre d'affaires et surtout en possibilités de développement.
La stagnation des investissements en PLV des entreprises, et le développement
du nombre de parcours de golfs et de golfeurs remettent en question les
choix de développement d'Adémarc.
La société Adémarc doit-elle se diversifier sur le
marché du golf, et de quelle manière ? Quelles sont les
conséquences de cette diversification ?
Présentation de la société
"La PLV est le dernier message avant l'achat" Slogan d'une publicité
Adémarc
Son métier de base est la PLV, et Adémarc
Adémarc et la PLV
Si on s'arrête à une définition simple des produits
de l'entreprise Adémarc, on peut dire qu'elle fabrique des présentoirs
de toutes formes en métal et tôle emboutie. Si on adopte
un discours technologique, alors l'entreprise est spécialisée
dans le traitement de l'acier sous forme de tube, fil et tôle, en
partant du stade de matériaux bruts pour arrivé aux produits
finis emballés. Avec un troisième éclairage, sous
l'aspect du marché, et vous vous en doutez il est beaucoup plus
riche, Adémarc cherche augmenter les ventes de ses clients, fabricants
de PGC , par la présentation judicieuse des produits promotionnés.
Les dirigeants de la société Adémarc ont très
tôt compris que les éléments de PLV n'étaient
pas simplement des meubles de rangement et de présentation, mais
surtout des stimulateurs, certains disent des "booster", de
vente et de rotation des produits. Cette bonne appréhension des
besoins de leurs clients a eu trois conséquences : au niveau du
consommateur final, des distributeurs et des structures internes.
Pour réaliser de "bonnes" PLV, c'est à dire celles
qui font vendre, il est impératif de bien connaître les motivations
des consommateurs finaux. Il faut étudier les comportements d'achat
et principalement ceux des achats d'impulsion. Adémarc est membre
actif du Syndicat de la PLV, et est à la tête de plusieurs
commissions d'études sur le consommateur. De plus Adémarc
a mené plusieurs études qualitatives qui étaient
en fait des prolongements des études du Syndicat. On peut dire
qu'Adémarc est un des trois fabricants français de PLV les
mieux informés sur son métier.
Tout naturellement, puisque ses produits finissent en magasins, Adémarc
s'est tourné vers les distributeurs, et ce à deux titres.
Le premier pour élargir son cercle de clientèle, la distribution
est elle-même forte consommatrice de PLV, sous une autre dénomination
de matériel de magasin. Le deuxième vise, par contre, un
autre but : Adémarc veut que ses fabrications de PLV portent le
"cachet moral" de la distribution. De telle sorte qu'un fabricant
de produits, client d'Adémarc, soit certain de trouver, une compréhension
des consommateurs, mais aussi la certitude que les PLV seront bien acceptées
par la distribution. C'est là une démarche originale et
qui a porté ses fruits, car effectivement Adémarc est reconnu
par les distributeurs comme un bon fabricant de PLV, et les fournisseurs
qui arrivent avec une PLV signé Adémarc ont moins de problèmes
que les autres à faire accepter l'opération par le distributeur.
Enfin, Adémarc a adopté une structure et une organisation
de travail originales par rapport à ses concurrents. Le département
commercial est très peu développé, et ce sont surtout
des créatifs, volumistes , techniciens qui sont en contact avec
les clients. Si les dirigeants d'Adémarc ont choisi cette solution,
c'est pour plusieurs raisons :
· la forte rotation des commerciaux qui n'hésitent pas à
partir à la concurrence avec leurs fichiers clients
· le manque de technicité des commerciaux, et la difficulté
de les former
· la meilleure adéquation des solutions par rapport aux
besoins lorsqu'un technicien est directement en relation avec le client
L'activité PLV est jusqu'à aujourd'hui rentable, et Adémarc
a une très bonne notoriété sur ce marché,
et ses clients lui sont fidèles à 80% (ce sui est un très
bon taux de fidélisation dans ce métier). Mais l'entreprise
est limitée au travail de l'acier ce qui n'est pas forcément
la tendance à long terme.
Évolution de l'activité PLV
Adémarc emploie l'acier comme composant principal des matériels
de PLV, le plus souvent l'acier n'est pas utilisé seul, il y a,
en plus, du bois, du plastique, du carton...L'acier a l'avantage d'être
résistant et de pouvoir supporter des charges lourdes. Par contre
sa manoeuvrabilité est faible et particulièrement coûteuse
pour de grandes séries de PLV. La marché de la PLV évolue
doucement vers des produits de substitution comme des matériaux
composites ou les plastiques.
Adémarc n'est pas outillé pour travailler les matières
plastiques, son parc machine se compose de :
presse à métaux
poste de soudure
bains de décapage automatique
machine à travailler le tube rond et carré
four de peinture époxy
montage et finition
emballage et stockage
L'investissement pour commencer à travailler le plastique serait
de 3 à 4 millions de francs pour l'achat des machines.
L'investissement pour travailler les matériaux composites serait
de 10 à 12 millions de francs.
L'investissement pour travailler le carton ou le bois serait de 2 à
2.5 millions de francs.
A chaque investissement s'ajoute environ 1 million pour la formation du
personnel.
Les dirigeants d'Adémarc, qui pour l'instant ont choisi de sous-traiter
les parties de fabrications dans les autres matériaux que l'acier,
se demandent si l'investissement sera rentable. Car le marché de
la PLV ne progresse pas depuis quelques années et la reprise ne
semble pas être pour demain.
La fabrication des chariots de golf
En pleine négociation commerciale avec une grande chaîne
de distributeur d'article de sport à Lille, l'acheteur central
(pour les 55 magasins de la chaîne) demande au dirigeant d'Adémarc
s'il joue au golf. De cette anecdote part le projet de fabriquer des chariots
de golf, l'étude de faisabilité en 1981 montre que l'appareil
de production d'Adémarc est tout à fait adapté pour
aux chariots de golf. Dés 1982 Adémarc produit 3000 chariots
qui seront entièrement acheté par la chaîne de magasin.
Les ventes progressent et, à peine deux ans après, l'entreprise
investit pour avoir un potentiel de 15.000 chariots par an, sachant que
les machines peuvent aussi bien fabriquer de la PLV en attendant la pleine
capacité. Adémarc démarche d'autres chaîne
de magasins et quelques fabricants de club de golf pour proposer ses chariots.
Des accords sont conclus, et même dans de meilleures conditions
que le premier, et en 1992 Adémarc fabrique 12.000 chariots par
an, sous quatre marques différentes dont aucune ne lui appartient.
Années Production de chariots CA chariotsen milliers de francs
Rentabilitéen % du CA
1982 2.895 650 9 %
1984 3.790 792 11 %
1986 4.250 958 2 %
1988 6.110 1.265 4 %
1990 9.655 2.320 7 %
1992 12.235 3.490 9,5 %
Les aspects financiers
Les dirigeants d'Adémarc ont bien voulu nous confier leurs états
financiers, sous une forme simplifiée. Le contrôle de gestion
est capable d'isoler les deux activités, PLV et Chariots, dans
la majorité des cas, mais bon nombre de postes comptables d'actif
et de charges ne peuvent pas être imputés rationnellement
(par exemple le salaire des dirigeants, l'entretien des locaux...) si
bien que la règle de proportionnalité du chiffre d'affaires
à été appliquée. A noter que cette règle
bénéficie plutôt à l'activité chariot.
ACTIVITÉ PLV
en millions de francs 1992 1991 1990
Chiffre d'Affaires 11.3 12.5 12
Achat de matière 8.6 9.1 7.9
Charges totales 2.5 2.7 2.3
Profit d'exploitation 0,2 0,7 1,8
Source interne
ACTIVITÉ CHARIOT DE GOLF
en millions de francs 1992 1991 1990
Chiffre d'Affaires 3.5 3.13 2.3
Achat de matière 1.2 0.92 0.8
Charges totales 1.96 1.93 1.34
Profit d'exploitation 0.34 0.28 0.16
Source : interne
Dans les charges totales sont compris les frais généraux
de l'entreprise (environ 15% du chiffre d'affaires en 1992), les salaires
des équipes qui fabriquent les chariots de golf et les frais variables
ci-dessous, auquels s'ajoutent les achats de matière. Une étude
de faisabilité a montré que la fabrication de chariots pouvait
être automatisée. L'investissement serait de 3 millions et
permet d'économiser 60% des frais de mains d'oeuvre ci-dessous.
DÉTAIL DE LA FABRICATION D'UN CHARIOT DE GOLF
Composant Prix moyen 1992 en francs
Achat de tube acier 35.65
Achat de roue avec roulement à billes 28.35
Autres achats (poignée, sangle, embouts, visserie...) 7.90
Main d'oeuvre 82.25
Utilisation machine 11.20
Peinture (cumul produit + main d'oeuvre) 7.60
Montage 6.25
Conditionnement (cumul carton + main d'oeuvre) 8.05
Total 187.25
Prix de vente 250,00
Source : interne
Le marché de la PLV
Le marché de la PLV est estimé à 3.3 milliards de
francs en 1990, soit 6% du marché publicitaire total. Le monde
de la PLV regroupe plus de 80 entreprises à travers la France,
et les 15 premières entreprises réalisent la moitié
du CA (soit 1.6 milliard).
Le secteur emploie 4500 personnes, soit un CA moyen par employé
de 735.000 francs.
La segmentation du marché
LES GRANDS TYPES DE PLV
Les grands types de PLV, classé par utilisation sont les suivants
:
· Assurance d'une présence chez le détaillant traditionnel
: présentoir de comptoir, ramasse-monnaie, élément
de mise en valeur pour vitrine.
· Moyen d'information : lutrin de présentation, système
d'exposition, porte document (de comptoir, sur pied).
· Signalisation et délimitation : Stop rayon, PLV ludique
(en forme de silhouette, produits géants), habillage de linéaire,
cadre extensible, délimitateur de linéaire.
· Mise en valeur d'un événement magasin : stand de
dégustation ou de démonstration, habillage de caddies en
carton, porte urne pour tirage au sort et concours.
· Matériel de mise en avant ponctuel : display, îlot,
sortie de caisse, cascade, tête de gondole meuble de présentation
et de stockage, box-palette.
Bien sûr, cette liste n'est pas exhaustive, et chaque élément
peut être détourné de son utilisation initiale. Souvent
elle dépend aussi du type de magasin qui met la PLV en place, car
si on peut attendre beaucoup d'un détaillant indépendant,
la grande distribution utilise moins volontiers les PLV des fabricants.
LA DESTINATION DE LA PLV
Toutes les grandes surfaces alimentaires et non-alimentaires
Les grandes surfaces sont le lieu privilégié d'implantation
de la PLV. La forte concentration de consommateurs rend le matériel
plus efficace, il s'agit là de mettre en avant les produits en
promotion, de dramatiser un événement du magasin ou de délimiter
les différentes gammes de produit sur un linéaire.
Les magasins traditionnels (pharmacie, parfumerie...)
Principalement des présentoirs, ramasse-monnaie et matériel
de vitrine.
Les foires, expositions et salons
La PLV n'intervient pas au niveau du stand lui-même mais sur le
matériel de présentation des produits, il s'agit là
de moyens d'information, et d'outil de signalisation.
Les tendances du marché
LES NOUVEAUX PRODUITS
ILV, des materiels beaucoup plus informatif, avec beaucoup plus de texte,
ils deviennent des aides au choix. Les distributeurs préfèrent
fabriquer eux-mêmes l'ILV, avec les budgets des fabricants, de manière
à recencer l'offre globale.
de plus en plus de produits standard, des materiels prêt à
poser aux points de vente après une rapide personnalisation aux
couleurs de l'entreprise.
Bornes interactives, véritable ordinateur, ce nouveau type de PLV
révolutionne le marché et transforme un point de vente en
immense jeu vidéo multimédia interactif.
Présentation d'audio visuel, utile pour les démonstrations
d'utilisation de produits.
Les marchés proches de la PLV sont le design, l'emballage d'un
côté et le mobilier standard de magasins de l'autre.
LA STAGNATION À LONG TERME
Plusieurs éléments concourrent à dire que le marché,
après avoir été très florissant dans les années
80, se referme. Le marché est-il mûr, déclinant, saturé
? Ce qui est sûr, c'est que les fabricants réduisent leurs
budgets PLV, et que les disributeurs en ont assez de voir leurs magasins
bariolés aux couleurs des PLV, trop voyantes, des fabricants.
Le marché du golf
Le marché du golf est en pleine expansion en France. Ce sport,
car les pratiquants vous dirons que c'est vraiment un sport, a connu une
progression fantastique au début des années 1980. Et, fait
marquant, les infrastructures se sont développées plus vite
que la demande. Plus de 300 parcours de golf ont été construit
en 10 ans, sous l'impulsion des mairies, des investisseurs privés
ou des promoteurs, et malgré un coût élevé
(environ 20 millions de francs pour un 18 trous). Ce coût est resté
acceptable grâce aux programmes immobiliers (les "villas du
golf") qui sont venus boucler les budgets financiers des golfs.
Le marché du golf en chiffres
Le golf est classé dans les dix premiers sports français.
Loin derrière le football et le tennis, seuls sports à plus
d'un million de licensiés, le golf se place avant l'athlétisme,
la voile, la natation, le handball, la gymnastique ou encore le karaté.
Et pourtant la France est dans le bas du tableau en pourcentage de licensiés.
Potentiel de développement du nombre de golfeur en France
Pays Pourcentage de joueur par rapport à la population totale
Canada 11.7%
Japon 11.6%
Etats-Unis 9.9%
Australie 5.5%
GB 4.3%
Suède 3.6%
France 0.4%
Source : Fédération Française de Golf 1990
Si la France avait le même taux de joueur que la Suéde, le
golf serait le premier sport français.
Les grands marchés mondiaux du Golf
Pays Nombre de joueurs en millions
Etats-Unis 24.8
Japon 14.2
Canada 3.9
GB 2.4
Australie 0.9
France 0.2
Source : Fédération Française de Golf 1991
Il y a 100 fois moins de joueur en France qu'aux Etats-Unis. Ce rapport
permet aux entreprises américaines d'être beaucoup plus compétitives,
au niveau du prix, que leurs homologues françaises. Mais le transport
transatlantique de ce matériel lourd permet une marge de manoeuvre
aux entreprises européennes.
Évolution du nombre de parcours
Nombre de parcours
1982 134
1985 211
1988 276
1991 421
1993 497
Source : Fédération Française de Golf
En 1993 le nombre de projets recensé par la FFG est de 35. Sur
les 497 parcours de golf seulement 102 sont publics.
Évolution du nombre de golfeurs
Nombre de licenciés Estimation du nombre de non-licenciés
Nombre de joueur total (estimation)
1982 47.160 7.000 54.160
1985 80.300 25.000 105.300
1988 125.600 37.500 163.100
1991 198.750 49.000 247.750
1993 207.651 47.000 254.651
Les non-licencés sont des joueurs occasionnels qui possèdent
leurs équipements (en partie) mais qui n'ont pas pris leurs licences
auprès de la FFG
1993 Répartition des licenciés
Nombre de licenciés 207.651
homme 119.472
femme 58.159
junior homme 21.566
junior femme 8454
Source : FFG
Nous pouvons imaginer que dans les non-licenciés la part des femmes
et des juniors est plus importante que pour les licenciés, les
joueurs occasionnels sont souvent des accompagnateurs des joueurs assidus.
Le marché du chariot golf
SEGMENTATION
Il est possible de segmenter le marché du chariot de golf en fonction
de la qualité de l'acheteur, du moment de l'achat, et du type de
chariot acheté.
Un chariot peut être acheté par un golfeur pour son usage
personnel ou par un club à des fins de location. Le modèle
acheté par un golfeur est de type pliable, celui acheté
par un club est fixe (généralement avec une poignée
qui se retire pour pouvoir assurer le paiement de la location).
Les clubs de golf tirent un profit certain de la location de chariot ;
en effet le prix généralement constaté est de 30
francs pour un parcours qui a une durée moyenne de 4 heures. Et
on peut estimer qu'un chariot est loué 150 fois par an, et que
chaque club possède 30 chariots.
L'entretien d'un chariot se résume à un passage sous le
jet d'eau toutes les semaines, et il dure en moyenne 3 ans.
Le chariot peut être acheté en renouvellement d'un ancien
chariot ou comme achat de premier équipement. Pour un golfeur,
suivant qu'il est occasionnel ou pas (de qui correspond arbitrairement
à non-licencié ou licencié), la durée de vie
d'un chariot est de 7 à 10 ans.
Le marché du chariot offre un large choix, les prix vont de 350
à 4200 francs et même plus si on admet que la voiturette
de golf est un chariot géant. On peut regrouper les chariots en
plusieurs gammes :
Gamme acier.
Les chariots en acier sont les produits achetés comme premier achat
ou par les clubs de golf. Ils sont très résistants aux chocs,
un peu lourds, leurs prix varient de 350 à 700 francs.
Gamme aluminium
L'aluminium a l'avantage d'être plus léger que l'acier, et
de pouvoir être travaillé plus facilement avec des formes
profilées et originales, ces chariots comportent de nombreux accessoires
(porte balle, support d'écriture, porte tee ...). En contrepartie
la résistance de l'aluminium est moindre. Cette gamme de chariot
convient plutôt à un achat de renouvellement. Les prix de
ces chariots varient de 600 à 1500 francs.
Gamme électrique
La gamme de chariot électrique est relativement courte, alors que
les chariots standard se tirent, les chariots électriques se poussent.
Ils sont alimentés par une simple batterie rechargeable de la taille
d'une batterie de voiture. Par leurs prix, mais surtout par leur entretien
ils sont réservés aux golfeurs membre d'un club, qui peuvent
laisser les batteries se recharger sur une prise du club, et qui ne sont
pas obligés de transporter ce lourd matériel à chaque
partie. Il faut compter de 3000 à 4200 francs pour ce type de chariot.
UTILISATION
Le chariot de golf est utilisé pour deux raisons :
Le poids du matériel (un sac, les 12 clubs et accessoires pèsent
plus de 10 kilogrammes)
La longueur d'un parcours de golf, et quelquefois ses dénivelés
(un golfeur marche en moyenne 7 kilomètre pour faire un parcours
de 18 trous)
Certains golfeurs (environ 5%) sont réfractaires à l'utilisation
d'un chariot et préfèrent porter leurs sacs sur l'épaule,
comme les champions.
A l'opposé, d'autres golfeurs sont adeptes de la voiturette de
golf. Cette voiturette se loue dans les grands clubs de golf pour une
centaine de francs. Elles permettent de faire un parcours de 18 trous
en moins de 3 heures, sauf si on est ralenti par des golfeurs à
pied.
Lors de déplacements professionnels ou touristiques, les golfeurs
assidus emportent souvent leur matériel de golf, sauf le chariot
qui est en général trop encombrant. Pour généraliser,
un golfeur utilise son propre chariot lorsqu'il joue dans son propre club
de golf, lorsqu'il joue "à l'extérieur" il loue
un chariot.
MODALITÉS D'ÉQUIPEMENT
Variation du taux d'équipement
Nombre de joueurs licenciés et non-lic. Possession d'un chariot
1982 54.160 60 %
1985 105.300 55 %
1988 163.100 50 %
1991 247.750 45 %
1993 254.651 43 %
Priorité d'achat dans le temps
6 premiers mois de 6 mois à un an au-delà d'un an
gants de golf x
balles de golf x
½ série de club x
sac x
chaussure de golf x
parapluie x
série complète x
chariot de golf x
vêtement de pluie x
Prix de l'équipement
Article Fourchette de prix
gants de golf 40 à 150 F
balles de golf (par trois) 30 à 110 F
½ série de club (4 fers, 1 bois, 1 putter) 990 à
3000 F
sac 250 à 2500 F
chaussure de golf 400 à 1500 F
parapluie 90 à 300 F
série complète 1500 à 10.000 F
chariot de golf 250 à 4200 F
vêtement de pluie 350 à 700 F
Total 3405 à 20960 F
en supposant que la ½ série de club à été
revendue à moitié prix avant l'achat de la série
complète.
LA DISTRIBUTION DU MATÉRIEL DE GOLF
Type de commerce nombre de point de vente évaluation de la part
de marché
Les magasins de sport traditionnel 5900 12 %
Les magasins de sport spécialisé dans le golf 120 32 %
Les grandes surfaces spécialisées en sport 350 27 %
Les pro-shop (boutiques situées dans les clubs au bord du parcours
et spécialisée dans le golf) 450 29 %
Source Insee et LSA
Les magasins de sport traditionnel
Sport 2000, Intersport, La Hutte,
Les magasins de sport spécialisé dans le golf
Golf Plus,
Les grandes surfaces spécialisées en sport
GO sport, Décathlon,
LES MÉDIAS DU GOLF
L'écrit
La presse magazine très active en France a bien sûr donné
un écho en terme de publication au golf. Aujourd'hui il existe
8 magazines grand public et 6 magazines professionnels, la disparité
est grande en terme de qualité et de diffusion.
Magazine grand public
France Golf (35 francs)
Golf Européen (45 francs)
Golf Hebdo (25 francs)
Dropping zone (60 francs)
Golf Magazine (gratuit*)
Golf Passion (35 francs)
Golf Pratic (30 francs)
Golfeur (30 francs, magazine luxe)
Golf News (gratuit*, n°1 en avril 1993, format tabloïd)
* distribué gratuitement dans les clubs de golf
Magazine professionnel
Green keeper
L'écho de fairway
Le par
Golf management
Golf Architecture
Golf bleu
Parallèlement aux parutions mensuelles, plus de 40 ouvrages traitant
du golf ont été publié. Il s'agit principalement
de méthode pour apprendre ou perfectionner son jeu.
Les événements
L'événement français du golf est sans conteste le
Trophée Lancôme. Créé en 1970, il compte aujourd'hui
30.000 visiteurs, qui font sûrement partie des 65.000 golfeurs de
la région parisienne.
Les grandes entreprises ont aujourd'hui intégré le golf,
à des degrés variables, dans leurs programmes de sponsoring.
Quelques dizaines de milliers de francs pour doter une compétition
régionale, ou plusieurs millions pour organiser un open digne de
ce nom réunissant les stars du golf (Pro-am Dunhill, Open Volvo...).
La télévision
La retransmission de compétitions est toujours un événement,
plus de 200.000 personnes suivent le Trophée Lancôme à
la télévision. Canal +, la chaîne du golf, retransmet
les plus grands tournois mondiaux (Masters, Open de Grande Bretagne, tournoi
PGA, Open Perrier ou Peugeot...).
Une émission d'initiation a vu le jour sur FRANCE 3, programmée
le dimanche matin, puis le samedi matin, après un an de diffusion,
la chaîne a arrêté ce qui semblait être une expérience.
De nombreuses cassettes vidéo existent sur le golf, et bons nombres
de clubs de golf les diffusent dans les clubs house.
Pistes de travail
Adémarc doit-elle conserver les deux activités de sous-traitance
dans la proportion actuelle, en laissant les évolutions des marchés
équilibrer les chiffres d'affaires ?
Adémarc peut-elle lancer une marque de chariots de golf ? Quelle
est la cohérence avec son activité actuelle ?
De quelle façon cette éventuelle nouvelle marque de chariots
pourrait évoluer vers une marque d'équipement de golf (clubs
et vêtements) ?
Le licensing en matière de golf est une bonne manière de
renforcer l'image haut de gamme d'une marque. De quelle façon Adémarc
peut utiliser le licencing ?
Quels moyens devront être mis en place pour exister dans le monde
du golf ?
Vaut-il mieux rester sous-traitant ou chercher à occuper le devant
de la scène ?
Quel choix d'investissement vous paraît le plus judicieux ?
Comment mettre en place un département Golf ? Quels sont les risques
de cette diversification pour la pérénité de l'entreprise
?
Chap 7 Classic Arômes
Résumé et questions
C'est un cas de positionnement de service et de marketing direct d'une
grande difficulté.
Classic Arôme est une entreprise de vente de vins par correspondance.
Cette entreprise est implantée depuis longtemps dans le monde du
vin et son catalogue a considérablement évolué. Le
monde du vin est à la limite de l'artisanat et de la grande consommation,
et les méthodes de commercialisation sont en pleine révolution.
Comment améliorer les méthodes de commercialisation de Classic
Arôme ? Quel axe de communication directe, en rapport avec une stratégie
marketing à définir, doit être choisi ?
Introduction à la spécificité du monde vinicole
"Jamais homme noble ne hait le bon vin" Rabelais, Gargantua
L'Europe et principalement la France ont érigé le travail
du vigneron en art, presque sacré. Le vin et autres boissons alcooliques
sont plus des éléments culturels qu'alimentaires. Le fait
de boire du vin, même dans des proportions importantes, entraîne
plutôt le qualificatif de bon vivant que d'ivrogne. Et si le breuvage
est rare et cher, le bon vivant se transforme en gourmet, voire en fin
gourmet.
Le travail de la vigne, l'élaboration du vin et sa commercialisation
représentent un secteur économique à part entière
qui fait vivre plusieurs millions de personnes dans le monde et quelques
100.000 en France. Le vigneron est un artisan, sa production est unique,
fruit du cépage, du terroir et de son travail de vinification.
Mais le vin est aussi un produit marketing, qui ne se laisse pas impressionner
par une étiquette prestigieuse, un prix élevé ?...Qui
n'a pas traité d'un péjoratif "petit vin", un
excellent vin d'une région viticole peu réputée ?
L'image du vin, on serait tenté de dire de la bouteille, participe
pour beaucoup à l'appréciation sur celui-ci. L'aspect marketing
de la commercialisation du vin s'est exacerbé avec le "lancement"
des vins primeurs, avec en tête de beaujolais.
Aucune campagne antialcoolique, aucun décret sur l'interdiction
de publicité n'arrivent à entacher l'esprit du vin. Il faut
cependant être conscient que l'alcool (on a envie de dire à
tort l'alcool mais pas le vin) fait malheureusement vivre le personnel
hospitalier et aggrave le déficit de la Sécurité
Sociale. L'alcool tue de deux manières, brutalement par l'effet
de l'inconscience qu'un taux de plus de 0.8 gramme d'alcool dans le sang
procure, mais aussi lentement par destruction progressive de cellules
utiles. Nous n'entrerons pas plus avant dans cette polémique, nous
contentant, légitimement et légalement, de clamer que "l'abus
d'alcool est dangereux pour la santé".
Historique de la société Classic Arômes
Fondation de l'entreprise
En 1955 monsieur Saluces décide de fonder une entreprise de transport
spécialisée dans le vin qu'il appelle : Vinexpress. Il est
originaire de la région bordelaise et entretient d'amicaux et commerciaux
rapports avec une dizaine de châteaux du Médoc et de du Libournais.
Son entreprise est un centre logistique de répartition de caisses
de vins, dont l'activité lui vient pour la quasi-totalité
d'expéditions commandées par les châteaux, quelques
commandes lui proviennent directement des consommateurs. C'est le phénomène
d'habitués qui achètent beaucoup de vin et surtout de restaurant
qui obtiennent ainsi une livraison plus rapide.
Au début les investissements de Monsieur Saluces se limitent à
une flotte de camionnettes et à un siège social pour la
comptabilité et la gestion logistique. Rapidement, et à
la demande de ses clients vignerons, il installe un entrepôt réfrigéré
et accroît le nombre de ses véhicules. Parallèlement,
il prend de nombreux contacts avec d'autres domaines viticoles de la région
pour rentabiliser son investissement. Vinexpress se développe et
cinquante châteaux bordelais lui confient quotidiennement leurs
expéditions. Vinexpress commence même à être
connu des particuliers et des professionnels. L'augmentation de l'activité
a donc deux causes : l'augmentation du nombre de châteaux client
et la continuelle croissance de la production et de la consommation des
vins de bordeaux.
En 1965 un nouveau phénomène apparaît. Quelques châteaux,
poussés par la mode du "mise en bouteille à la propriété",
s'équipent en cuveries spéciales et en machines à
embouteiller automatiques, avec les travaux des chais les propriétaires
en profitent pour installer un entrepôt de stockage. Ce nouveau
type d'installation évite au vin de sortir du domaine pour l'embouteillage.
Tant et si bien, que pour ces châteaux Vinexpress ne stocke plus
de caisse de vins, mais passe les chercher au moment de l'expédition.
Ce qui complique l'aspect logistique de l'entreprise. Petit à petit,
M. Saluces voit son entrepôt se vider et son volume d'expédition
augmenter. Il est contraint à une course à la croissance
pour payer ses frais fixes d'entrepôt. Aussi, se décide-t-il
à réfléchir à de nouvelles solutions.
Le développement de la VPC
Plusieurs fois, pour rendre service à des restaurants ou à
des particuliers, M. Saluces avait joint à des expéditions
quelques caisses qui ne provenaient pas des châteaux membres de
Vinexpress. Ce type de demande se renouvelait de plus en plus, et M. Saluces
se décide en 1967 à ouvrir les portes de ses entrepôts
à toutes sortes de vins, même hors de la région de
Bordeaux. Il édite un tarif simple qu'il envoie à tous ses
destinataires habituels. Cette opération se déroule en parfaite
entente avec les propriétaires de châteaux, bien conscients
d'avoir joué un mauvais tour à Vinexpress en n'utilisant
de moins en moins son entrepôt. Mais les propriétaires demandent
légitimement à M. Saluces de bien distinguer les deux activités
et de trouver un nouveau nom pour la VPC.
C'est la création de Classic Arômes. Son développement
est rapide, et Monsieur Saluces a du mal à satisfaire toutes les
demandes en variété de vin et parfois, pour quelques millésimes
en quantité. De 1970 à 1980 les résultats de la vente
par correspondance sont tellement encourageants qu'ils justifient l'arrêt
de l'activité de Vinexpress. Monsieur Saluces se consacre entièrement
à la VPC, et utilise toutes les méthodes de marketing direct
avec succès. Le catalogue est de plus en plus luxueux, les promotions
et offres spéciales se multiplient, la vente de lots spécialement
crées pour les fêtes de fin d'année s'écoulent
facilement. En 1980 une campagne de communication institutionnelle sur
Classic Arôme voit le jour, son slogan est "Nos vins sont les
vôtres".
Évolution de Classic Arôme
Au début des années 1980 les habitudes de consommation de
vin s'orientent vers une meilleure qualité. Une étude de
marché commandée par un syndicat viticole bordelais montre
clairement les points suivants :
· la majorité des consommateurs de vin sont désireux
de boire des vins de meilleure qualité et ils sont prêts
à payer un prix supérieur
· parallèlement la consommation par habitant est en baisse,
si bien que le budget total consacré à l'achat de boisson
reste stable
· la reconnaissance par le public des classements de l'INAO (VDT,
VDQS, AOC)
Pour suivre cette évolution, M. Saluces décide de référencer
dans son catalogue des vins de meilleures qualités. Il ajoute à
son catalogue des vins de châteaux connus, des troisièmes
et seconds grands crus classés de Bordeaux, ainsi que les meilleurs
vins des régions françaises.
En 1985, le catalogue comprend 480 références de vins, avec
un éventail de prix et de choix très large. Les ventes de
vins de prestige sont largement en dessous des prévisions. Et les
producteurs qui avaient accepté de figurer au catalogue de Classic
Arôme remettent en cause les accords commerciaux en invoquant les
faibles commandes.
Évolution de Classic Arôme
1970 1975 1980 1985
Nombre de clients 350 2050 3870 4000
Commande moyenne en nombre de bouteille 26 23 19 21
Nombre de référence au catalogue 150 300 380 480
Évolution du prix moyen de la bouteille en francs constant indice
100 en 1970 100 98 95 112
source : statistique interne, clients particuliers uniquement
Évolution vers la création de Premier Arômes
Pour améliorer les ventes de vins haut de gamme, M. Saluces crée
un espace spécial à l'intérieur du catalogue Classic
Arôme qui regroupe tous les vins à plus de 65 francs la bouteille.
Cette partie du catalogue est appelée "In vino veritas"
(la vérité dans le vin), elle est traitée différemment
sur le plan de la mise en page et du graphisme. Sur le plan des textes,
chacune des 50 références de "In vino veritas"
est commentée par quelques lignes de dégustation.
Cette action a fait doubler les ventes de vins haut de gamme et en 1988
les ventes de vin haut de gamme dépassent le million de francs.
M. Saluces fait réaliser une maquette d'un nouveau catalogue réservé
aux vins haut de gamme. Le studio de création lui propose un nouveau
nom : "Premier Arôme". La maquette de ce catalogue, tout
en couleur, est très séduisante, mais les coûts de
fabrication (350.000 francs par catalogue pour 7000 exemplaires) dépassent
largement le profit généré par les vins haut de gamme.
C'est avec regret que le projet est abandonné.
Évolution de Classic Arôme
1990Classic Arôme
Nombre de clientsdont "In vino veritas" 48501200
Commande moyenne en nombre de bouteilledont "In vino veritas"
329
Nombre de référence au cataloguedont "In vino veritas"
51056
Prix moyen de la bouteilledont "In vino veritas" 4293
source : statistique interne, clients particuliers uniquement
La vente aux professionnels
La vente aux professionnels n'est pas organisée de la même
manière. Les professionnels, principalement des Cafés, Hôtel
et Restaurant (CHR), suivent les vins pendant plusieurs années
sur leurs cartes. Ils achètent rarement sans goûter le vin
(sauf en cas de réassort), et exigent le remplacement des bouteilles
"bouchonnées" (avec un défaut grave de goût
de bouchon). M. Saluces a pris l'habitude de travailler avec les CHR et
il suit personnellement les 800 comptes ouverts et particulièrement
les 320 plus actifs.
Le département CHR a un chiffre d'affaires de 4,2 millions de francs
en 1990, avec une rentabilité de 3%. Les marges sur les ventes
aux professionnels ne sont pas très importante, mais le chiffre
d'affaires permet d'amortir le fonctionnement de l'entreprise et d'avoir
une politique d'achat dynamique face aux viticulteurs.
Étude de marché : le vin
L'économie du vin
Production de vin dans le monde
Pays Production en millions d'hectolitre Surface cultivée en milliers
d'hectares CA en milliards de francs
Afrique du Sud 16 100 nc
Allemagne 11 101 nc
Australie 6 57 nc
Bulgarie 18 125 nc
Chili 25 112 nc
Espagne 30 98 nc
États-Unis 15 122 nc
France 60 276 40
Hongrie 16 103 nc
Italie 58 212 nc
Portugal 9 45 nc
Russie 10 60 nc
Total 274 1411 nc
Source : Ministère de l'Agriculture et de la Pêche moyenne
de 1989 à 1991
Le vin contribue à un tiers de la production agricole végétale
française et à un sixième de la production agricole
totale.
Production de vin en France
Régions de France en 1990 Surface cultivée en milliers d'hectares
Production en millions de bouteilles en 1991 Production en millions de
bouteilles en 1990
Bordeaux 107 122 142
Côte du Rhône 59 98 95
Bourgogne 21 14 16
Beaujolais 21 24 25
Languedoc Roussillon 21 53 60
Loire 12 9 25
Alsace 13 27 31
Provence Corse 9 31 33
Sud Ouest 8 35 39
Total 271 413 466
La consommation de vin
Pays Consommation de vin per capita en 1990 Évolution
Allemagne 22.40 0.00
Danemark 21.00 -1.00
Espagne 47.00 4.00
France 73.90 -4.00
Grèce 32.80 0.00
Italie 61.00 -1.00
Pays-Bas 14.50 0.00
Royaume-Uni 11.70 0.00
Suisse 49.00 0.00
Roumanie 13.00 0.00
USA 7.70 -1.00
Canada 9.20 0.00
Source : Faire Savoir Faire n°77
Le produit
LA MANIÈRE DE FAIRE DU VIN
Dans cet exposé, nous ne citerons que deux points sur l'élaboration
du vin, le rendement et le non-traitement de la vigne en vu d'élaborer
un vin biologique.
Le rendement
L'INAO donne par appellation les rendements maximum de la vigne, ils oscillent
entre 30 et 50 hectolitres à l'hectare. Il est prouvé que
plus le rendement d'une vigne est faible (soit du fait de la vieillesse
des souches, soit du fait de la limitation par l'homme avec la vendange
verte), plus le vin est bon. On comprendra le cruel dilemme des vignerons,
surtout dans les périodes où la demande dépasse l'offre.
Le référencement d'un vin pour figurer dans un catalogue
se fait autant par la dégustation des vins déjà produits,
que par la confiance faite au vigneron pour conserver cette qualité
au détriment de la quantité.
Le vin biologique
Plusieurs associations se partagent le privilège de déclarer
un vin biologique (ou bio-dynamique). Leurs conclusions sont faites sur
l'examen des éléments extérieurs utilisés,
par d'engrais, pas de pesticides, pas de levures, pas de traitement (à
part un peu de souffre pour assurer la conservation du vin). Le phénomène
"vert", loin d'être universel, séduit de plus en
plus de vignerons et de consommateurs. L'immense difficulté consiste
à assurer une transition entre la culture habituelle et la culture
biologique. Ces méthodes réduisent le rendement et visent
à améliorer la qualité.
LE JUGEMENT DE LA QUALITÉ
C'est un métier que de juger les vins, plusieurs méthodes
existent et ce n'est pas le propos ici de les développer. Nous
voulons simplement mettre l'accent sur le phénomène de prescription.
De nombreuses personnes donnent un avis sur :
· un millésime
· une appellation
· un propriétaire
· une cuvée spéciale
Suivant les qualités de la personne émetteur de l'avis,
il sera plus ou moins suivi. Lorsque R. Parker dit que le millésime
1990 sera un grand millésime dans le bordelais, les commandes affluent...le
jour même, et les prix flambent.
Son prix
Le prix du vin est une équation complexe entre un très grand
nombre de facteurs tous prépondérants :
· la qualité de la récolte,
· la quantité de raisin mûr récolté,
· le prestige de l'appellation,
· la renommée du propriétaire,
· la demande, principalement venant de l'étranger.
(c'est à dire dès le mois de janvier qui suit la récolte
pour les commandes en primeurs, ou à partir du mois de juin pour
les autres. Le prix des vins nouveaux, Beaujolais ou autres, ne tient
pas compte de la qualité de la récolte).
La communication sur le vin
LA COMMUNICATION MÉDIA
Pour le vin les budgets de communication sont très faibles en pourcentage
du CA. Cela s'explique par le morcellement et la petite taille des exploitations
viticoles. Par contre, pour des marchés mieux structuré,
comme la champagne ou la bière, les producteurs se livrent à
un bataille publicitaire intense.
La communication sur le vin est surtout faite par les distributeurs, VPC
comprise, qui vantent les mérites des vins qu'ils proposent à
la vente.
LES MEDIA
La liste des média concernés par le vin est longue, elle
se répartit en plusieurs groupes :
les magazines spécialisés grand public (Revue des vins de
France, Cuisines et Vins, Saveur...)
les magazines professionnels (Vins et Spiritueux, Vinum, Viti...)
les cahiers et notes de dégustations vendus le plus souvent sur
abonnement (Wine Advocate, le rouge et le blanc, Wine Spectator...)
les magazines féminins pour leurs rubriques "cuisine"
dossier annuel sur certains magazines (Capital, Le Figaro Magazine...)
magazine de consommation (50 millions de consommateurs, Que choisir)
les quotidiens nationaux et régionaux pour leurs rubriques "gastronomie"
les livres sur une région qui acceptent en fin d'ouvrage des publicités
(Les Vins de Cahors aux éditions Michel Laffon, les Vins de Gaillac
aux éditions Daniel Brian, le Vin Authentique édition Sang
de la Terre...)
magazine ou lettre de distributeurs (Le Vin le magazine de Nicolas, Journal
de Bacchus, La lettre du club Estève...)
LES RELATIONS PUBLIQUES
C'est le principal effort de communication dans le domaine du vin. Cet
effort se décompose de la manière suivante :
· foire salon
· organisation de dégustations
· organisation de manifestation corporatiste (à travers
des syndicats de vignerons par exemple)
· contact presse (invitation de journalistes)
· participation à des concours
La distribution du vin
Les points de vente directs
Ces points de vente constituent la concurrence indirecte de Classic Arôme,
leur nombre important fait une des difficultés de ce métier.
· Les CHR (Café, Hôtel, Restaurant)
· Caviste indépendant
· Caviste structuré (par exemple : Nicolas, cave de Bacchus)
· Grande surface
· Cadeau entreprise
· Les entrepôts d'entreprise de VPC de vin
· Vigneron en direct
· Négociant régionaux
· Bar à vin
type de point de vente nombre de point de vente en 1990
Nombre de Restaurant 15 000
Nombre de cafés bar 35 000
Nombre de détaillant de vin 12 000
Nombre d'hypermarché 977
Nombre de supermarché 6 540
VPC 15
Total 69 532
source : Fédération du Commerce
Les initiatives
Monsieur Saluces et toute la profession regardent avec étonnement
le succès croissant de certains négociants qui achètent
du vin en vrac pour le mettre en bouteille sous leurs propres noms. Ces
négociants ne possèdent pas de vignes et le produit qu'ils
vendent est donc "fabriqué" à partir de vins de
provenances diverses. Ce système existait depuis longtemps en Bourgogne,
mais il prend un essor national, voire même international, car ces
vins s'exportent bien.
Un événement dans le monde du vin, Carrefour a vendu plusieurs
centaines de caisse de Château d'Yquem dans toute la France. Ce
vin est réputé pour être l'un des meilleurs vins moelleux
du monde, un des plus cher aussi (entre 499 et 2500 francs). C'est indiscutablement
un virage dans l'histoire de la vente du vin, et dans l'histoire des grandes
surfaces. Certes les millésimes vendus en grandes surfaces ne sont
pas les plus réussis (1984 ou 1987). Mais le fait a marqué
tout le monde, y compris les consommateurs, qui ont à coup sûr
une très bonne image de ces nouveaux vendeurs de grands crus.
Les concurrents spécifiques de Classic Arôme
Ne sont listés ici que les entreprises spécialisées
dans la vente par correspondance de vins et alcools au grand public et
qui en font leur activité principale.
Savour Club
De loin la plus grande société de VPC dans le domaine du
vin. Savour Club est leader et son catalogue de vente est un véritable
magazine, où des signatures prestigieuses se succèdent.
En plus de son activité VPC, le Savour Club réalise quelques
cuvées spéciales à son nom, et possède 13
entrepôts où les clients peuvent venir se servir.
Savour Club a développé un service spécial entreprise
et un service spécial cadeaux.
La communication de Savour Club est gérée par une agence
de publicité spécialisée dans le marketing direct
et le budget est de 25 millions de francs. Il dispose d'un service minitel,
pour les commandes, les tarifs et promotions.
Club Français du Vin (voir extrait du catalogue en annexe)
Filiale du Club Français du Livre, certainement la plus pointue
au niveau des techniques de promotion. Jeu, objet de luxe à gagner
les offres se succèdent chaque mois. Les plus grands cuisiniers
français (Georges Blanc...) témoigne de la qualité
de tel ou tel vin en promotion. Le recrutement de nouveaux adhérents
se fait par mailing, méthode qui a eu le succès qu'on connaît
pour les produits culturels.
Les Vins des Grands Vignobles (voir extrait du catalogue en annexe)
Du très haut de gamme, que des grands crus du bordelais. Cette
société, implantée à Bordeaux même,
diffuse son catalogue dans le monde, et a de prestigieux clients. Les
Vins des Grands Vignobles posséde une réelle expertise dans
l'achat de vins et dans l'évaluation qualitative de ces mêmes
vins.
Club du vin authentique
Une démarche originale de vente de vin ; sous un statut associatif,
ce club propose uniquement des vins biologiques. Autre particularité,
ce club pratique les prix de la propriété. Le catalogue
fait aussi office de bulletin de liaison, il est envoyé à
tous les membres du club.
Le monde des grands bordeaux (voir extrait du catalogue en annexe)
Spécialisé dans les vins de Bordeaux et surtout diffusé
à l'étranger, cette revue gratuite propose les meilleurs
Bordeaux à la vente. Les prix sont ceux du marché.
En direct propriété
Dernier venu dans la vente du vin par correspondance, avec une démarche
originale de vente du catalogue en kiosque. Pour 30 francs une quarantaine
d'offres de propriétaire qui commentent leurs vins, et "En
direct propriété" se charge du reste Pour certaines
offres il y a même une remise à la clé. Voir en annexe
l'éditorial de lancement de ce magazine.
Les dégustations
Les dégustations semblent avoir de plus en plus de succès.
De nombreuses sociétés proposent des séances de dégustation.
On distingue deux types de dégustations. Les premières à
caractère plutôt pédagogique sont animées par
des professionnels de la vigne, elles sont payantes (entre 220 et 500
francs). La Maison de la Vigne et du Vin de France, Grains Nobles, l'Université
du Vin sont quelques unes des sociétés à proposer
ce type de dégustation.
Les deuxièmes à caractère plutôt commercial
existent depuis longtemps dans les foires (Salon de l'Agriculture, Foire
de Paris), elles consistent à proposer à la vente les vins
qui sont en dégustation (le plus souvent gratuite). Certaines sociétés
en ont fait une spécialité : Caves Particulières,
Le Passage...
Les inscriptions de plus en plus nombreuses à ce type de manifestation
montrent un intérêt croissant pour la dégustation.
Profil de clientèle et rentabilité
Analyse des clients
STRUCTURE DE CLIENTÈLE
Lieu de résidence des clients Particuliers Professionnels
Paris 11 7
Lyon 9 6
Marseille-Aix-en-Provence 6 15
Lille 8 6
Bordeaux 2 19
Toulouse 8 13
Nice 7 11
Nantes 4 3
Toulon 1 1
Sous total grandes villes 56 81
Autres villes 32 15
Campagne 12 4
Source interne 1991 en %
Au total 5200 clients particuliers et 750 clients professionnels composent
le fond de commerce de Classic Arôme en 1993.
ACCEPTATION DES PROMOTIONS
Le nombre de promotions dans l'année doit rester assez faible,
et Classic Arôme s'y emploie. La remise promotionnelle, qu'elle
soit en argent, en cadeau ou en produits gratuits, doit rester l'exception.
M. Saluces sait que ses vins sont suivis tout au long de l'année
par ses clients. Et les clients fidèles à un vin particulier,
ne comprendraient pas les fluctuations de prix, et même s'en inquiéteraient,
peut être au point de ne plus commander de ce vin là. Les
promotions sont difficiles à mettre en place, car on ne peut pas
les justifier par des queues de stocks, puisque selon le principe de vieillissement,
le produit s'améliore. Il ne doit pas être vendu moins cher,
au contraire. Par contre il est communément admis qu'un millésime
moyen soit sous-côté, jusqu'à 50%, par rapport aux
bons. Mais cette décote doit être décidée très
tôt dès la mise sur le marché. Après l'annonce
d'un prix, on ne peut plus le toucher sous peine de perdre des clients.
COMPORTEMENT D'ACHAT
Une enquête a été menée auprès des clients
de Classic Arôme. Il s'agit d'un questionnaire envoyé par
courrier aux 5000 clients actifs pendant la période de référence.
Le questionnaire porte sur les critères de choix, les prix psychologiques,
et les souhaits d'évolution du catalogue. Le taux de réponse
à ce questionnaire a été de 18% auprès des
particuliers, mais seulement de 2% auprès des professionnels. Il
n'est donc pas tenu compte des réponses des professionnels.
Décision d'achat
Souvent Jamais
Conseil d'un ami 8 4
Conseil d'un vendeur 12 2
Conseil d'un magazine 8 3
Après dégustation 13 5
dont dégustation au restaurant 8 1
dont dégustation chez le producteur 6 3
dont dégustation dans des foires 6 3
Autres 8
NSP 21
Source interne en pourcentage des 800 répondants (plusieurs réponses
possibles)
Le bon prix d'une bouteille de vin
Prix en francs Question 1 Question 2
0-9 5 0
10-19 13 0
20-29 22 6
30-39 26 17
40-49 12 13
50-59 14 21
60-69 7 11
70-99 1 15
plus de 100 francs 0 17
Source interne en pourcentage des 800 répondants
Question 1 : Quel est le prix minimum en deçà duquel vous
n'achetez pas de vin de peur qu'il soit de mauvaise qualité ?
Question 2 : Quel est le prix maximum au-dessus duquel vous n'achetez
pas de vin parce que vous le jugez trop cher ?
Finance et rentabilité
COMPTE DE RÉSULTAT 1989 ET 1990
En 1000 Francs 1989 1990
Chiffre d'affaires 17354 18326
Autres produits d'exploitation 24 35
Total produits d'exploitation 17378 18361
Achats et variations de stocks 8859 8554
Autres charges externes 4601 4628
Impôts et taxes 326 543
Charges de personnel 1654 1734
Dotations aux amortissements 605 754
Dotation aux provisions 97 351
Autres charges 35 111
Total charges d'exploitation 16177 16675
Bénéfice d'exploitation 1201 1686
Produits financiers 153 142
Charges financières 29 58
Résultat financier 124 84
Résultat courant 1325 1770
Produits exceptionnels 38 37
Charges exceptionnelles 12 35
Résultat exceptionnel 26 2
Participation des salariés 15 18
Impôts sur les sociétés 75 85
Résultat net 1261 1669
STRUCTURE FINANCIÈRE
La structure financière de Classic Arôme est très
saine. La société dégage un profit de son exploitation
et son fond de roulement est positif et son besoin en fond de roulement
négatif. L'endettement total de la société représente
12% de ses capitaux propres. Elle a par ailleurs une capacité d'autofinancement
de 4 millions de francs. Le total de ses capitaux propres (capital social
+ réserves + report + résultat) se monte à 6 millions
de francs.
Le banquier de Classic Arôme pourrait consentir un prêt à
long terme de 4 à 5 millions de francs.
Questions et pistes de travail
Quel est le prix psychologique d'une bouteille de vin ? Quels sont les
conséquence sur le choix des vins du catalogue de Classic Arôme
? Le lancement d'un deuxième catalogue (Premier Arôme) est
il justifié ? Monsieur Saluces doit-il commencer à vendre
un vin au nom de Classic Arôme ? Comment positionner Classic Arôme
de manière originale par rapport à ses concurrents beaucoup
plus puissants ?
Chap 8 Cas City Habitat
Résumé et principales questions du cas
C'est un cas de diversification d'une difficulté moyenne.
City Habitat est une entreprise de bâtiment prospère. Elle
réalise tous types de travaux dans la rénovation, la construction,
la décoration. City Habitat est connue sur la région lyonnaise
pour le sérieux de ses rénovations et ses prix très
étudiés. Son dirigeant, pour diverses raisons, cherche à
développer, ou à diversifier, son activité.
Quel secteur de diversification semble, le mieux, remplir les objectifs
du dirigeant de l'entreprise ?
Présentation de la société
City Habitat est une entreprise générale de bâtiment
spécialisée dans la rénovation. Depuis sa création
en 1972, elle a développé régulièrement son
chiffre d'affaires, pour atteindre aujourd'hui 4,6 millions de francs,
avec 17 salariés. L'entreprise est animée par son fondateur,
qui assure, aidé depuis peu par son fils aîné, la
partie commerciale.
City Habitat rénove principalement des appartements. Ses affaires
lui proviennent de plusieurs sources :
Publicité (annonce dans la presse locale, distribution d'ISA ,
mailing).
Relation avec des architectes, syndics de copropriété, des
régies qui incluent City Habitat dans leurs appels d'offres.
Contact avec des agences immobilières qui donnent les coordonnées
de City Habitat aux clients qui souhaitent réaliser des travaux
dans les biens qu'ils visitent.
Anciens clients qui déménagent ou qui font leurs travaux
en plusieurs tranches.
Bouche à oreille, conseil de personnes qui ont déjà
fait appel à City Habitat pour des travaux.
Les données
1993
chiffre d'affaires 4,6 millions de francs
effectif 17 personnes
frais d'intérim 121.000
rentabilité d'exploitation 17%
rentabilité nette 4%
capital (capital social + réserves + profit) 521.000
nombre de chantier facturé en 1993 78
ratio d'endettement (dette à long terme / capital) 0,18
Source interne
La concurrence
Source Insee et Banque de France
La région Rhône-Alpes compte 10.200 entreprises de second
oeuvre, dont 2720 sur le seul département du Rhône. Le nombre
de création progresse au rythme de 500 à 700 par an sur
toute la région. Les cessations d'activité (fermeture, liquidation,
faillite, fusion-absorbtion...) sont sensiblement supérieures,
leur nombre a atteint un record de 1.121 cessations en 1992.
Plus de la moitié des 10.200 entreprises de second oeuvre ont moins
de 5 salariés. Cette donnée ne reflète que partiellement
le chiffre d'affaires des entreprises car beaucoup font appel aux travailleurs
temporaires ou à la sous-traitance. Globalement City Habitat se
situe dans les 100 premières entreprises de second oeuvre de la
région.
Le marché immobilier à Lyon
LE LOGEMENT EN 1990
Type de logement 1990
Propriétaires de leurs logements 1.063.500
Locataires 514.700
Locatif social 319.000
Autres (gratuit, hôtel, chambre meublée) 132.000
Total habitations principales 2.290.200
Résidences secondaires 358.600
Source Insee
STRUCTURE DES RÉSIDENCES PRINCIPALES EN 1990
Nombre de pièces de la résidence principale 1990
1 pièce 8,5%
2 pièces 18,1%
3 pièces 27,4%
4 pièces 27,2%
5 pièces 13%
6 pièces et plus 5,9%
Source Insee recensement 1990
MOBILITÉ
L'augmentation de la mobilité est un facteur positif pour le marché
de la rénovation. Un logement sur 8 a changé d'occupant
en 1991. Ce qui représente 81.000 déménagements sur
la région dont 60.000 sur la seule communauté urbaine de
Lyon. (Source EDF).
La mobilité est en constante augmentation depuis plus de 5 ans.
Sur 100 cadres recrutés en Rhône-Alpes 40 viennent de l'extérieur
de la région, en majorité de Paris, suivi de la région
PACA.
Les 120.000 étudiants de la région représentent aussi
une bonne partie de l'augmentation de la mobilité immobilière.
VACANCE
4.2% des logements sont déclarés vacants, c'est à
dire qu'ils sont restés plus de 3 mois sans électricité.
Ce chiffre monte à 6% pour le centre ville de Lyon. (Source EDF).
LA MARCHÉ DE LA RÉHABILITATION
Marché de la rénovation en millions de francs.
LE MARCHÉ DE CONSTRUCTION DE LOGEMENT
Construction de logements neufs en milliers d'unités.
En 1992, avec 30.749 constructions de logements, la région Rhône-Alpes
représente 11% des mises en construction française. En 1990
la part était de 14.2%. La région a reculé plus vite
que la France. Il faudrait corriger ces données de l'incidence
des JO d'Alberville, mais les statistiques ne sont pas connues.
Il faut voir dans cette baisse des constructions une menace, à
terme, pour le marché de la rénovation.
Investissements possibles
Le dirigeant de City Habitat souhaite vivement développer son
activité. Ce souhait est basé sur une analyse du marché
de la rénovation, mais aussi sur une volonté plus familiale.
Ce dirigeant a maintenant 56 ans, et il a deux enfants (20 et 25 ans),
dont un travaille déjà dans l'entreprise. Son souhait est
bien sûr de cesser son activité d'ici 4 à 7 ans, et
de donner une activité professionnelle à chacun de ses enfants.
C'est pourquoi, il privilégiera les développements qui offrent
la possibilité de synergie, tout en créant une deuxième
activité relativement indépendante. Pour l'instant le choix
est arrêté aux dix propositions ci-dessous.
Proposition n° 1 : achat d'une entreprise de fabrication de peinture
City Habitat achète pour plus d'un million de francs de peinture
par an. L'achat d'un fournisseur, Pintura, assure un développement
du chiffre d'affaires de l'entreprise de peinture, et un contrôle
qualité pertinent.
Le marché de la peinture représente 2,3 milliards de francs
pour 135.000 tonnes de peinture. Pintura est bien petite dans ce marché,
mais les potentiels de développement sont infinis.
Pintura est spécialisé dans les produits haut de gamme,
uniquement vendus en magasins de décoration, et magasins traditionnels.
Sur ces circuits de distribution qui représentent 19% du marché
(soit 437 millions), Pintura a 2,3% de part de marché.
Avec un chiffre d'affaires de 9.8 millions de francs et une rentabilité
négative de -2%, Pintura est "une bonne affaire". Le
prix de la transaction est compris dans une fourchette de 370.000 à
450.000 francs. A noter que l'entreprise dégage un bon profit d'exploitation,
mais que les frais financiers et les pertes exceptionnelles sont importante.
Une gestion saine et une recapitalisation de l'entreprise entraîneront
des résultats positifs à court terme.
Proposition n° 2 : création d'une agence immobilière
Par sa bonne connaissance du marché immobilier, City Habitat pourrait
créer une agence immobilière. Les affaires seraient "rentrée"
par un commercial, s'appuyant sur un réseau de relation que City
Habitat a tissé depuis plusieurs années. Les démarches
sont assez faciles à entreprendre et ne demandent pas une immobilisation
de capitaux importante.
Cette option apporterait à City Habitat un volant d'affaire induit
par les contacts avec de nombreux propriétaires. Certains, désireux
de louer leurs biens, font réaliser des travaux de propreté,
d'autres, désireux de vendre ou d'acheter font réaliser
des travaux plus importants. Les passerelles entre les deux entreprises
sont nombreuses.
Le marché des agences immobilières est encombré à
Lyon, mais le nombre de transaction justifie un potentiel de développement.
Proposition n° 3 : création d'une régie et d'un syndic
de copropriété
Syndic . City Habitat collabore souvent avec des syndics. Leur rôle
consiste à réunir les copropriétaires en assemblée
et de proposer les travaux d'entretien et les travaux exceptionnels. Le
syndic veille au respect du règlement de copropriété.
Les démarches administratives sont nombreuses pour créer
une telle entreprise et le travail administratif y est aussi important.
Régie . Le travail de régie est différent. Il consiste
à prendre en charge pour un particulier la gestion de son patrimoine
immobilier. Ce patrimoine peut se résumer à un appartement
qu'il faut louer, pendant la période où ses propriétaires
sont absents, pour des raisons professionnelles. Ou, un héritage
de famille, d'un ou plusieurs immeubles, qu'il faut gérer, pour
en distribuer les fruits aux descendants.
Il est clair, encore une fois, que cette nouvelle activité, aura
des répercutions sur l'activité travaux.
Proposition n° 4 : développement dans la rénovation
City Habitat peut encore se développer dans la rénovation,
soit sur la région lyonnaise, soit par une expansion géographique.
Un projet d'implantation sur la Côte d'Azur avait été
envisagé, car le marché immobilier y est florissant.
Une autre possibilité peut consister à créer un département
spécialisé dans la décoration haut de gamme ou dans
la décoration de bureaux paysagers. Les deux activités rénovation
auront un positionnement différent. L'une plutôt travaux,
l'autre plutôt conseil en décoration.
Proposition n° 5 : développement dans la construction de logements
neufs
Le savoir-faire de l'entreprise dans le bâtiment est un atout pour
cette proposition. Elle nécessite l'achat de matériels de
construction proprement dit (échafaudage d'extérieur, bétonnière,
grue...). Éventuellement ce matériel peut se louer dans
un premier temps. La mise en place de cette nouvelle activité peut
se faire assez rapidement, il suffit pour cela d'embaucher un chef de
chantier spécialisé dans la construction. Le créneau
des maisons individuelles est une bonne entrée en matière,
car les compétences nécessaires ne sont pas fondamentalement
différentes de celle de la rénovation.
Proposition n° 6 : création d'un magasin de vente de produits
de décoration au particulier
La politique d'achat de matériaux est très diversifiée.
City Habitat référence déjà, pour ses besoins
propres, une cinquantaine de fournisseurs. La plupart des fournisseurs
ont une gamme professionnelle distincte de la gamme grand public. Cette
solution entraînerait l'installation d'une surface de vente d'au
moins 250 m². Le coût suivant la localisation du magasin de
vente varie entre 1.5 et 2.3 millions de francs. Plus une importante immobilisation
de stock.
Le volume d'affaire à court terme est assuré grâce
à l'apport de clientèle de City Habitat, qui bien sûr
conseillera à ses clients d'y acheter leurs produits de décoration.
A long terme, le poids grandissant des grandes surfaces spécialisées
en bricolage (Castorama, Leroy Merlin...) peut être une menace.
Proposition n° 7 : création d'un magasin de négoce aux
professionnels de la décoration, rénovation
Une grande partie des produits qu'utilise l'entreprise pourrait être
revendu en l'état à d'autres entreprises de bâtiment.
Cela élimine la concurrence des grandes surfaces qui ne sont pas
adaptées à ce type de clientèle. Les coûts
d'installation peuvent être divisés par deux, par contre
le stock doit être plus important.
Proposition n° 8 : développement d'un service clé en
main
Elle consiste à réaliser, pour un particulier ou pour une
société, une opération immobilière clé
en main. La prise en charge commence dès la recherche du produit
immobilier, continue avec la recherche du financement, la réalisation
des travaux, ainsi que toutes les démarches administratives. Le
service peut se prolonger par l'organisation d'un déménagement
ou par la prise en main de la location. Les nombreux contacts de City
Habitat avec les banques, les agences immobilières sont un atout
pour cette solution.
Le solde migratoire positif de la région laisse présagé
de belles perspectives pour cette proposition. Les grandes entreprises
lyonnaise pourraient être les premiers clients, pour facilité
l'installation des nouveaux arrivants "expatriés" de
leurs régions.
Proposition n° 9 : ouverture d'un restaurant de spécialités
régionales
Il s'agit là d'une tout autre activité. La restauration
lyonnaise a une solide réputation dans toute la France et même
à l'étranger. Le développement économique
de la région amène de plus en plus de visiteurs professionnels.
La restauration hors foyer est un marché en développement.
Le coût moyen d'installation d'un restaurant est de 3 millions de
francs (pour 50 couverts) et la rentabilité dans ce secteur dépasse
largement celle du bâtiment. Le prix d'un repas moyen repas dans
ce type d'établissement est de 135 francs par personne.
Proposition n° 10 : création d'une société d'investissement
A la manière des SCPI (Société Civile de Placement
Immobilier), City Habitat pourrait coordonner la réalisation de
programmes immobiliers. En assurer la gestion, principalement locative.
Les investisseurs achèteraient des parts de ces programmes. La
physionomie du marché Lyonnais, faible coût à l'achat
et prix moyen de location élevé, rend les propositions intéressantes
en terme de rentabilité. Cette activité est globalement
proche de celle d'un promoteur immobilier, avec un service de gestion
en plus.
Questions et pistes de travail
Indépendamment des propositions qui sont faites, que pensez-vous
des raisons et objectifs de cette étude de diversification?
Quelles sont les forces et faiblesses de City Habitat ?
Quelles sont les menaces et opportunités pour City Habitat ?
Identifier les stratégies sous-tendues par les propositions ?
Étudier les implications de chacune, dans l'état d'information
du dossier ?
Choisir la proposition qui vous paraît le plus adaptée à
une petite entreprise de service et développez la dans un plan
marketing.
Chap 9 TVHD
Résumé et questions
C'est un cas de prospective marketing d'une grande difficulté.
La société Locas est fabricant de toutes sortes de composants
électroniques, qui entrent dans la composition de caméras,
de tables de montage et de téléviseurs. Les développements
rapides des technologies obligent l'entreprise à prendre des décisions
d'investissement sur base de dossiers techniques et d'études du
consommateur.
Quels sont les projets que le département recherche et développement
doit continuer à travailler ? Qui du consommateur final, des gouvernements
et des intermédiaires de la télévision décident
des futures normes ?
Titre 1 . Rester dans la course
Locas est un intervenant majeur dans le monde de la télévision,
tant en France qu'en Europe, l'essentiel de son activité repose,
pour l'instant, sur les métiers de l'image : du tournage, à
la réception, en passant par la postproduction . Locas fabrique
des capteurs CCD analogiques, qui entrent dans la fabrication de caméras,
ainsi que des tubes cathodiques de téléviseurs et des tables
de montage. Locas n'est pas connu du grand public car il est fournisseur
et sous-traitant de sociétés importantes comme Philips,
Sony, Grundig, Nokia et bien d'autres...
La vision des dirigeants de Locas a toujours été claire
sur la stratégie de développement. La réputation
de l'entreprise est très bonne, ses clients disent d'elle : "Locas
a toujours su nous approvisionner en composant de qualité supérieure,
mais surtout nous a toujours proposé des améliorations dans
leur domaine, et ça c'est inestimable.". Par la pertinence
de ses choix d'investissement, Locas est en mesure de produire ce que
les clients commandent, même quand la demande double en quelques
mois les livraisons sont assurées.
Locas est une entreprise hautement technologique, et les principales décisions
sont d'ordre technique. Les dirigeants ont confiance dans leur savoir-faire,
et le prouvent par des budgets de recherche qui dépassent 13% du
chiffre d'affaires, soit 260 millions par an. Le département recherche
et développement de Locas travaille sur un certain nombre de projets
:
· capteurs CCD Haute Définition, destiné au 16/9,
6 millions de pixels
· tube télévision 16/9ème 625 lignes
· écran plat format 16/9ème, 1 million de pixel
· tube télévision 4/3 1200 lignes
· tube 4/3 compatible 16/9ème 625 lignes
· table de montage numérique
· imagerie médicale
Chacun de ces projets est d'une grande importance. Pour les mener tous
à bien il faudrait trois à quatre fois plus d'investissement,
mais surtout certain de ces projets sont commercialement antinomiques
et il faut préalablement faire un choix, sous peine de développer
des applications non utiles. Aujourd'hui le choix technique n'est plus
le seul critère, et les dirigeants de Locas déplorent de
devoir faire entrer dans leur raisonnement des données politiques,
marketing ou de communication. Mais la pérennité de l'entreprise
en dépend. Deux rapports ont été commandés
pour faire ces choix en toute connaissance de cause.
Le premier concerne l'état actuel des choix et décisions
en matière de télévision du futur. Le deuxième
est une étude consommateur sur la connaissance et les envies d'une
nouvelle télévision. Locas espère tirer de ces rapports
la réponse aux questions stratégiques de choix de développement.
Titre 2 . Rapport sur l'état des lieux du paysage audiovisuel
Pas une semaine ne se passe sans un commentaire dans la presse sur la
(les) future(s) norme(s) de télévision. Plus déroutant
encore est le vocabulaire utilisé, aucun mot commun entre les articles.
Qui parle de TV Numérique, qui de TVHD, qui de D2 MAC... Bien sûr
chaque journaliste met le lecteur en garde contre la non compatibilité
d'un système par rapport à l'autre, d'ailleurs c'est bien
là le seul point d'entente entre les articles. Pour comprendre
les tenants et aboutissants de l'affaire, ce rapport dresse un historique
des normes de diffusion, puis un panorama des possibilités d'accès
à l'image et enfin étudie les forces en présence.
Les normes de diffusion d'hier et d'aujourd'hui
La guerre des normes a commencé il y a bien longtemps dans le domaine
de la diffusion. En radiophonie, avant l'apparition du standard MF , qui
fait aujourd'hui l'unanimité, subsistaient deux normes, l'une mondiale
et l'autre 100% française, les Petites Ondes (PO ou Short Waves)
et les Grandes Ondes (GO). Nous sommes, les Français, encore aujourd'hui,
les irréductibles utilisateurs des grandes ondes (seule la BBC,
déjà diffusée sur les PO, accepte de partager cette
norme).
L'histoire se répète pour la télévision, le
standard français SECAM (Séquentiel Couleur à Mémoire),
dont tous les techniciens s'accordent à dire qu'il est qualitativement
le meilleur, est partagé par une poignée de pays (Ex RDA,
Arabie Saoudite, Bulgarie, URSS, Tunisie, Hongrie, Pologne, Monaco...).
Les standards PAL (Phase Alternative Line, initiée par l'ex-RFA)
et NTSC (National Television System Comittee) sont dominants dans le monde
(40% des téléviseurs mondiaux sont à la norme NTSC).
Même déroulement, qui par la force des choses n'étonne
plus personne, pour le magnétoscope et camescope, VHS (Video Home
System), VHS-C (C comme compacte), 8 mm (Hi Vidéo 8). Les standards
initiaux de Sony, le Betamax, et de Philips, le V 2000, sont oubliés.
Les consommateurs qui ont fait confiance à ces deux marques ont
été lésé.
Pour trouver la cause d'un tel chaos il faut chercher bien loin, dans
les normes électriques, certains pays sont en 110 volts d'autres
en 220 volts, mais plus important encore la fréquence du courant
alternatif peut être de 60 hertz ou de 50 hertz. Ajoutons à
cela des raisons politiques et économiques, que nous regrouperons
sous le terme de protectionnisme de l'image, et vous comprendrez que nous
ne sommes pas prêt de voir la fin de la guerre des normes. Seule
les alliances d'entreprises transnationales sont capables d'obtenir un
cesser le feu.
Conséquence de cette pagaille, l'incompatibilité des sources,
des enregistrements, de la diffusion et parfois même du format physique
des prises. Le remède, le bi-standard, le tri-standard que le consommateur
paye par un surcoût à l'achat des appareils et par une perte
de qualité à chaque transcodage.
Les normes de diffusion de demain
Pour la radio, la MF pourrait être remplacée par le DAB
(Digital Audio Broadcasting), les postes de radio actuels sont incapables
de capter le DAB, il faudra donc en changer. Mais auparavant se sont les
stations de radio elles-même qui devront changer leur matériel.
Estimation : pas avant 2005. D'ici là la norme a le temps de changer
et le radio d'être câblée.
Pour la télévision, SECAM évolue vers le NICAM, et
PAL vers le PAL+. Ceci pour les normes existantes, maintenant pour la
télévision du "futur", la bataille fait rage et
nous avons essayé de recenser les possibilités évoquées
par les constructeurs qui permettront de recevoir des images et du son
chez soi.
TV actuelle : 625 lignes, 30 images secondes, 512 x 768 pixels
D2 MAC : norme de télévision haute définition mise
au point par Thomson, ce standard est analogique
HD MAC : norme destinée à remplacer D2 MAC, elles seront
compatibles
TVHD : 1125 lignes, 60 demi-images par seconde, écran 16/9ème,
son stéréo
La tout numérique : norme de recueil, de transmission, de stockage
de compression et de réception d'une image. C'est le nec plus ultra
de la télévision en ce qui concerne : la qualité
de l'image (la comparaison est la même que le CD audio, par rapport
au disque vinyle), et le type de transfert qui permet de multiplier par
50 le nombre de programme sur une même ligne. En résumé
: meilleure qualité, et 500 chaînes sur une installation
câblée classique.
Le 16/9ème : taille de l'écran qui correspond mieux au champs
de vision et au format de tournage des films cinématographiques.
16/9 est le rapport entre la largeur et la hauteur de l'écran,
aujourd'hui ce rapport est de 4/3.
VHS : 15 images secondes, 320 x 240 pixels, 280 point par ligne
S-VHS : 400 points par ligne
Cellularvision : expérience new-yorkaise de transmission par micro-ondes,
ondes identiques au téléphone GSM. La taille de l'antenne
du téléviseur est minuscule et peut être cachée.
C'est une alternative dangereuse pour le câble, car il suffit d'un
émetteur tous les 10 km, rien de plus.
MPEG (Moving Picture Expert Group) : norme de compression-décompression
des images numériques.
Le slogan de Nokia, fabricant de produits bruns , est "les nouveaux
horizonsde la télévision", les normes seraient les
nouveaux horizons de la confusion.
Deux essais de normes
LA NORME EUROPÉENNE
La commission européenne déclare abandonner toute référence
à une norme unique et obligatoire de transmission, la commission
reconnaît les formats suivants :
16/9, 625 lignes compatible PAL ou Secam
16/9, 1150 lignes au format HD MAC
le tout numérique dont la norme n'est pas encore définie
FEDERAL COMMUNICATION COMISSION
La FCC, l'équivalent de France Telecom aux USA, déclare
que sa norme TVHD sera connue en 1995, mais que d'ores et déjà
elle intégrerait une technologie Dolby AC-3.
Les sources d'images
Pour bien comprendre la guerre des normes, il faut aller plus loin que
des spécifications de fabricant, et s'intéresser à
la production d'images. D'où viennent-elles, par où passent-elles
? Nous avons recensé ici tous les producteurs.
Les sociétés de production
Les chaînes de télévision
Éditeur de programmes
Société de production et producteurs
Acheteur ou loueur de matériels professionnels
Fabricant de matériels professionnels
Studio de tournage
Les journalistes, les équipes de reportage
Les metteurs en scène du cinéma
Les lanceurs de satellite
Les moyens de diffuser des images
Câble : système de fibre optique, 5.5 millions de foyer raccordable
(prises possibles) au câble, mais seulement 25% de raccordés
(et payant). L'Allemagne compte 11 millions de foyers raccordés
au câble, soit dix fois plus qu'en France.
Satellite : système de diffusion des ondes depuis le ciel, pour
ne plus être gêné par le relief terrestre.
RNIS Réseau Numérique à Intégration de Service
aussi appelé Numéris : c'est le téléphone
de demain, il fonctionne par câble, et permet l'échange d'image.
C'est le futur Visiophone et les Vidéoconférences.
Multimédia : programme intégrant du son, de l'image, et
de film. Disponible sur ordinateur avec des connexions possibles vers
la télévision.
Télévision interactive : ce principe permet au téléspectateur
de choisir son angle de vue, choix de plusieurs dénouements possibles
pour un film, jouer à des jeux géants avec tous les enfants
de la ville, ou suivre un cours d'anglais en posant une question au professeur
interactif. Cette télévision interactive n'est possible
qu'avec la technologie numérique permettant de faire transiter
un grand nombre de chaîne par le même chemin.
Télévision éducative : la chaîne américaine
PBS (Public Broadcasting Service) diffuse 1600 heures de programme éducatif.
Ces programmes couvrent 54 matières qui vont des sciences humaines
aux sciences physiques. 300.000 étudiants, 2.000 collèges
et 50 centres de formation professionnelle captent cette chaîne.
C'est la seule initiative d'envergure dans le monde, et son succès
semble se confirmer. La production de cassette vidéo et l'organisation
de téléconférence en est la preuve.
CDV compact Disc vidéo : uniquement au format 4/3
CD-I compact disc interactif, coût 3500 francs pour les programmes
et jeux interactifs, plus 2000 francs pour la cartouche vidéo qui
lit des films d'une durée de 74 minutes par disc. La cartouche
vidéo s'achète après en option.
CD Rom (compact disc read only memory) : coût de 1000 à 4000
francs suivant la vitesse de lecture. 50.000 exemplaires installés
en France en 93
CD Photo compact disc photo : permet de visualiser ses photos sur son
écran TV.
Pay per view : paiement à la séance, fonctionne principalement
avec le câble.
Console de jeu : un monde à part. Qui peut passer par la télévision.
Quelques exemples de réalisations concrètes
FRANCE SUPERTÉLÉVISION
3000 heures d'émissions programmées pour 1994 en 16/9ème.
Ces émissions sont uniquement accessibles avec un décodeur
D2 MAC. Il est possible de les capter sur le câble ou par le satellite
Telecom 2A. Par le câble le décodeur D2 MAC s'appelle le
Visopass, pour le satellite c'est un tuner D2 MAC. Dans le cas du câble
le décodeur est loué, dans le cas du satellite il est acheté.
Le contenu de cette chaîne à part entière est un mix
des programmes de France 2, France 3 et d'émissions spécifiques.
Supervision commence ses programmes à 16 heures et fini à
minuit.
Le slogan de France Supertélévision est : "la télévision
du futur... dès aujourd'hui. Cinéma, spectacle, sport, découverte...grandeur
nature"
VTHR
Une initiative privée de la société VTHR, qui consiste
à filmer un événement avec des caméras haute
définition, et à le retransmettre immédiatement via
satellite (en l'occurrence Telecom 2B) dans toutes les villes de France
abonnée au service. Les salles des fêtes sont équipées
d'antenne satellite et de système de projection haute définition.
"La haute définition ça marche, en circuit fermé
!"
HI VISION
Le programme japonais TVHD existe en grandeur nature, correspond à
1125 lignes. Toujours en avance les consommateurs japonais ont déjà
acheté 50.000 postes de télévision à norme
Hi Vision. Correspondant à cette norme, les magnétoscopes
W-VHS qui se sont eux vendus à 25.000 exemplaires. Hi Vision fait
partie du programme japonais MUSE aujourd'hui abandonné !
Conclusion
Les technologies et les produits sont là, les consommateurs sont
prêts. Il manque la règle du jeu planétaire et quelques
moyens de communication. Les expériences réussies montrent
que les consommateurs réagissent positivement s'ils voient le résultat.
Les conclusions de cette étude sont difficiles à dresser.
Deux types de remarques peuvent être formulées : celles concernant
des événements certains, et celles en face desquelles il
faut mettre des probabilités d'apparition.
Pour les premières, celles qui ne font aucun doute, l'arrivée
au 16/9ème en 1995, l'arrivée du tout numérique en
1999.
Pour les secondes, on peut prédire l'adoption d'une norme 1150
lignes à 95%, la compatibilité des émissions 16/9ème
et 4/3 à 85%.
Toute autre conclusion serait à notre sens du domaine de la fiction.
Titre 3 . L'étude qualitative
Méthodologie de l'enquête
Cette étude est faite à base de réunions non directives.
Nous avons essayé de réunir des groupes de personnes homogènes
en terme de profils de manière à ce que s'instaure plus
rapidement un dialogue libre où chacun donne son avis sans restriction.
Nous analyserons les réponses et commentaires selon le plan du
brief : conscience des changements, besoins et attentes en terme de télévision,
freins et motivations en terme d'achat.
Extraits du rapport de la société d'études
CONSCIENCE DES CHANGEMENTS
Aucun groupe n'a soulevé spontanément la possibilité
de changement de la télévision elle-même. La télévision
fait trop partie de l'environnement quotidien que les événements
y affairant sont traités avec passion. Dans ce premier débat
sur les changements possibles certains pensent que la télévision
ne changera pas, d'autres plus réalistes (?) imaginent, après
réflexion, quelques changements qui porteraient seulement quelques
éléments du paysage mais pas La Télévision.
Lorsqu'il est clairement demandé de réfléchir aux
changements, en présentant ceux-ci comme inéluctable, les
groupes envisagent dans un premier temps une redistribution des chaînes
(chaîne culturelle, chaîne d'information, chaîne sportive...),
dans un deuxième temps un équilibrage des programmes à
l'intérieur de chaque chaîne avec plus de ceci ou moins de
cela.
La télévision est un "mythe", l'évoquer
soulève des passions. Le mot même de télévision
engendre des débats sur les programmes, et des commentaires basés
sur ce qui existe actuellement, ce "mythe" n'est pas naturellement
remis en cause dans son fondement.
A l'évocation du mot CSA un consensus se forme autour de la définition
d'un gardien autoritaire sur les chaînes.
Le mot câble n'est pas immédiatement attaché au débat,
pour les groupes il ne s'agit pas de télévision mais d'une
simple transmission, comme l'antenne, le satellite. Le câble ne
fait pas partie de La Télévision, ce n'est pas le cordon
ombilical nourricier mais une simple alimentation au même titre
qu'une prise de courant.
Lorsqu'on en vient aux avantages et inconvénients du câble,
les réponses sont immédiates et les avantages décrits
sont la possibilité de recevoir plus de chaînes et la meilleure
qualité de l'image (sans pour autant que ses deux avantages aient
été vérifiés, il s'agit de croyance collective
car personne n'a vu ces nouvelles chaînes et personne n'a vu d'image
en provenance du câble), quant aux inconvénients le fait
de payer est évoqué avant même le raccordement. Le
câble est synonyme de paiement, la télévision de service
gratuit.
Sur la question du paiement, Canal + n'est pas comparée au câble.
Il semble que Canal + a légitimé sa tarification par des
films, alors que le câble entre plutôt dans le domaine du
magnétoscope et des locations de cassette vidéo.
Après le câble, le groupe passe naturellement au satellite
et si la technologie semble connue (une antenne parabolique, pointage
en direction d'un satellite, plus un décodeur qui transmet au téléviseur)
les services sont assimilés au câble, c'est à dire
plus de chaînes notamment étrangères, un flou subsiste
sur le paiement : "ces chaînes sont-elles accessibles gratuitement
? ".
La télé. haute définition est évoquée
naturellement, à noter que ce n'est pas la "Télévision"
qui est haute définition mais son abréviation "télé.".
C'est une nouvelle technique qui améliore l'image...le son...;
les groupes sont perplexes puis s'accordent pour dire que c'est une télé.
Normale, mais meilleure en tout. Quant à l'échéance
de ces apparitions dans les foyers, on se demande si tout cela n'est pas
déjà disponible, mais réservé à une
élite. De même pour le 16/9ème, c'est un format spécial
cinéma, c'est à la télé ce que le CinémaScope
est au cinéma : une surface d'image plus large.
Conclusion
Les changements ne sont pas anticipés, ni projetés. Ils
sont plutôt ignorés par sélectivité négative.
Les avantages ne sont pas perçus.
BESOINS ET ATTENTES EN TERME DE TÉLÉVISION
C'est un véritable défouloir, tout y passe. Les réactions
sont toujours exprimées par rapport aux grilles actuelles des chaînes,
que l'on souhaite modifier à son goût personnel, avec une
pseudo-justification culturelle ou pédagogique. Le consensus est
formé autour d'une chaîne à base de documentaires,
de débat, de film, de retransmission intégrale d'événements
sportifs...L'idée que toutes les attentes sont déjà
satisfaites, et que le besoin consiste dans une meilleure programmation
horaire est admise. Un magnétoscope intelligent ferait l'affaire
: en enregistrant l'intégralité de toutes les émissions
des 6 chaînes, et en les rediffusant à la demande.
A aucun moment la publicité n'est évoquée comme un
facteur négatif. A aucun moment une meilleure qualité d'image
n'apparaît comme souhaitable.
Après relance de l'animateur sur les chaînes thématiques,
en prenant comme exemple la sport, l'information et la musique, l'avis
général est positif : "oui il faudrait que ça
existe". L'aspect positif est dans la simplification du choix dans
l'optique de la fabrication de sa propre chaîne idéale. En
regardant telle ou telle chaîne thématique on est sûr
que le programme correspond à ce que l'on cherche, les chaînes
thématiques sont des moyens de s'affranchir de la programmation
des chaînes généralistes.
L'idée d'une école télévisuelle fait sourire.
La formation des hommes n'est pas une marchandise qui peut se transmettre
par diffusion médiatique, le rapport à l'écrit et
la référence au professeur semble incontournable. Même
si certaines émissions sur l'histoire, la géographie, la
géopolitique peuvent venir en complément et en support de
cours, l'honnête homme ne saurait apprendre devant sa télévision.
Quant au rapport des enfants avec la télévision, l'abondance
de "niaiseries" est dénoncée, des programmes éducatifs
sont demandés.
Conclusion
La créativité en matière de télévision
n'est pas de mise. On se contente de ce qu'il y a, dans ce domaine il
semble que l'offre crée la demande. Il n'est jamais fait mention
des expériences étrangères dans ce domaine (par ignorance
ou par chauvinisme ?). Si tout va bien dans un premier temps, tout est
à changer et à inventer dans un deuxième. C'est la
difficulté de nommer les idées qui arrête l'expression
et le développement de la pensée. Lorsqu'on pense télé
on pense utilité, faisabilité. Les groupes ont du mal à
extrapoler et à sortir de la réalité.
FREINS ET MOTIVATIONS EN TERME D'ACHAT
Le choix parmi les 6 chaînes est déjà complexe et
les groupes ne recherchent pas uniquement plus de choix. Le sentiment
de ne pas pouvoir tout regarder, engendre une certaine frustration, qui
n'incite pas à vouloir accéder à de nouvelles chaînes.
Par contre, si les "utopies" (une chaîne éducative
étant qualifiée d'utopique, le terme est ici repris) se
réalisaient l'adhésion serait immédiate. Comme l'utopie
n'a pas de prix, l'intention d'achat est totale quel que soit le prix,
tellement le projet est désirable.
Par contre la distribution, et plus généralement l'accès,
à cette nouvelle télévision soulève des questions.
Les matériels doivent-ils être achetés, loués,
dans quels circuits de distribution, à quelles conditions ? Le
fonctionnement est-il sous forme d'abonnement, de droit d'entrée,
de pay per view ?
Conclusion
Si l'aspect prix n'a pas été tranché, et si on attend
de voir, premièrement pour croire, deuxièmement pour évaluer
un prix juste, l'aspect de l'accès se résume à une
demande d'information.
Titre 4 . Réflexions de Locas
On ne dira jamais assez l'enjeu que représente la télévision
du futur. Enjeu économique, ce marché de l'équipement
en postes de télévision est estimé à plusieurs
centaines de milliards (les chiffres changent tous les trimestres le dernier
connu est 2000 milliards de francs), enjeu culturel, il faut des programmes
pour alimenter ces nouvelles autoroutes de l'image. Ce deuxième
élément semble tellement important que les grands groupes
impliqués dans la fabrication de matériel, ont acheté
les entreprises hollywoodiennes de cinéma avec leurs catalogues
de droits sur les films. Aujourd'hui Paramount, Warner, Columbia, MCA
et la 20th Century Fox appartiennent à des fabricants de téléviseurs
ou assimilés. Comme si chacun allait traduire son catalogue de
films dans sa propre norme et proposer les appareils de lecture avec.
Ce qui s'est passé avec la musique peut se reproduire avec l'image.
Philips possède Polygram et Motown, et l'intégrale des titres
et artistes de ces éditeurs sont disponibles en DCC (le format
de Philips), et ne le seront probablement jamais en Mini-disc (le format
de Sony, disc de 7 cm). Et réciproquement pour le catalogue CBS
acheté par Sony. Cela implique pour le consommateur de ne pas choisir
par rapport à un procédé technique mais par rapport
au catalogue susceptible d'être édité au vu des accords
commerciaux.
De son côté Thomson a créé une filiale, Ex
Camera, spécialisée dans la production d'émission
en haute définition. Cette société tourne un certain
nombre d'événements (concert, réunion sportive, reportage)
en TVHD, dans l'unique but de stocker ces heures d'émissions en
TVHD.
Locas voit dans les techniques actuelles une convergence se profiler entre
l'informatique, les loisirs et l'électronique, les télécoms.
Pour preuve les accords signés entre ATT, NTT et Apple (Respectivement
les télécom américains, japonais et un fabricant
d'ordinateur), ou encore entre Intel et Ericsson (composants électroniques
et téléphone mobile), en trois ans ce sont plus de 70 accords
de ce style qui ont été signés.
Quant aux conclusions du rapport sur l'audiovisuel, Locas ne les trouvent
pas pertinentes, autant le contenu du rapport est utile, autant les conclusions
sont timorées. Locas ne compte pas les suivre. Un des objectifs
de Locas est d'être prêt pour les jeux olympiques de 1996,
avec une gamme de produits cohérente. Les processus de développement
de Locas sont extrêmement souples et rapides. Elles s'appuient sur
des recherches fondamentales de plusieurs universités grenobloises,
l'application industrielle peut être assez rapide.
Les dirigeants de Locas sont très pragmatiques, ils préfèrent
fonder leurs analyses sur des succès du passé, parmi les
faits marquant de l'histoire du développement économique,
ils ont choisi ces quelques exemples.
INTEL
Intel est un fabricant de microprocesseur. Les produits 386, 486 SX, 486
DX, Pentinium sont mondialement connus, pourtant Intel n'est qu'un sous
traitant de la grande industrie informatique. Intel est arrivé
à faire passer un composant d'ordinateur, devant l'ordinateur lui-même.
Les consommateurs demandent d'abord un ordinateur à base de 486
DX, avant de demander un IBM, un Compaq, un HP ou un Dell.
SCOTCHGARD, LYCRA, GORETEX
Ce sont trois procédés, qui mélangés à
une fibre naturelle, comme le coton l'améliorent. Le Scotchgard
de 3M est un traitement anti-tâches, le Lycra de Dupont de Neumour
est une fibre qui donne une élasticité spéciale,
quant au GoreTex il assure une chaleur maximale. Ces trois "appellations"
deviennent des arguments d'achat pour les consommateurs.
LE CONCORDE
Le seul avion supersonique au monde, d'une fiabilité extrême,
a connu un carnet de commande culminant à 150 appareils. Le résultat
final est bien connu : 6 Concordes sont en fonctionnement chez Air France
et British Airways (les deux initiateurs), et l'avion le plus rapide du
monde est un échec commercial.
SONY ET SON BETAMAX, PHILIPS ET SON V2000
Les premiers caméscopes grands publics font leur apparition en
1978. Deux géants s'affrontent avec chacun une norme différente.
Un troisième (JVC) arrive avec le 8mm et reporte le marché.
Sony et Philips produisent aujourd'hui des caméscope 8mm et leurs
normes "propriétaires" ont complètement disparu
depuis 1986.
SUCCÈS DU MINITEL
Lors du lancement du minitel, les PTT avaient équipé gratuitement
plusieurs millions de foyer. La demande existait et les éditeurs
ont fourni l'offre en service en sachant que la demande existait. Les
PTT récupèrent alors leur mise de départ par les
communications établies lors de la consultation des services. Ce
système ne peut pas se reproduire pour la télévision
car :
de nombreux produits de substitution existent (câble, satellite,
réseau hertzien, micro-onde...)
les programmes sont internationaux, et mettent en jeu trop de partenaire
pour arriver à les accorder tous
LE SUCCÈS DE DOS
Microsoft, poussé par IBM, invente un système d'exploitation
pour micro-ordinateur : le DOS (Disk Operating System). Bill Gates, directeur
de Microsoft, décide d'offrir (ou de vendre à un prix ridiculement
faible) son système d'exploitation à tous les fabricants
d'ordinateurs. Le succès est immédiat entraînant avec
lui le succès de Windows. Aujourd'hui plus de 125 millions d'ordinateurs
utilisent DOS ou Windows (source IDC).
Le marché des caméras de télévision
89 91
Provenance japonaise 52% 70%
Hitachi
Sony
Ikegami
Provenance CEE 48% 30%
Thomson
BTS (Broadcast TV System)
Source : CEE
Annexe
Fiche signalétique de Locas
Siège social : Grenoble
Nombre de salarié : 2212
Accord avec les universités de Grenoble et l'INSA de Lyon pour
la recherche
CA : 2 milliards
Fabrication de tube cathodique vide d'air : au format 4/3 : diagonale
36, 42, 55, 63, 70 cm. 63 est le best seller
Marge d'exploitation : importante pour payer la recherche
Investissement en recherche : 13% du chiffre d'affaires soit 260 millions
de francs.
Principaux clients :
Fabricants de téléviseurs
Starlight fabricant de téléviseur à Laval, capacité
300.000 unités annuelles, possède les marques Denko, Halifax
et Azuka
Greatwall, Kasui, Philips, Sony, Grundig, Nokia
Studio de montage
Société de location de materiel professionnel
Laboratoire médical (uniquement pour de l'achat de quelques pièces
détachées)
Pistes de travail
Etablir la liste complète des acteurs du marché de la télévision.
Quel est l'importance et l'influence de chaque acteur du marché
? Quels sont les points de passage obligatoires pour pour la télévision
du futur ?
Dans quelle mesure Locas peut influencer les acteurs du marché
vers une solution ou une autre ?
Quel ordre et quelle ressource financière doit-on donner aux projets
en cours de développement chez Locas ?
Quel type de communication sera le plus efficace pour informer et convaincre
le consommateur final ?
Quel est l'intérêt pour Locas de cultiver sa notoriété
auprès du grand public ?
Chap 10 Cas Habilcol
Résumé et questions
C'est un cas de diversification d'une difficulté moyenne.
Un fabricant de produit de classement (dossier, pochette, index...) étudie
sa diversification sur le marché des colles de papeterie. La position
dominante d'Habilclass sur le marché du dossier suspendu, entre
autres, a permis de générer suffisamment de capacité
d'autofinancement pour envisager une diversification, éventuellement,
non-rentable sur les trois premières années. Cette diversification
doit cependant à terme remplacer l'activité de classement.
Sur la base de l'analyse du marché des colles de papéterie,
il est maintenant temps de prendre les décisions d'investissements.
La société Habilclass doit-elle accepter, ou non, la proposition
de diversification ?
La société Habilclass
Présentation
La société Habilclass est spécialisée dans
le classement, son activité se concentre autour de la fabrication
et de la commercialisation de dossiers, pochettes, index. Elle a acquis
dans ce métier un savoir-faire unique et surtout une très
grande fidélisation de clientèle. Une entreprise (ou toute
autre organisation) qui a commencé son système de classement
avec les produits Habilclass ne peut pratiquement plus changer de fournisseur.
Habilclass fabrique tous modèles de dossiers en s'adaptant chaque
fois au matériel (armoires, tiroirs, classeurs) et aux spécificités
(classement numérique, alphabétique, pré-impression
de pochettes...) de ses clients. Les produits sont souvent sur mesure,
si les quantités les justifient.
Habilclass ne fabrique pas de matériel de bureau, mais collabore
étroitement avec bons nombres de fabricants français et
étrangers, pour que les produits correspondent précisément
au mobilier. Exceptionnellement, et pour de grands marchés, Habilclass
propose des devis complets matériel et produit de classement. Dans
ce cas elle a une activité de négociant et perçoit
une marge faible sur ses achats extérieurs.
Les produits sont en papier, carton, plastique et parfois associe ces
différents matériaux. La production de l'entreprise s'orchestre
autour de son imprimerie, ses ateliers de pliage découpage et de
mise en forme, ses ateliers de sérigraphie et de travail du plastique.
Le directeur du département production intègre le personnel
marketing, chargé principalement la mise au point de nouveaux produits
pour une cible de clientèle définie. Une des dernières
réussites de celui ci a été le lancement de produits
de classement pour le secteur des assurances.
Département commercial
Le département commercial est organisé par marché:
1. Administration
2. Médical
3. Banque - assurance
4. Entreprise
5. Fabricant de mobilier de bureau
A l'intérieur de chaque marché, les commerciaux sont spécialisés
par branche économique:
1. Administration
PTT
EDF
Ministère
2. Médical
Profession libérale (médecins, dentistes...)
Hôpitaux (Assistance publique, clinique)
3. Banque - assurance
Banque de dépôts
Organismes financiers
Assureurs (IARD, assurance vie...)
4. Entreprise
Grands comptes gérés en direct
Petites entreprises par le canal des fournituristes de bureaux
5. Fabricant de mobilier de bureau
Par zone géographique
Il y a un chef de vente par marché qui dirigent au total 25 commerciaux,
répartis par marché et lorsque cela se justifie par secteurs
géographiques.
Culture d'entreprise
L'entreprise, créée en 1952, a une très bonne structure
financière, un taux d'endettement faible (25% par rapport aux fonds
propres), et ses profits financiers s'élèvent à plus
de 750.000 francs par an pour le placement de ses liquidités. Le
chiffre d'affaires est stabilisé depuis trois ans aux alentours
de 150 millions de francs.
Les secteurs les plus dynamiques sont banques-assurances et médical.
La communication de l'entreprise est axée sur deux moyens:
la communication directe avec les clients et les prospects
la participation à de nombreux salons
Cette communication est traitée, sous la responsabilité
du directeur générale, par une assistante de communication.
Habilclass expédie plus d'un million de messages par ans qui se
répartissent comme suit:
mailing de prospection 250.000 ex
envoie de catalogues aux clients actifs 360.000 ex
relance de clients inactifs 523.000 ex
Habilclass participe à des salons verticaux:
ADF, salon des dentistes
Hôpital-expo, salon des Hôpitaux
et aussi à des salons horizontaux:
Midest, salon de la sous-traitance
Sicob, salon du mobilier bureau (entre autres thèmes).
La réflexion des dirigeants d'Habilclass est fondée sur
la baisse vertigineuse des prix de stockage de données informatiques
et sur l'apparition de nouveaux supports de stockage numériques
tels que le CD-Rom, les disques magnéto-optique ré-inscriptibles.
Cette réflexion les porte à croire que le classement physique,
sans jamais disparaître, va connaître de forte baisse de consommation.
Pour preuve, aujourd'hui la majorité des dentistes n'ont plus de
dossiers cartonnés pour le fichier des patients mais une base de
données informatiques, de même le stockage des radios se
fait sur disque.
Une stratégie de diversification est donc nécessaire sur
le long terme.
Les colles de papeterie
Lors d'une visite au SIPPA (salon de la papeterie) les dirigeants ont
pris contact avec un fabricant de colle italien. Ce fabricant voudrait
étendre son activité en France qui est, pour l'instant,
réduite à de la sous-traitance pour le compte de marques
distributeurs. Ce fabricant ne veut pas investir dans une exploitation
commerciale mais affirme que ces quotas de production lui permettent de
fournir facilement Habilclass pour la création d'une marque française:
Habilcol.
Une liste de prix est remise à Habilclass (voir annexe n°1).
Cette liste est valable trois ans avec une réévaluation
annuelle ne pouvant dépasser 2%, les prix sont en francs français
et ne sont pas soumis aux aléas des taux de change.
La qualité des produits italiens correspond aux standards du marché
en terme de :
* Temps de séchage à l'air
* Rapidité de collage
* Résistance du collage
* Tenue dans le temps
* Résistance aux UV
Le marché de colles de papeterie
C'est un marché en croissance, chaque année la consommation
augmente de 3.5%. Cette augmentation est principalement due aux lancements
de nouveaux produits, ou plutôt aux lancements de nouveaux emballages
et packaging, le flacon remplace le tube, de la même manière
que le stick a remplacé le pot. Ce marché dynamique connaît
une saisonnalité très forte (55% des colles vendues en GMS
le sont pendant la période de rentrée de classes).
Concurrence
3M (Scotch), leader sur le segment des rubans adhésifs et de la
colle en tube.
Bib, leader sur la colle en pot, mais ce segment ne représente
pas plus de 2% du marché.
Rubafix, leader sur le segment des stylos de colle, fabrique aussi des
produits aux marques d'enseigne.
Tesa (filiale du groupe BDF), challenger dans chacun des segments de marchés.
UHU, leader sur le segment des bâtons de colles blanc et de couleur.
Les marques distributeurs représentent en GMS environ 22 à
27 % du marché suivant les segments.
Les marques premiers prix (en fait sans véritable marque) représentent
9 % du marché en GMS, tous segments confondus.
Les marques distributeurs et les premiers prix existent aussi dans le
marché des fournituriste de bureaux et des papetiers (indépendant
ou en groupement), leurs poids est pratiquement aussi important qu'en
GMS.
Les conditions de la diversification
Selon des critères précis, les dirigeants d'Habilclass
ont défini plusieurs conditions pour le choix de leur diversification.
Ces conditions sont de plusieurs ordres, et on peut les regrouper en 2
parties, les conditions de bases pour le choix du marché, la lisibilité
du marché.
Les conditions de base sont les suivantes :
* un marché en croissance régulière sans perspective
notoire d'affaiblissement sur 10 ans.
* une concurrence peu nombreuse et peu enclin à déclencher
une guerre contre un nouvel arrivant.
selon ces conditions de base les possibilités de diversification
en informatique - bureautique et en mobilier de bureau ont été
écartées; la première pour cause de concurrence effrénée;
la deuxième pour les perspectives de croissance négatives.
Par contre le marché des colles de papeterie remplit les deux conditions
de base.
Les conditions de lisibilité du marché :
* c'est la possibilité de segmenter le marché
* l'état de maturité du marché : l'analyse de l'offre
doit faire apparaître des créneaux et des positionnements
possibles.
Annexes et tableaux:
Annexe 1 Liste de prix page 9
Tableau 1 Pyramide des âges page 10
Tableau 2 Population scolaire premier degré page 11
Tableau 3 Population scolaire second degré page 11
Tableau 4 Taux de scolarisation page 12
Tableau 5 Population post-secondaire page 13
Tableau 6 Population active page 13
Tableau 7 Emploi par branche d'activité page 14
Tableau 8 Structure de la grande distribution page 15
Tableau 9 Principaux fournituristes page 16
Tableau 10 Nombre d'entreprises page 17
Tableau 11 Nombre de classes page 18
Annexe 1 Liste de prix
Conditionnement type de colle contenance prix carton de
Stick blanche 8 g 2.50 24
Stick blanche 15 g 4.66 24
Stick blanche 21 g 6.55 12
Stick blanche repositionnable 8 g 3.10 24
Stick blanche repositionnable 15 g 6.00 12
Stick colle de couleur 8 g 3.22 12
Tube colle universelle liquide 21 g 4.52 36
Tube colle universelle liquide 35 g 6.23 24
Tube colle universelle gel 21 g 4.97 36
Tube colle universelle gel 35 g 7.08 24
Tube colle forte spéciale carton 21 g 5.51 12
Tube colle spéciale tissus 21 g 5.51 12
Tube colle spéciale maquette bois 21 g 5.51 12
Tube colle spéciale maquette plastique 21 g 5.51 12
Pot colle blanche parfumée 15 g 4.21 24
Pot colle blanche parfumée 35 g 7.55 24
Flacon colle universelle liquide 21 g 5.23 12
Flacon colle universelle liquide 35 g 7.35 12
Stylo colle transparente 21 g 5.10 12
Stylo colle transparente 50 g 10.02 12
Stylo colle blanche 21 g 4.80 12
Stylo colle blanche 50 g 8.65 12
Ruban adhésif transparent 16mm x 25m 5.21 24
Ruban adhésif transparent 19mm x 25m 5.87 24
Ruban adhésif transparent 19mm x 50m 6.25 24
Ruban adhésif invisible 16mm x 25m 6.07 24
Ruban adhésif invisible 19mm x 25m 6.89 24
Ruban adhésif invisible 19mm x 50m 11.54 24
Ruban adhésif invisible et repositionnable 19mm x 25m 8.50 24
Déposeur de film film de colle invisible 16mm x 25m 12.30 24
Déposeur de film film de colle invisible 24mm x 25m 14.50 24
Bombe aérosol colle transparente 210 g 25.30 12
Bombe aérosol colle repositionnable 210 g 29.30 12
Boîte pastille double-face 50 pièces 23.10 12
Questions et pistes de travail
Établir la liste des acteurs du marché des colles de papéterie.
Définir les différents segments du marché des colles
de papéterie.
Définir une consommation globale en France par une approche approximative
de la consommation de chaque segment (à cette occasion un début
de typologie sur les habitudes de consommation paraît souhaitable).
Quelle stratégie marketing adopter vis à vis des différents
segments ? Quels systèmes d'objectifs préconisez-vous par
segment?
Quelles implications aura la diversification au niveau de l'entreprise
et de son activité de base ?
Comment mettre en place, avec le moins de risque possible, le nouveau
département de l'entreprise ?
Donner les budgets de ventes et premiers résultats prévisionnels
des deux activités d'Habilclass.
La diversification dans le marché des colles de papeterie vous
paraît-elle judicieuse pour Habilclass ? Sinon quel type de stratégie
recommandez-vous ?
Chap 11 Cas Climatisation
Résumé et questions
C'est un cas de lancement de produit d'une grande difficulté.
L'entreprise Hydra invente un nouveau système de climatisation
qui réduit fortement les contraintes d'installation dans un bâtiment
déjà existant. Cet appareil s'adresse donc à la plus
grande partie du marché, celle des immeubles construits. Cet appareil
s'adresse aussi à tout type d'usage, domestique, bureau, hôtel,
commerce... Un brevet protège l'exploitation de ce procédé
pendant 10 ans, et Hydra entend bien exploiter ce laps de temps pour prendre
une certaine avance.
C'est le plan marketing global du lancement de produit qu'il s'agit de
proposer.
Titre 1 Situation actuelle des systèmes de climatisation
L'équipement français
La France est un pays en "voie de climatisation". Le taux d'équipement
augmente de 25% par an. Ce marché attire de nombreuses entreprises.
Tant pour la fabrication de systèmes de climatisation que pour
leurs installations. Quant aux utilisateurs ils sont de plus en plus nombreux
au bureau, dans leurs voitures, parfois même chez eux à bénéficier
de ce flux d'air frais.
Il n'existe aucun fabricant français d'appareil de climatisation.
L'estimation du nombre de bâtiments climatisés ne se laisse
pas facilement appréhender. Une proportion de 4% paraît raisonnable.
Quant au potentiel, c'est à dire, le nombre de bâtiments
qui souhaiteraient être équipés d'une climatisation,
on peut l'estimer à un maximum de 30% des bâtiments existants.
Les systèmes possibles
Chaque installation de climatisation est unique. Il existe très
peu, contrairement au chauffage, de solutions toutes faites. Pour chaque
site il faut prendre en compte :
les énergies (disponibilité, nature, économie...)
les contraintes architecturales, la beauté du bâtiment en
dépend, et parfois même sa fonctionnalité
l'environnement naturel, urbain, et surtout climatique
En général, le choix d'un système de climatisation
se fait en fonction de la nature du projet, du prescripteur, ou de l'acquéreur.
Le marché se concentre autour de 5 types de bâtiments, les
bureaux, les hôtels, les centres commerciaux, les cliniques.
LES BUREAUX
La climatisation est un plus pour les promoteurs immobiliers, qui va influencer
la vente ou la location. On peut tenir compte de 3 facteurs : la nature
fonctionnelle de l'installation, le confort, et l'aspect économique.
Dans le cas de promotion d'immeubles de bureaux, c'est ce dernier facteur
qui est prédominant.
De manière générale, la climatisation coûte
marginalement entre 450 et 600 francs de plus au m².
LES HÔTELS
La climatisation est une nécessité pour les hôtels
****. C'est un plus appréciable pour les autres catégories,
surtout si on considère leurs situations géographiques.
Selon le même schéma, c'est le facteur de confort qui prédomine.
Et le surcoût est de 1200 à 1500 francs par m².
LES CENTRES COMMERCIAUX
Il s'agit là d'une contrainte légale, car les ouvertures
sur l'extérieur sont rares. Souvent un simple système de
rafraîchissement d'air suffit, et il coûte entre 250 et 350
francs par m².
LES CLINIQUES
Il y a une obligation de climatisation des blocs opératoires, auquel
s'ajoute un système de traitement d'air spécial. Pour les
chambres le système choisi est une simple ventilation, sauf pour
les cliniques haut de gamme où une vraie climatisation est installée.
Pour un bloc opératoire le coût est de 3500 à 5200
francs par m², pour une ventilation dans les chambres le coût
est de 300 à 450 francs le m², et enfin pour une réelle
climatisation le coût est de 1500 à 2300 francs le m².
Titre 2 Le groupe Hydra
Présentation
Le groupe industriel Hydra International est une SA au capital de 45 millions
de francs. Son activité est centrée sur la fabrication d'appareil
de mesure et de comptage. Les appareils de mesure de flux (électrique
ou liquide) entrent dans la composition d'un nombre impressionnant de
machines diverses. Hydra n'a jamais réussi à prendre les
marché d'État, du type EDF, ni les énormes marchés
privés, type CGE. Son concurrent direct, Schlumberger, a pris trop
d'avance. En terme de volume de production et de recherche Schlumberger
est 15 fois plus puissant qu'Hydra. La lutte n'est pas égale car
cet écart en terme de taille se retrouve à chaques grands
marchés en terme de prix.
Le produit
Le département recherche et développement a eu pour mission
de trouver, dans un secteur en développement (et c'était
la seule contrainte), un procédé original. Par hasard, une
partie de l'équipe a investi la climatisation. Deux ans plus tard
cette équipe met au point un appareil de climatisation : l'Hydraplat.
Cet appareil de climatisation possède des caractéristiques
très intéressantes.
· Il est plat (32 cm hors tout)
· Il est silencieux (moins bruyant qu'un réfrigérateur
domestique)
· Son fonctionnement ne nécessite pas d'alimentation ni
d'évacuation d'eau, les condensats sont limités au maximum,
pour ceux qui restent ils sont stockés et l'appareil les diffuse
dans l'air jouant le rôle d'un humidificateur d'air.
· Son entretien ne nécessite aucune intervention sur l'appareil,
qui peut donc être inaccessible.
· Son fonctionnement est "à détente directe",
c'est à dire qu'il utilise le fréon pour refroidir l'air
qu'il aspire. Une simple prise de courant suffit à son fonctionnement.
Son coût de fabrication est élevé, à puissance
de production de froid identique, les appareils de la gamme Hydra sont
40% plus cher. Mais son installation est simplifiée par rapport
à un climatiseur normal, donc au global, et c'est ce qui intéresse
les clients, l'installation coûte le même prix.
Son lancement doit avoir lieu aussitôt que l'avis technique positif
d'un organisme de contrôle sera donné. Chaque matériau,
chaque composant d'un bâtiment doit avoir fait l'objet de mesure,
et obtenu l'agrément du CSTB .
D'après les nombreux tests, fait en interne, mais aussi par des
organismes indépendants (Veritas), l'Hydraplat est un très
bon climatiseur et un bon humidificateur d'air.
Installation
C'est là le grands plus d'Hydraplat. Par rapport au ancien système
de climatisation l'économie de temps et d'installation est de 50%.
Ce qui n'est pas du goût des installateurs de chauffage et climatisation.
En effet, si le prix final facturé au client reste le même,
la part de valeur ajoutée de l'installateur diminue. Pour un chantier
normal la part de matériel est de 45%, celle de l'installateur
de 55%. Avec Hydraplat la proportion est plus qu'inversée, il y
a 65% de matériel et seulement 35% de valeur ajoutée par
l'installateur.
Pour l'installateur cela représente presque 40% de baisse de chiffre
d'affaires. Il faudrait conclure deux fois plus de chantier pour garder
le même volume d'activité. Les installateurs ne préconisent
donc pas le système Hydraplat à leurs clients.
Concurrence
Les deux pôles de production d'appareils de climatisation sont le
Japon et les États-Unis. Le plus gros producteur mondial est Carrier.
Il faut bien distinguer l'activité qui consiste à fabriquer
le groupe froid et l'activité qui consiste à habiller l'appareil
brut. Par exemple, Calor vend un climatiseur domestique équipé
de domotique (appareil sur roulette, à échange d'air, commandable
à distance par téléphone, prix 5300 francs), mais
Calor fabrique uniquement le système de commande, le reste est
acheté en Italie.
Il n'y a pas de fabricant français de climatiseurs. Carrier produit
quelques appareils en France dans la région Lyonnaise. La plupart
des systèmes sont simplement assemblés en France mais fabriqués
aux États-Unis.
Finance
BILAN D'HYDRA International (en 1000 francs)
1991 1992
ACTIF en 1000 F
Actif immobilisé
Immobilisations incorporelles 939 1193
Immobilisations corporelles 114175 105392
Immobilisations financières 7361 2872
Total 122475 109457
Actif circulant
Stocks en cours 89604 95613
Créance clients et compte rattachés 109108 109387
Autres créances 15130 12233
Valeurs mobilières de placement 6453 13720
Disponibilités 28367 25195
Total 248662 256148
COMPTES DE REGULARISATION 1586 1025
TOTAL ACTIF 372723 366630
1991 1992
PASSIF en 1000 F
Capitaux propres
Capital 45000 45000
Réserves consolidées 114746 119113
Écart de conversion 141 -126
Résultat consolidé 25214 27996
Total 185101 191983
Provisions pour risques et charges 6908 7395
Dettes
Emprunts et dettes financières 79646 53590
Fournisseurs et comptes rattachés 50821 53389
Autres dettes 49801 59733
Total 180268 166712
COMPTES DE REGULARISATION 446 540
TOTAL PASSIF 372723 366630
COMPTE DE RESULTAT D'HYDRA International (en 1000 francs)
En milliers de francs 1991 1992
Chiffre d'affaires 462057 456200
Production stockée -927 9770
Autres produits d'exploitation 7611 5767
Total produits d'exploitation 468741 471737
Achats et variations de stocks 153649 160050
Autres charges externes 72505 68533
Impôts et taxes 13484 12303
Charges de personnel 163919 156159
Dotations aux amortissements 20764 17575
Dotation aux provisions 1628 2662
Autres charges 1695 859
Total charges d'exploitation 427644 418141
Bénéfice d'exploitation 41097 53596
Produits financiers 3952 4063
Charges financières 7484 7428
Résultat financier -3532 -3365
Résultat courant 37565 50231
Produits exceptionnels 5316 6117
Charges exceptionnelles 2296 4780
Résultat exceptionnel 3020 1337
Participation des salariés 2927 4097
Impôts sur les sociétés 12444 19475
Résultat net 25214 27996
STRUCTURE DES DIFFERENTES CIBLES DU BATIMENT
35.000 Entreprises de second oeuvre
13.000 Entreprises de gros oeuvre
4.900 Entreprises de travaux publics
3.000 Négociants et fournisseurs du BTP
25.000 Architectes
3.500 Collectivités locales avec un Technicien Territorial
11.900 Maires de commune de plus de 500 habitants
6.000 Maîtres d'oeuvre, Bureau d'étude, Ingénieurs
conseils
3.400 Maître d'ouvrage public (Administration, sociétés
nationales)
1.000 Services d'État (Direction Départementale de l'Équipement,
Direction Régionale de l'Équipement)
36.000 Maçons
20 Associations Professionnelle
800 Promoteurs immobiliers
12.000 Installateurs de chauffage
Dans chacune de ces cibles il est possible d'effectuer des tris par région
et par nombre de salariés. Pour certaine profession il est possible
de trouver des fichiers de spécialistes, dans un domaine précis
du bâtiment.
COUT DE LA COMMUNICATION DIRECTE
Pour faciliter votre recommandation de communication directe, nous vous
donnons à titre indicatif les différents coûts à
considérer:
Qualification de fichier : 10 francs la ligne
Bus Mailing : 0.50 f la carte tout compris (impression, routage, affranchissement).
Le coût du Bus Mailing ne comprend pas la création du message.
Phoning : 35 f le contact argumenté
Mailing simple : 4 pages quadrichromie, carton réponse, enveloppe
blanche, location de fichier, routage, affranchissement: 7 f pièce
+ 50.000 f de frais fixes
Mailing sophistiqué : 16 pages quadrichromie (ou équivalent),
carton réponse, enveloppe quadrichromie, location de fichier, routage,
affranchissement: 15 f pièces + 80.000 f de frais fixes.
HABITUDE DE LECTURE DES DIFFERENTES CIBLES
Construction
Le Moniteur (H)
Cahiers Techniques du Bâtiment (M)
Batirama (M)
Le Bâtisseur Européen (M)
Prescripteurs
Le Moniteur (H)
Le Moniteur Architecture (M)
D'Architecture (M)
Architecture d'Aujourd'hui (M)
Technique et Architecture (M)
Collectivités locales
La Gazette des Communes (H)
Le Moniteur (H)
Le Quotidien du Maire (Q)
Distributeur
Négoce (M)
Profession Négociant (M)
Market (M)
Pour simplifier les recommandations média, les coûts d'une
pleine page quadrichromie sont les suivants, toutes négociations
déduites:
Le Moniteur : 50.000 f
Autres supports : 20.000 f
Les délais de remise de films sont fixés à 6 semaines
avant parution.
Q : Quotidien
H : Hebdomadaire
M : Mensuel
Les coûts et les renseignements sont donnés à titre
indicatif pour refléter le mieux possible la réalité.
Dans un souci de simplification ils représentent une moyenne à
respecter dans vos recommandations.
LES SALONS
Le grand rendez-vous de la profession à lieu en novembre toutes
les années impaires à Batimat. Ce salon dure 10 jours (contre
en moyenne 4 pour un salon standard). Le coût d'inscription est
de 2500 f le m². Les coûts de décoration sont en général
compris entre 1500 et 1800 f le m².
Les délais d'inscription sont de 18 mois, passé ce délai
il est impossible de participer, les coûts d'inscription sont payables
par tiers tous les 6 mois.
En plus de ce grand rendez-vous, il existe d'autres salons:
Batimat Industrie en janvier (différent du Batimat de novembre)
Midest en décembre
Beaucoup de salons sur le bâtiment existent en province (par exemple
Eurobat à Lyon...).
De nombreuses corporations professionnelles organisent leurs colloques
autour d'un petit salon, réunissant une cinquantaine de fournisseurs.
Pour simplifier votre recommandation de communication événementielle
nous considérons que le coût des autres salons est:
Batimat Industrie 80.000 francs
Midest 50.000 francs
Autres salons 35.000 francs
Ces coûts comprennent l'inscription, la location et l'aménagement
du stand. Les délais d'inscription sont de six mois.
Les coûts et les renseignements sont donnés à titre
indicatif pour refléter le mieux possible la réalité.
Dans un souci de simplification ils représentent une moyenne à
respecter dans vos recommandations.
Associations professionnelles
AFNOR
Agence Française de NORmalisation
Association loi de 1901 composée d'entreprises, soutenue par le
Ministère de l'Industrie et de l'Aménagement du territoire.
L'AFNOR est la branche française du système européen
de normalisation (CEN).
CEBTP
Centre d'Expérimentation du bâtiment et des Travaux Publics
La vocation du CEBTP est de mettre les sciences expérimentales
au service de la construction.
CSTB
Centre Scientifique et Technique du Bâtiment
Dépend du Ministère de l'Habitat, il aide l'Administration
à préparer les réglementations
Les coûts de réunion et de tests sont à la charge
des fabricants qui souhaitent faire agréer leurs produits.
Les délais d'agrémentation sont longs (6 à 24 mois
selon la complexité du dossier), le coût global d'une agrémentation
se situe entre 80.000 et 150.000 f.
SOCOTEC
Bureau de contrôle
UNM
Union Nationale de la Maçonnerie
Représente 400.000 travailleurs
VERITAS
Donne des avis techniques sur les produits nouveaux, l'avis de cet organisme
est pris en compte pour la garantie décennale.
Questions et pistes de travail
Quels sont les points forts du nouvel appareil de climatisation mis au
point par Hydra ?
Quels sont les freins pour la diffusion de cet appareil ?
Quel positionnement adopter pour ce nouveau produit ?
Etablir une stratégie de lancement, en développant particulièrement
les parties distribution et communication du plan marketing ?
Préparer un brief pour le packaging, le nom, les documentations
techniques et les outils de communication associés à cet
appareil ?
Chapitre 12 : CORRIGÉS
L'intérêt des corrections
Les corrections qui suivent sont données à titre indicatif
et il ne faut surtout pas imaginer qu'elles sont uniques. En matière
de stratégie marketing, les solutions sont multiples et seul le
temps peut infirmer ou confirmer une décision.
Il faut surtout s'entraîner à proposer des solutions globales
et cohérentes avec la situation. C'est ce que nous avons essayé
de faire dans ces propositions de correction.
Cas n° 1 : Banque Communale de Crédit
TITRE : LES CLIENTS D'ABORDS
ANALYSE
La BCC fait partie du paysage de la région Rhône-Alpes. Notre
part de marché sur la région Rhône-Alpes est de 2,5%
en dépôts et de 0,9% en prêts. Notre part de marché
est plus importante sur le marché du particulier.
La satisfaction de nos clients n'est pas totale. La source de nos problèmes
n'est pas dans une carence de produits bancaires, mais dans un déficit
d'image. Nous n'avons pas d'image bien définie, notre service quotidien
à la clientèle par le réseau n'est pas irréprochable,
nous ne sommes pas positionnés sur un segment précis de
clientèle, et notre folle ambition est de toucher tous les Rhône
- Alpins.
Le nombre d'établissements de crédits spécialisés
est en constante augmentation, l'avantage du crédit spécialisé
est son positionnement clair (crédit logement d'UCB, crédit
voiture de Sovac, crédit consommation de Carrefour-Carte Pass...).
Nos produits bancaires ne sont pas en cause, pour la bonne raison qu'ils
sont identiques à la concurrence. Il s'agit encore là de
mauvaise information dont la BCC est responsable.
SYSTÈME D'OBJECTIFS
Améliorer la rentabilité de la banque sur les trois années
à venir.
Avoir le personnel le plus efficace et le plus proche de ses clients.
Atteindre l'excellence en matière de service et de compétence
interne.
Augmenter notre qualité de service à la clientèle,
de manière objective et mesurable.
Augmenter les parts de marché particulier de :
· 15% en dépôts,
· 40% en prêt.
Développer la fidélisation et réduire la multibancarisation
des clients.
Augmenter le nombre de services par client.
Mieux connaître les attentes des clients et devenir la banque préférée
des lyonnais. Devenir la banque de famille comme il existe des médecins
de famille.
PLAN MARKETING
L'amélioration de la satisfaction des clients passe autant par
la qualité de la stratégie mise en place, que par la volonté
d'appliquer cette stratégie dans le réseau (les agences).
L'interne est aussi important que l'externe en terme de communication.
Le plan marketing s'orchestre autour de trois pôles :
1 - Interne
Formation du personnel à la connaissance des clients et aux spécificités
du service bancaire
Communication interne
Construction de l'observatoire de la concurrence
Initiation d'une base de données marketing
Mise à niveau des travaux d'édition
2 - Clients et prescripteurs
Les clients ont pris l'habitude d'obtenir des crédits sur le lieu
de consommation (garage, hypermarché, magasins spécialisés,
cuisiniste...). Si bien qu'il ne pense même plus à consulter
leur banquier habituel alors que s'est son métier de prêter
de l'argent. Il faut donc être présent sur le lieu de vente
au même titre que les autres établissements de crédit.
Développer les relations directes avec les clients actuels.
Création de package de produits répondant aux besoins de
cibles de clients bien définies par typologie. Par exemple : le
plan épargne logement + un crédit revolving.
Infiltration du tissu local de leader d'opinion, de prescripteurs
3 - Externe
Recrutement de nouveaux clients par quelques produits d'appel (Internaissance,
Intermariage).
Prospection commerciale pour recruter de nouveaux clients sur un segment
précis avec une offre d'un package de produits adéquat.
Politique de sponsoring et de mécénat orientée vers
les cibles de prospect.
LES PRINCIPALES ACTIONS
Étude approfondie de la concurrence, connaissance de tous les produits
nouveaux principalement les produits d'appel (faux comptes rémunérés,
produits de placement à fort rendement...)
La base de données marketing doit être exploitée au
mieux (création d'une typologie de clientèle suivant l'utilisation
des produits bancaires). Une bonne base de données doit permettre
des actions de communication directe percutante.
Contact face à face avec le responsable du compte, chaque fiche
client doit comporter au moins un rapport tous les deux ans.
Trouver les critères de satisfaction objective des clients tel
que :
· temps d'attente,
· sourire au guichet,
· renseignement rapide,
· aide complète au-delà des questions directes des
clients.
Accord avec les réseaux de commerçants pour proposer des
crédits BCC.
Grande campagne d'image et de séduction autour du thème
: "la banque change, le client d'abords".
Utilisation des outils de communication interne (journal interne, point
rencontre, événement trimestriel...).
Campagne de sensibilisation, de motivation, de formation interne. Il ne
faut pas hésiter à remettre en cause la structure hiérarchique
d'une agence bancaire, pour que les clients prennent le pouvoir. C'est
sur la qualité de l'accueil aussi que se choisit une banque.
Sponsoriser un open de golf pour séduire une nouvelle clientèle
haut de gamme.
Organisation de table ronde avec les prescripteurs de la région
sur des sujets divers.
Qualité des produits : fiches produits pour expliquer les services
existant et lancement de produits innovants comme Internaissance, Intermariage
et Interato. Ces trois nouveaux produits peuvent rapporter 15 MF à
la BCC.
BUDGET SOMMAIRE
Poste Montant en 1000 francs
Étude de la concurrence 30
Étude sur les attentes des clients vis à vis d'une banque
120
Base de donnée marketing création 150
Base de données marketing maintenance 80
10 actions de marketing direct sur des cibles distinctes 1300
Formation du personnel (sur budget DRH) 6000
Concours interne de motivation 150
Opération avec les commerçants 200
Campagne d'image 3000
Édition (mise à jour des fiches produits) 2200
Lancement des trois nouveaux produits 450
Table ronde prescripteurs (une par quinzaine) 500
Sponsoring, mécénat 600
Cas n° 2 : Les crèmes Sun Monoï
TITRE : RETOUR À LA RENTABILITÉ DE SUN MONOÏ
ANALYSE
Notre marque est soumise à des aléas divers certains sont
prévisibles : budgets engagés, implication de la force de
vente ; certains sont imprévisibles : climats, concurrence.
Analyse des ventes annuelles depuis 10 ans
La moyenne de ces ventes est de 541 053 unités, l'écart
type qui représente la dispersion des valeurs par rapport à
la moyenne est de 157.165 unités ( ).
Le coefficient de corrélation des chiffres de ventes sur dix ans
est de 0.34.
Où cov est la covariance et l'écart type.
Il n'y a aucune cohérence dans la série statistique des
ventes annuelles, il faut chercher la corrélation entre les données
exogènes et la série des ventes.
Le coefficient de corrélation entre la série des ventes
et la série des données climatiques donne dans la meilleure
configuration un résultat de 0.19. (meilleure configuration : sommes
des heures d'ensoleillement, par contre les températures maximales
ne sont pas significatives pour la consommation de produits solaires).
Le coefficient de corrélation entre les budgets consacrés
à Sun Monoï et les ventes est plus flagrante : 0,7 pour l'addition
des dépenses corrigées de l'inflation. Et si on élimine
le budget commercial, pour n'additionner que l'achat d'espace et le budget
marketing, le coefficient de corrélation grimpe à 0,94 (toujours
avec une correction de l'inflation).
Le dernier calcul de corrélation correspond à la somme des
deux phénomènes (climat et budget) par rapport aux ventes.
Le coefficient de corrélation est de 0,94 et on peut dire que le
climat et les budget consacrés à la marque sont déterminant
pour établir de prévision de ventes.
La part de marché est de 7.5% en quantité. Comparée
aux faibles CA des points de vente (DV = 25) dans lesquelles la marque
est présente, cela représente un score honorable. La part
de marché détenteur de Sun Monoï (part de marché
valeur / DV) est bonne : 27 % (contre 23% pour Club Med, 30% pour Nivéa
et 54% pour Ambre Solaire).
Les concurrents sont présents dans des magasins de plus grande
importance au niveau de CA produits solaires. Les rapports DV/DN permettent
de comparer la qualité de la distribution de chacun les trois concurrents
ont un rapport supérieur à 0,9 seul Sun Monoï enregistre
un mauvais ratio de 0,55.
OBJECTIFS
Retrouver la rentabilité de la marque, +6% de rentabilité
en cumul sur trois ans.
Développer la contribution de la marque de +10% par an sur le montant
absolu.
Lisser les variations de volume de vente d'une année sur l'autre.
Augmenter la DN (jusqu'à 65), c'est-à-dire le nombre de
magasin qui vendent la marque et parallèlement choisir des points
de ventes plus performants (jusqu'à obtenir un ratio de qualité
de distribution DV/DN de 0,7).
Rationaliser la production pour baisser les coûts de revient et
baisser les coûts d'immobilisation de stocks.
Si d'ici trois ans aucun des buts ci-dessus n'est atteint il conviendra
alors d'envisager la vente de la marque à une entreprise déjà
implantée dans le secteur cosmétique. Plusieurs arguments
peuvent être mis en avant : la synergie avec d'autres produits cosmétiques,
une croissance externe de part de marché sur les produits solaires,
une complémentarité avec des produits en vente l'hiver,
un accroissement de volume d'affaires sur des distributeurs grossistes
en produits de vacances.
PLAN MARKETING ET PRINCIPALES ACTIONS
Faire de Sun Monoï une marque européenne, dans le but d'augmenter
les volumes de productions et les possibilités d'écoulement
des produits. Tout cela concoure à la baisse des prix de revient.
Changer de circuit de distribution et passer par des grossistes qui assurent
un stock tampon. Au lieu d'avoir un stock important en usine, chaque grossiste
se répartit, à ses frais, une faible part des stocks.
Lancement de nouveaux produits : gel non gras indice 6, lait spécial
peaux sensibles indice 16, shampooing anti-sel spécial mer. Ces
nouveaux produits restent dans l'univers familial de Sun Monoï. Tout
en étant novateur ils n'apparaissent pas comme superflus.
Développer une gamme de produits d'été (ou de vacances)
pour rentabiliser mieux les efforts commerciaux sur une marque saisonnière.
Augmenter la part des commandes et des achats de pré-saison, par
la mise en place de promotions de stockage (remise quantitative, animation
du point de vente...).
Augmenter le nombre de point de vente et surtout leurs qualités
par des référencements massifs.
Lancement de promotion de destockage en fin de saison envers les grossistes
avec des marchés exportation pays tropicaux ou du bassin méditerranéen.
L'augmentation de la contribution passe par l'augmentation du volume des
ventes. La contribution de Sun Monoï est de 19% du prix de vente
public, ces frais généraux comprennent tous les coûts
indirects sur la marque, commerciaux, salaire des directeurs, location
d'immeuble...
PRÉVISION DES VENTES
Hypothèse climatique
Ensoleillement Nice Ensoleillement Nantes Température Nice Température
Nantes
Hypothèse moyenne 2 679 1 996 33 34
Hypothèse haute 2 813 2 096 34 35
Hypothèse basse 2 545 1 896 31 32
Hypothèse de budget
Budget commercial Achat d'espace Budget marketing
Hypothèse moyenne 2392 343 1608
Hypothèse haute 2870 411 1930
Hypothèse basse 1930 274 1286
Prévision de ventes en fonction des hypothèses (en 1000
unités annuelles)
Hypothèse climatiqueHypothèse de budget Moyenne Haute Basse
Moyenne 550 500 490
Haute 725 775 665
Basse 400 450 340
Prévision à gamme comparable, sans tenir compte des éventuels
lancements de produits ni de toutes les mesures annoncées dans
le plan marketing.
BUDGET SOMMAIRE
Poste Montant en 1000 francs
Adaptation packaging pour les 3 lancements de produits 90
Lancement des 3 produits 100
Test sur une nouvelle gamme de produits d'été 150
Coût des promotions d'avant saison 110
Coût des promotions d'arrière saison 50
Budget commercial (moyenne) 2700
Achat d'espace (moyenne) 300
Budget marketing (moyenne) 2100
Cas n° 6 : Classic Arômes
Une correction vous est présentée ci-dessous, elle constitue
une des solutions possibles. Avant de développer la stratégie
retenue, il faut, pour être complet, citer d'autres stratégies
envisageables :
Stratégie extensive :
développer le nombre de clients par des campagnes de recrutement,
de parrainage... Cet axe consiste à proposer le même catalogue
de produit à un public plus large.
Stratégie de croissance externe intégrative :
cet axe consiste à acheter ou nouer des liens puissants avec un
domaine viticole pour produire des vins à la marque "Classic
Arômes" ou une autre marque créée à cette
occasion. La société prend alors le statut de négociant-éleveur.
Cette stratégie peut déboucher à terme vers la création
de point de vente (en propre ou en franchise).
Stratégie de croissance intensive :
développer un ensemble de service pour atteindre une satisfaction
totale des besoins de la clientèle en terme de vin.
TITRE : TOUT POUR LE CLIENT
ANALYSE
Avant que certaines difficultés liées aux changements dans
la distribution et la consommation du vin n'apparaissent, nous devons
préparer et mettre au point une stratégie pour l'avenir.
La France reste un pays fortement consommateur de vin, c'est un des plus
grands marchés du monde. Nous devons exploiter ce potentiel et
conquérir nos concitoyens.
La distribution de vin évolue fortement et notre changement de
stratégie s'inscrit dans le contexte global d'un marché
en mutation.
Nos clients sont surtout citadins, 53% sont concentré dans 7 villes.
La concurrence des magasins de proximité, où le conseil
est possible, est importante.
Les critères d'achat sont fondés sur les conseils et la
dégustation et nous n'offrons ni l'un ni l'autre.
Pour conserver des conditions d'achat satisfaisantes, nous devons augmenter
les volumes d'achats chez nos fournisseurs de vins haut de gamme.
OBJECTIFS
Continuer le développement de l'entreprise et conserver une croissance
harmonieuse.
Nous devons répondre à tous les besoins de nos clients en
matière de vin, et des domaines s'y rapportant.
Augmentation des volumes vins haut de gamme.
Exploiter au mieux la forte consommation per capita en France.
Fidéliser la clientèle en répondant à 90%
des ses besoins en vin.
PLAN MARKETING
Dans le cadre d'une croissance harmonieuse de l'activité, nous
développerons une stratégie d'intensification :
· Développement des produits au catalogue
· Campagne de fidélisation de clientèle
· Force de vente pour animer et vendre des vins en dégustation.
LES PRINCIPALES ACTIONS
Différenciation des catalogues Classic Arômes et Premier
Arômes.
Marketing direct pour fidéliser les clients.
Séance de formation à la dégustation, aux terroirs
pour les clients.
Développement de la logistique pour optimiser les livraisons.
Organisation de dégustations gratuites des vins du catalogue dans
les 7 villes qui rassemblent 53% des clients.
Référencement de nouveaux produits annexes au vin (livre,
objet, carafe, matériel de cave, armoire de conservation du vin,
logiciel de gestion de cave...)
Renforcement des vins des régions de France autres que le bordelais
(Bourgogne, Côte du Rhône, Provence, Roussillon, Loire, Alsace).
Début de vins étranger de qualité (Italie, Allemagne,
Autriche, Espagne, États Unis, Australie, Afrique du Sud, Hongrie...)
Les services "plus" pour une cible restreinte de clients :
· remplacement des bouteilles comportant des défauts (moisissure,
goût de bouchon, de bois...)
· gestion de la cave (vins à boire, à conserver...)
· conservation et vieillissement gratuit des vins achetés
· ligne directe pour les conseils d'accord vins-mets
· livraisons de vins expresses en 48 H
· organisation de voyage de visite des domaines viticoles fournisseurs
· ouverture de magasins dans les 3 principales villes comportant
les clients
BUDGET SOMMAIRE
Le budget ne correspond pas à une serie d'actions précise,
mais plutôt à une réorganisation de l'entreprise.
Les budgets à prendre en considération sont des coûts
de recrutement (vendeurs, animateurs, acheteur, communication, marketing),
l'augmentation de la masse salariale.
Pour la campagne de fidélisation :
Poste Montant en 1000 francs
Organisation de 4 dégustations par an dans 7 villes 300
Création d'un catalogue Premier Arôme (traité en partie
en interne) 250
Amélioration de la base de donnée 50
Création et impression des messages (par agence) 110
Routage (10 courriers par an) 70
Cas n° 7 : Le bâtiment et City Habitat
Ce cas est particulier car une série de solution est proposée.
Il faudra à la fois analyser la situation indépendamment
des propositions faites puis dans un deuxième temps analyser les
dix propositions et en développer une.
1° ANALYSE CLASSIQUE
TITRE : UNE DIVERSIFICATION EN HÉRITAGE
ANALYSE
Le nombre d'entreprise qui sont en difficultés du fait du vieillissement
des dirigeants et du manque de préparation des successeurs et suffisamment
inquiétant pour que nous développions une stratégie
à cet effet.
Les indicateurs financiers et commerciaux sont positifs et c'est l'assurance
que la préparation d'une diversification se fera dans de bonnes
conditions.
La marché de la rénovation est énorme et notre part
de marché est minuscule 0,4% (4.6 MF de CA / 1120 MF marché).
Nous sommes trop petits pour ressentir les fluctuations du marché
du bâtiment. Par contre les nouveaux comportements des consommateurs
conditionnent notre CA dans la mesure où ils avancent ou reculent
les investissements.
La construction de logement neuf est en baisse, cette baisse ne se fera
jamais sentir sur la rénovation car elles sont étalées
dans le temps, et la décision dépend plus du pouvoir d'achat
que de la vétusté.
Certains événements sont déclencheur de travaux :
déménagement, arrivée d 'un enfant, mutation professionnelle,
baisse des taux d'emprunt, mesures fiscales.
2° ANALYSE DES DIX PROPOSITIONS
ANALYSE DES PROPOSITIONS SUIVANT LA STRATÉGIE MISE EN OEUVRE
Proposition n° 1 : correspond à une stratégie de croissance
externe intégrative (ou verticale)
Proposition n° 2 : correspond à une stratégie de diversification
horizontale.
Proposition n° 3 : stratégie de diversification horizontale.
Proposition n° 4 : stratégie de conquête par segmentation
géographique ou de clientèle.
Proposition n° 5 : stratégie de diversification sur un marché
proche.
Proposition n° 6 : stratégie de développement sur un
segment de clientèle proche (proximité client).
Proposition n° 7 : stratégie de développement sur un
marché proche (proximité marché).
Proposition n° 8 : stratégie intensive.
Proposition n° 9 : diversification totale
Proposition n° 10 : stratégie de diversification vers un métier
connexe.
Chacunes de ces solutions sont envisageables, elles répondent avec
plus ou moins de bonheur aux objectifs de l'entreprise.
CLASSEMENT DES DIX PROPOSITIONS
En ordre décroissant
Niveau de risque financier (investissement initial)
proposition n° 1, 10, 9, 6, 7, 5, 8, 2, 3, 4
Indépendance des deux activités
proposition n° 9, 2, 1, 3, 10, 6, 7, 5, 8, 4
Utilisation de synergie commerciale
proposition n° 4, 2, 8, 6, 5, 10, 3, 1, 7, 9
Utilisation de synergies techniques
proposition n° 4, 5, 1, 7, 2, 8, 3, 10, 6, 9
MISE EN OEUVRE DE LA PROPOSITION N°2 : CRÉATION D'UNE AGENCE
IMMOBILIÈRE
Cette proposition satisfait à certains critères :
- même type de clientèle déjà connue : les
particuliers
- synergie avec l'activité de City Habitat, les nouveaux acquéreurs
sont des clients potentiels pour les travaux
- les deux activités sont bien séparées
- le risque financier est limité
- la nouvelle activité a un potentiel de développement (vers
la proposition n°8 par exemple)
Le nom de cette nouvelle structure : City Immo (doit être déposé
à l'INPI)
Aspects juridiques : une fois la société créée,
par exemple sous la forme d'un SARL au capital de 100.000 F, une autorisation
sera délivrée par la préfecture du Rhône pour
exercer le métier d'agent immobilier (autorisation soumise à
un stage de formation ou à un niveau d'étude licence).
Aspect ressources humaines : le personnel est réduit à un
des fils du dirigeant et une secrétaire pouvant évoluer
vers un travail commercial simple (évaluation de biens immobiliers
à vendre, première visite d'accompagnement d'acheteurs potentiels).
Aspect immobilier : le local doit être situé dans les quartiers
résidentiels, une agence immobilière est un magasin de proximité.
PLAN MARKETING
Le plan marketing de City Immo se déroule en deux phases :
1° - Obtenir le plus de mandats de vente.
Les mandats de ventes sont obtenus auprès des propriétaires
ou des notaires. La première visite peut se faire sous le prétexte
d'une évaluation.
Le carnet de produits à vendre est un des critères de choix
pour les personnes qui souhaitent acquérir un bien.
Chaque agence fait le forcing pour obtenir un mandat de vente, prétextant
un grand nombre de clients intéressés par le bien immobilier
en question.
City Immo peut développer un système de choix de bien immobilier
assisté par ordinateur. Les photos sont prises lors de la visite
d'évaluation. Les critères principaux sont saisis.
2° - Développer un recrutement permanent d'acheteurs
Les acheteurs sont de différentes natures : achat pour habitation
principale, habitation secondaire, investissement c'est-à-dire
achat en vue de location. Le marché des locaux d'entreprises n'est
pas étudié. Il faut trouver les moyens de contacter un maximum
de personne en processus d'achat et leur proposer une large palette de
produits. Éventuellement chercher le produit qui convient à
un besoin exprimé.
C'est le vendeur qui paie la commission de l'agence, il faut apporter
un service réel aux acheteurs pour que la rémunération
soit bien acceptée. Le système de choix par informatique
séduira un nombre important d'acheteurs potentiels. Cela présente
en plus l'avantage de limiter le nombre de visites inutiles. Un défaut
rédhibitoire est éliminé par les photos informatiques.
Ces deux phases sont indissociables, une agence immobilière doit
avoir des produits à proposer et des clients. Le volume d'affaires
dépend du nombre et de la qualité des points de vente.
BUDGET SOMMAIRE :
Poste Montant en 1000 francs
Immobilier local de 70 m²
pas de porte (amorti sur 10 ans) 60
loyer annuel 50
travaux d'aménagement (amorti sur 10 ans) 65
frais divers (PTT, EDF, diverses taxes...) 50
Salaire (charges comprises) 0
fils du gérant 350
secrétaire 170
Publicité 0
petites annonces 110
ISA 50
frais de représentation (invitation, RP...) 30
Frais de fonctionnement 0
Amortissement matériel informatique (amorti sur 5 ans) 20
Fourniture informatique et bureautique 15
Frais financiers 50
Total charges 1020
Commission sur les ventescorrespond à la vente de 40 appartements
de 350.000 francs chacun 1250
Bénéfice + 230
On peut espérer qu'un tiers des acquéreurs réaliseront
des travaux pour une moyenne de 120.000 F, soit un CA additionnel pour
City Habitat de 1,5 MF. Un versement de commission peut être envisagé
entre les deux sociétés.
Cas n° 8 : Télévision Haute Définition
TITRE : LOCAS, LA SOUS-TRAITANCE ACTIVE
ANALYSE
La plus grande confusion règne dans les normes de diffusion. On
observe deux types de normes : les normes légales et les normes
de faits. Les enjeux (économiques et sociologiques) sont tels en
matière de télévision que ces deux types de normes
se confondent. Il faut donc jouer sur deux tableaux : les pressions sur
les organismes chargés de définir une norme et la diffusion
massive d'appareil.
Les montants d'investissements pour le développement de composants
sont très lourds. Une erreur de choix dans l'attribution des budgets
peut être fatale pour la pérennité de l'entreprise
à deux titres :
· les sommes perdues en développements inutiles mettent
en péril l'équilibre de l'entreprise,
· ne pas avoir les composants d'une nouvelle norme entraîne
un manque à gagner important et une perte de part de marché.
Les d'intervenants (du tournage à la diffusion par une chaîne
de télévision) de la chaîne audiovisuelle sont nombreux
et la future norme doit être accepté par tous, chacun doit
y trouver un avantage particulier.
Le consommateur téléspectateur n'a pas un choix prédéterminé.
Il choisira ce qui se fait de plus sûr à un moment donné.
Les innovations technologiques ne le font pas réellement rêver
; il n'est pas prêt à dépenser plus pour des progrès
inutiles.
La rapidité de passage des anciennes technologies aux nouvelles
sera variable suivant le type de programme :
· les directs (événements sportifs, variétés,
talk-show, journaux télévisés...) passeront très
rapidement aux nouvelles technologies, un simple changement de matériel
suffit,
· les reportages dans la mesure où ils sont commandés
à des sociétés de production, les nouveaux seront
commandés aux nouvelles normes,
· les téléfilms : les délais de réalisation
des téléfilms sont plus courts qu'au cinéma. Tous
les nouveaux téléfilms de qualité seront à
la nouvelle norme. Il reste l'important stock de téléfilms
(les séries entre autres) qui ne sera certainement jamais à
la norme,
· les films de cinéma connaissent un sort différent.
Ils sont tournés en format CinémaScope. C'est lors du transcodage
en format broadcast (télévision) qu'il faut choisir une
norme. Ils seront rapidement transcodés aux nouvelles normes et
rien n'empêche de penser que les vieux films seront transcodés
à nouveau pour être compatible à une nouvelle norme.
Les chaînes de télévision seront rapidement à
la tête d'un stock de programme aux nouvelles normes qui permettra
de rendre attractif l'achat de téléviseurs.
Nous partons du principe que les normes suivront un schéma en
trois étapes différenciées dans le temps:
· pour le tournage : 16/9 1 million de pixels, puis numérique,
· pour le montage : directement la norme numérique,
· pour la réception : 16/9 625 lignes, puis 16/9 1150 lignes.
OBJECTIFS
Assurer la pérennité de l'entreprise en faisant les bons
choix technologiques.
Limiter la prise de risque en développant des solutions dans le
seul secteur de la télévision.
Fournir à tous les corps de métiers concernés par
l'audiovisuel, les matériels adaptés au moment où
ils en ont besoins. Ne jamais perdre un client parce qu'il ne trouve pas
chez Locas les composants adéquats.
Permettre aux plus grands nombres d'intervenants d'utiliser ces nouvelles
technologies pour que les diffuseurs disposent d'assez de programmes pour
que le marché du téléviseur devienne attractif pour
le particulier. Vulgariser la technologie en amont pour que le consommateur
accepte cette nouvelle norme. Créer autour de Locas une image de
forte technicité.
Assurer la communication sur les technologies en cours auprès du
grand public, sans laisser les fabricants de télévision
mener le débat seuls autour des techniques. Le consommateur final
doit savoir que le tube Locas de son téléviseur est compatible
avec la technologie en vogue. Comme pour l'ordinateur la demande doit
se faire sur les processeurs plus que sur l'habillage de la machine.
PLAN MARKETING
La stratégie de développement de Locas est une stratégie
de conquête par pénétration progressive des segments
du marché. L'innovation est le facteur clé de succès
dans une entreprise de haute technologie. La bonne compréhension
du rôle de ses clients dans la chaîne audiovisuelle est aussi
nécessaire.
Priorité de développement :
· capteur : pour permettre les prises de vue. Les producteurs auront
en "stock" des programmes 16/9, haute définition,
· table de montage : pour le travail des sociétés
de post production, les films haute définition ne seront pas dénaturés
lors du montage par la table numérique ; il faut laisser deux ans
à ces matériels (capteur et table) pour constituer un stock
suffisant de programme et que la norme 16/9 deviennent attractive par
le nombre de titres disponibles,
· tube dans un premier temps nous développerons le tube
4/3 compatible 16/9 625 lignes puis un an plus tard l'écran plat
16/9 1 million de pixels,
· enfin le secteur de l'imagerie médicale sera développé
pour servir d'assurance en cas d'erreur sur l'un des quatre projets ci-dessus.
Conforter les choix des consommateurs pour la technologie 16/9 puis numérique
par des campagnes de publicité informative.
Développer un partenariat avec les fabricants de téléviseurs
clients de Locas pour qu'ils fassent mention de la marque du tube à
l'extérieur de l'appareil. Une prime d'incitation financière
peut être réservée à cet effet.
Infiltrer les milieux politiques et entamer une campagne de lobbying en
faveur des normes choisies.
LES PRINCIPALES ACTIONS
Choix d'une agence de communication et de RP pour la mise au point d'un
programme de communication sur 4 ans avec un budget de 30 millions de
francs (honoraires compris).
Application des principes de lobbying dans les milieux adéquats
(cour européenne, institut de normalisation, ministère de
la communication, syndicats de journalistes...).
Organisation de colloque avec la présence des plus grands chercheurs
mondiaux et fabricants de télévisions. Quelques personnages
politiques seront invités. De longs commentaires et extraits des
ces colloques seront publiés sous toutes les formes possibles.
Favoriser les ententes entres les principaux fabricants de téléviseurs.
Leur norme collective pourrait être plus forte que la volonté
d'un État pour en imposer une nouvelle.
BUDGET SOMMAIRE
Poste Montant en 1000 francs
1995
Recherche et développement (capteur et table) 280
Lobbying 1000
RP prescripteur 500
Colloque 1500
1996
Recherche et développement (imagerie médicale et tube compatible)
300
Publicité grand public et RP 6000
Prime de partenariat (environ 10 francs par téléviseurs)
plus de 2000
Lobbying 300
Colloque 1400
1997
Recherche et développement (imagerie médicale et tube 16/9
1150 lignes) 320
Publicité grand public et RP 9000
Prime de partenariat (environ 10 francs par téléviseurs)
plus de 2000
Lobbying 200
Colloque 1000
1998
Recherche et développement (tube 16/9 entièrement numérique
et imagerie médicale) 340
Publicité grand public et RP 13000
Prime de partenariat (environ 10 francs par téléviseurs)
plus de 2000
Lobbying 100
Colloque 500
Cas n° 9 : Les colles Habilcol
TITRE : LA DIVERSIFICATION PAR LA MARQUE HABILCOL.
date : 30 juin 1994
ANALYSE
Nous commercialisons, avec succès, des produits de classement pour
entreprises sous la marque Habilclass. La colle de papeterie, pour partie,
se situe dans le marché des fournitures de bureaux, comme le classement.
L'autre partie, le marché de la colle pour particuliers est éloigné
de nos habitudes commerciales. Nos actions s'orienteront en priorité
vers le marché des entreprises, que nous connaissons mieux, pendant
la première année. La deuxième année marquera
l'arrivée en GMS, le système de référencement
sera entamé dès la première année.
Le marché des colles de papeterie est en croissance. Il est segmenté
par rapport au conditionnement : colle en tube, colle en stylo, colle
en bâton, colle en pot. Aucune marque n'est leader sur plus d'un
segment. La marque Habilcol veillera bien à présenter une
gamme complète couvrant tous les segments pour devenir une vraie
alternative aux leaders.
L'achat de colle fait appel à plusieurs comportements :
· présence dans le catalogue pour les entreprises qui cherche
rarement une marque précise,
· prescription des enseignants pour les élèves,
· prix pour les particuliers.
Habilclass propose des solutions de classement aux entreprises par deux
circuits de distribution distincts : en direct et au travers des fournituristes,
cette situation est historique et peut s'expliquer par le conseil ajouté
au classement. Pour le lancement d'Habilcol, il faudra choisir un seul
des deux canaux.
La structure de distribution en GMS est concentrée entre les mains
de quelques centrales d'achat, les bons rapports avec ces interlocuteurs
sont primordiaux, idem pour les fournituristes de bureaux.
Première conclusion de l'analyse : les conditions d'introduction,
quant au marché et quant aux possibilités internes, sont
réunies.
Deuxième conclusion : les facteurs clés de succès
sont d'une part une gamme large, d'autre part un ordre de lancement qui
respecte notre niveau de connaissance : entreprise puis particulier ;
finalement le bon choix des circuits et des enseignes de distribution.
OBJECTIFS
Développer le portefeuille d'activités de l'entreprise à
long terme
Obtenir en 5 ans une part de marché d'au moins 5% du marché
total en concentrant les efforts sur les segments en croissance comme
le bâton et le stylo.
Devenir un intervenant de qualité dans le monde de la papeterie
française.
Développer une gamme de produit de classement pour le particulier
vendue en GMS et papeterie.
Créer avec nos clients actuels un lien qui puisse être exploité
sur d'autre marché de la fourniture de bureau.
Développer autour du marché des particuliers un nouveau
savoir-faire susceptible de supporter une augmentation de gamme dans le
domaine de la papeterie (écriture, papier, fournitures diverses)
PLAN MARKETING
A partir de l'entreprise, développer plusieurs marques :
· Habilclass produits de classement pour entreprises
· Habilcol, colles de papeterie pour les entreprises et les particuliers
· Habilrange, produit de classement et de rangement des particuliers
· Habilutile, produits utilitaires pour la maison.
Sur le marché de la colle Habilcol doit devenir une marque généraliste
s'attaquant à tous les segments, adoptant vis à vis de la
distribution le positionnement d'une petite entreprise capable d'offrir
une alternative à toutes les autres marques leader sur un segment,
directement concurrent de Tesa avec le côté affectif face
au géant BDF.
Nous suggérons de vendre uniquement par les fournituristes et de
ne pas essayer de court-circuiter par des ventes directes, de plus nous
bénéficions d'un point de négociation important pour
obtenir le référencement d'Habilcol avec la possibilité
de fabriquer des articles de classement à la marque des fournituristes.
L'autre point de négociation à terme, peut être de
ne rien vendre en direct aux entreprises (de la branche n°4 voir paragraphe
1.2. de l'énoncé).
La part de marché sera prise sur chacunes des marques sur leur
segment et sur Tesa en général.
La politique de prix sera fixée sur les exigences de la distribution,
en maximisant le taux de marque, un prix de vente à la distribution
au niveau des premiers prix, et un prix de vente consommateur 10 à
20% plus élevé que les premiers prix.
Insister pour que le fabricant italien développe de nouveaux conditionnements
en nous réservant l'importation en France si notre volume d'affaires
et suffisant.
Segmenter le marché des entreprises en forte, moyenne et faible
consommateur de colles.
LES PRINCIPALES ACTIONS
Participation au salon du SIPPA,
Inscription au syndicat des fabricants de colle.
Adaptation des outils de classement standard pour le particulier (pochette,
dossier, carton, plastique...)
Entreprendre une étude qualitative pour connaître les besoins
de classement des particuliers, résultats présenté
en octobre 1994.
Recherche de noms pour les produits de classement et de rangement de la
maison.
La force de vente sera recrutée en interne parmi la force de vente
actuelle en privilégiant le côté dynamique de vendeur,
et l'âge. Nous laisserons les techniciens du classement au classement.
Elle sera composée de 7 vendeurs et d'un chef des ventes qui sera
lui recruté en externe pour son expérience de négociation
grande distribution.
Recherche de système de classement pour les particuliers : constitution
d'une équipe autour de ce projet une proposition devra être
faite pour le 1 mars 1995.
Recherche pour la production de divers objets susceptibles d'entrer dans
le rayon papeterie des GMS (cartable plastique, porte document carton,
diverses boîtes de rangement...) avec l'appareil industriel existant.
BUDGET SOMMAIRE
Poste Montant en 1000 francs
Étude d'usage et attitude du classement des particuliers 150
Frais de recherche d'un système de classement pour particulier
100
Adaptation des outils de classement pour la vente en GMS et librairie
50
Recherche de noms pour les nouvelles gammes 50
Participation au SIPPA 300
Lancement de la gamme colle en entreprise 150
Lancement de la gamme colle en GMS 250
Lancement des autres gammes en GMS 200
Communication sur la marque Habilcol 1000
Cas n° 10 : La climatisation
TITRE : LANCEMENT DE LA CLIMATISATION PLATE, SANS EAU
Ce cas n'est pas complètement corrigé, quelques éléments
de réponses vous sont proposés ci-dessous, d'après
l'analyse du marché et des différents acteurs.
Stratégiquement l'introduction d'un tel appareil sur le marché
peut se faire de plusieurs manières. Un choix réaliste tiendra
compte de plusieurs éléments : les documents financiers
de l'entreprise, l'intérêt des utilisateurs, l'intérêt
des installateurs, l'intérêt des prescripteurs.
Il est possible d'attaquer le marché dans l'ordre suivant : prescripteur,
distributeur, utilisateur, installateur. Cette dernière cible devant
être particulièrement traitée du fait de la baisse
de chiffre d'affaires prévue sur l'installation elle-même.
Il faut que l'installateur tire le même profit de l'installation
d'un appareil classique que d'un Hydraplat.
Les erreurs à ne pas commettre.
Choisir une cible marketing unique. Dans la chaîne du bâtiment
chaque corps de métier est dépendant d'un autre. Pour introduire
ce nouveau climatiseur, il faut séduire au minimum deux des cibles
suivantes : l'utilisateur, l'ingénieur conseil, l'installateur,
le maître d'oeuvre, l'architecte.
Oublier d'obtenir un agrément des intenses de contrôle. Le
bâtiment est un secteur très contrôlé pour l'utilisation
de nouveaux produits. Le CSTB veille à réglementer, par
des commissions d'agrémentation, les conditions de mise en oeuvre.
L'utilisation d'un produit non visé entraîne l'annulation
de la garantie décennale par l'assureur.
Positionner ce nouveau climatiseur plat comme un climatiseur conventionnel.
Et ne pas tirer profit des 32 cm d'épaisseur ou de l'absence de
condensation et de raccordement d'eau. Ces avantages le rendent irremplaçable,
le marché doit être choisi en fonction de son étendue
et de son potentiel.
Ne pas segmenter le marché et penser que l'appareil Hydraplat peut
convenir à tous les types de bâtiments, neuf, vieux, rénovés,
bureau, hôtel, commerce... Le marché de l'immobilier doit
être appréhendé de manière plus précise
et plus fine qu'il ne l'est au paragraphe 1.2.
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